CONCLUSIONS
Nous avons insisté dans le premier chapitre de ce travail sur la multiplicité et la grande variation des conditions possibles dans l’industrie pour la production d'accidents par l’oxyde de carbone. Nous trouvons ce gaz dans presque toutes les branches industrielles. C’est donc vers l’oxyde de carbone qui «coule à flots» dans l’industrie, selon l’expression de notre maître, le professeur Nicloux, que doit porter avant tout l'attention des industriels et des médecins.
L'étude faite, dans le second chapitre des accidents par les vapeurs nitreuses nous paraît d’autant plus intéressante que dans l’industrie en France, on commence seulement à y attacher quelque importance. Pourtant, nous sommes persuadés qu’une bonne partie des «gazés » dans l’industrie et particulièrement dans les mines, sont des victimes de vapeurs nitreuses. Bien renseignés, médecins et industriels constateront que ce genre d'accidents est loin d’être rare. Nos observations sont typiques dans leur étiologie et dans leur symptomatologie. Nos considérations sur les effets toxiques de l’action des gaz nitreux sur l’organisme constituent une base pour des investigations ultérieures, hautement désirables.
Dans le troisième chapitre nous étudions l'hydrogène arsénié. Nous rappelons quelques cas d'intoxication par ce gaz, antérieurement publiés. Nous insistons sur une observation récente ; l'expertise minutieuse faite à son égard nous montre que les accidents pathologiques peuvent avoir dans l’industrie des causes très différentes et difficiles à élucider ; il importe donc de les étudier dans chaque cas.
La prophylaxie doit réunir les efforts des médecins et des industriels. Tout le personnel d’une entreprise doit avoir connaissance de ses dangers possibles ; un enseignement méthodique doit être organisé dans ce but. Des appareils
prophylactiques doivent être choisis selon les besoins ; leur application doit être rigoureusement exigée pour toute manœuvre présentant quelque danger.
Dans le traitement des intoxications par les gaz nocifs dans l’industrie, c’est encore au personnel industriel luimême qu'incombe le rôle principal. Respiration artificielle et inhalation d'oxygène sont à appliquer aussitôt après un accident dû à l’oxyde de carbone. Nous avons indiqué les méthodes et appareils qui permettent d'obtenir les meilleurs résultats. Dans l’intoxication par les vapeur snitreuses et l'hydrogène arsénié, l'apparition des symptômes graves doit être prévenue par une intervention précoce.
Vu Vu le Président de thèse : le Doyen :
CHAVIGNY WEIss
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur d’Académie, Directeur Général de l’Instruction Publi-
que et des Beaux-Arts: