‹ Les Actes des ApôtresChapitre 138 sur 358 · VALEUR HISTORIQUE DES ACTES DES APOTRES. CCLXI · texte numérisé non relu

VALEUR HISTORIQUE DES ACTES DES APOTRES. CCLXI

lant à des Juifs hellénisés, ait employé cet argument, que lui fournissaient les Septante, mais Pierre devait citer une traduction araméenne. Les discours précités contiennent encore d’autres points de rencontre. Cf. mr, 19, 20 — χιπι, 24; 11525 — x, 26; nr, 25 — xunt, 32; τὴ, 38 — χε, 38; 1x, 22, 24 — x, 394.

XII. 27. Et les habitants de Jérusalem et| III. 17. Et maintenant, frères, je sais leurs chefs, l'ayant méconnu, ont accompli, | que vous avez agi par ignorance, aussi en le jugeant, les paroles des prophètes | bien que vos chefs, 18, mais c’est ainsi que qui se lisent chaque jour de sabbat, Dieu a accompli ce qu'il avait annoncé:

d'avance par la bouche de tous les prophè-

tes que son Christ devait souffrir.

28. Et bien qu’ils ne trouvassent en lui| 18. Jésus, que vous avez livré et renié aucune cause de mort, ils demandèrent à | devant Pilate, quand celui-ci jugeait qu'il Pilate de le faire mourir. devait être relàché.

On pourra encore comparer le discours de Pierre à Cornélius, x, 34-43 et celui de Paul, xur, 16-41, et l’on y remarquera de nombreuses coïncidences. Afin. d'établir l'authenticité des discours de Pierre on a avancé que le texte grec, que: nous avons, laisse paraître des traces de traduction (hypothèse de Torrey), mais: les preuves qu'on en a données sont insuffisantes.

Enfin, on relève diverses paroles de ces discours qui n’ont pu être prononcées

par les orateurs auxquels on les attribue, Le discours de Pierre à ses frères pour l'élection d'un apôtre à la place de Judas, τ, 16-22, n’a pas ἀὰ être prononcé tel que nous l'avons; il contient des termes qui ne conviennent pas à la situation du moment. Pierre parle à ses frères de leur ministère, διακονία, de leur épiscopat, ἐπισχοπή, expressions qui rappellent l'organisation primitive des églises. Mais, ainsi que nous l’expliquerons dans le commentaire, ces termes peuvent avoir été employés dans leur sens général, et non dans le sens administratif qu'ils ont reçu plus tard. Mais Pierre, parlant en araméen à des Juifs, n’a certainement pasdit : Ce qui aussi a été connu de tous les habitants de Jérusalem, tellement que ce champ-là ἃ été appelé, en leur propre langue, ᾿Αχελδαμάχ, c’est-à-dire lechamp du sang. Disons de suite qu’on peut supposer qu'on a ici une explication: intercalée dans le discours de Pierre. De plus, a-t-on ajouté, on retrouve dans: les discours mis dans la bouche de Paul, des arguments qui sont ou étrangers à ses épiîtres, xvir, 28, ou contraires à son enseignement, Acé. xvir, 29 et Rom. τὶ 18-32.

2° Réponses Aux oBJEcrions. — Reconnaissons d'abord que la première de ces objections est insoluble, si l'on ne tient aucun compte de l’action du Saint- Esprit sur les orateurs. Il peut paraître étrange, en effet, qu’un illettré, un pêcheur de Galilée, ait pu de prime saut démontrer par les preuves scripturaires les mieux appropriées, la venue du royaume messianique, dont Jésus de Nazareth, mis à mort et ressuscité, était le chef, annoncé par les prophètes. En fait, c’est l’'Esprit-Saint, qui parle par la bouche de l’apôtre Pierre.

Nous ne pourrions répondre à la plupart des objections proposées que si nous soutenions que les discours des Actes ont été reproduits littéralement, c’est-àdire absolument tels qu’ils ont été prononcés; ce que nous ne prétendons pas. Le fait, reconnu de tous, que nous avons ici des résumés, serait déjà une preuve

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