‹ Les Actes des ApôtresChapitre 228 sur 358 · PR ὙΦ A · texte numérisé non relu

PR ὙΦ A

RH res

εἰρήνην, οἰχοδομουμιένη χαὶ πορευομένη τῷ φόῤῳ τοῦ Kupiou, καὶ τῇ παραχλήσει τοῦ ἁγίου Πνεύματος ἐπληθύνετο. 52. ἐγένετο δὲ Πέτρον ὃ διερχόμενον διὰ πάντων χατελθεῖν

nat πρὸς τοὺς ἁγίους τοὺς χατοιχοῦντας Δύδδα. 33. εὗρεν δὲ ἐχεῖ ἄνθρωπόν τινα ὀγόματι Αἰνέαν ἐξ ἐτῶν ὀχτὼ χαταχείμενον ἐπὶ χραῤδάττου, ὃς ἦν παραλελυμένος.

raconter la conversion de Saul : celui-ci ayant donc cessé de persécuter les chrétiens, l'Église est en paix et peut se développer intérieurement et extérieurement. Il est possible d'étendre cette conclusion et de voir dans οὖν un raccord avec l’ensemble du récit sur la persécution qu’a eu à subir l’Église à la suite de la mort d’Étienne et dans μέν une préparation à ce qui va suivre. Cf. Renpaur, The Acts of the Apostles, p.160. Ἢ ἐχχλησία, leçon soutenue par ABC Vilg. Pesch. Sah. Boh. Arm. Eth. plutôt que αἱ ἐχχλησίαι, leçon de EHLP Gig. Par.?, comme xv, 41; I Cor. xvi, 1; Gal, τ, 22, etc., au singulier indique que les communautés chrétiennes établies en Judée, en Galilée et en Samarie formaient une seule communauté, ἐχχλησία, qui avait son centre à Jérusalem et dont les apôtres étaient les chefs. C'est d'ordinaire le sens de ἐχχλησία dans Paul : communauté, Eglise, formée de l’ensemble des fidèles, dont Jésus-Christ

___ est la tête et les fidèles, le corps. — 240” ὅλης, à travers toute la Judée, v, 16; vi, 1,

et la Galilée (omise par quelques autorités) et la Samarie, vin, 5. Les Actes n’ont pas encore parlé de la prédication de l'Évangile en Galilée; ils n’en parlent pas davantage dans la suite du récit — mais nous devons penser que les nombreux Galiléens, disciples de Jésus, étaient tous devenus membres de l” Église, — ainsi qu'ilressort du récit de la Pentecôte, τι, 7. Blass soutient que Γαλιλαίας est une interpolation, sous prétexte que Ἰουδαία, en opposition avec Σαμαρία, comprenait aussi la Galilée. Faisons observer que la Judée, la Galilée et la Samarie sont Les trois parties de la Palestine. — οἰχοδομουτς μένη, part. présent passif de oixodouéw, bâtir; au figuré, élever; au sens spirituel, s’accroître intérieurement dans la foi et la piété par l'instruction spirituelle, 1 Cor. xiv, 4. Il ne s’agit pas ici d’une organisation extérieure. L'Église peut être, en effet, considérée comme un édifice qui était bâti, accru par le nombre de ses membres, mais il - faut surtout entendre oëxodououuévn au sens spirituel, comme 1] l’est dans Paul « Aedificari de incremento interno, spirituali dici solet, xx, 42 et saepius apud Paulum ; cf. Rom. x1v, 19; xv, 2; 1 Cor. vin, 1; x, 28, etc., et petitur metaphora ex eo quia fideles sunt « Dei ἰῇ ἐπ: »1 Cor. πι, 19, did Spritoale I Pr. τι, 25, templum Dei, 1 Cor. m1, 16, Κναβενβαῦξε. Alii incrementum Ecclesiae numero fidelium exprimi censent verbo οἰχκοδομουμένη, sed quia verbum hoc a Paulo constanter de incremento pietatis, sanctitatis, virtutis adhibetur, non videtur ab hac notione recedendum, dein ἐπληθύνετο multiplicabatur voce ipsa hoc incrementum externum designatur, Kwa- BENBAUER.

χαὶ πορευομένη τῷ φόδῳ τοῦ Ἰζυρίου : toute la vie des fidèles était ordonnée par la crainte du Seigneur qui était leur norme, leur direction; l'Église marchait dans une humble obéissance à la volonté de Dieu, On ἃ traduit : marchant dans la crainte du Seigneur et dans l’exhortation du Saint-Esprit, elle s’accroissait. Mais τῇ παραχλήσει τοῦ ἁγίου Πνεύματος n’est pas à joindre à πορευομένη mais à ἐπληθύνετο, dont il marque la cause. πορεύεσθαι, hébreu halad, instituere vitam, vivere. τῷ φόδῳ, datif de manière, après un verbe signifiant aller : sans ἐν, comme χιν, 16; χχι, 21; Rom. x1r1, 18.

ἐπληθύνετο, cf. vi, 7; vit, 19; ΧΙ, 24 : πο 138 était αὐ πὶ πος dns le nombre de ses fidèles. Imparfait passif de nb rendre nombreux, multiplier ; au sens intransitif, augmenter en nombre. Crescit Ecclesia gratia Spiritus sancti id est docente et admonente, confortante Spiritu Sancto; augmentum itaque adscribitur operationi Spiritus, τῇ παρακλήσει alloquio, adhortatione qui Spiritus interne admonet et illustrat, dum ali externe doctrinam evangelii annuntiant, KwagenBauer. La Vulgate ἃ traduit : reple-

ACTES DES APOTRES, 1x, 31-33.

s’édifiant et marchant dans la crainte du Seigneur, et par la consolation (l’exhortation, l'appel) du Saint-Esprit, s’accroissait. 32. Or, il arrivat que Pierre, parcourant tous [ces lieux], vint aussi chez les saints qui habitaient Lydda. 33. Il y trouva un homme du nom d’Ainéas, couché sur un grabat

batur consolatione Sancti Spiritus; πληθύνω n’a pas le sens de replere mais celui de crescere. Les expressions πορεύεσθαι et πληθύνεσθαι se retrouvent dans les épîtres de

Pierre : πορεύεσθαι, 1 Pr. 1v, 8; II Pr. ΤᾺ 1, 3; πληθύνεσθαι dans la formule de 58Π|: :

tation des deux épîtres ; φόδος Ἰζυρίου, I Fe ὙΠ ΚΤ APS UN 62

παραχλήσει, datif de παράχλησις, A ARRETE appel, exhortation, consolation; il est possible qu'il ait ici le sens de appel; τοῦ ἁγίου Πνεύματος : « L'augmentation de la communauté n’était pas due à l’activité humaine, mais à l’encouragement du

Saint-Esprit qui donnait aux prédicateurs de l'Évangile force et succès », B. Weiss.

Le Saint-Esprit inspirait les prédicoteurs et touchait les cœurs des auditeurs.

ÿ 32) La paix régnant à Jérusalem dans l’Église chrétienne, Pierre visita les

communautés qui avaient été fondées aux alentours. Il venait se rendre compte de

l’état spirituel des fidèles, les encourager, les fortifier dans la foi, conférer l'Esprit Saint à ceux qui ne l'avaient pas encore reçu et convertir définitivement ceux qui étaient encore hésitants.

διερχόμενον διὰ πάντων, passant à travers tous [ces lieux, sous-ent. τόπων]; διά est inutile

pour le sens. Par. et Wernig, paraphrasent : per omnes civitates et regiones,; Pesch. a διὰ πόλεων, qui est peut-être la leçon originale, Preuscuex. Plusieurs exégètes, Wendt, Hackett, Belser, au lieu de τόπων, sous-entendent ἀγίων, passant au milieu de tous les saints, c’est-à-dire visitant tous 165 saints : καὶ πρὸς τοὺς ἁγίους, qui suit, semble justifier cette explication : Paul visitait tous les saints et aussi les saints qui habitaient à Lydda. Mais cette expression, διερχόμενον διὰ πάντων [ἁγίων], est inusitée dans ce sens ; elle ἃ plutôt un sens local; Cf. cependant Rom. xv, 28. διέρχομαι indique un voyage de mission, cf. πὶ, 40.

Λύδδα, hébr. Lôd, aram. Ludd, est située dans la vallée du Saron, à 18 k. sud-est de Joppé, à 15 kil. de la Méditerranée, à l'intersection des deux routes de Joppé à Jérusalem et de l'Égypte à la Syrie; de là son importance. Josèphe, Ant. juives, XX, 6, 2, la qualifie de χώμη πόλεως τοῦ μεγέθους οὐχ ἀποδέουσα; elle était le siège d’une des onze toparchies juives, Josèpue, Guerre Juive, III, 3, 5. Après la ruine de Jérusalem par les Romains, elle fut le refuge de nombreux docteurs juifs qui y établirent une importante école. Rebâtie par les Romains, elle reçut le nom de Diospolis. C’est actuellement une charmante petite ville, qui a repris son ancien nom, Ludd.

Lydda, étant sur la route d’Azot à Césarée, il est possible que la communauté chrétienne y ait été fondée par Philippe, lors de son retour d'Azot à Césarée, vin, 40. Mais comme Lydda n’est éloignée de Jérusalem que d’une journée de marche, on peut supposer que la communauté chrétienne doit sa formation aux apôtres, et c’est peutêtre la raison pour laquelle Pierre est allé la visiter. Kaféxep τις στρατηγὸς περιήει τὰς τάξεις, ἐπισχοπῶν ποῖον εἴη συγχεχροτημένον μέρος, ποῖον ἐν κόσμῳ, ποῖον τῆς αὐτοῦ δέοιτο παρουσίας, Ὅρα πανταχοῦ αὐτὸν περιτρέχοντα, χαὶ πρῶτον εὐρισχόμενον, CHRYSOSTOME, in Actus, Hom. ΧΧΙ, 2. |

Ÿ 33) εὗρεν aor. 2 de εὑρίσχω, trouver sans une recherche préalable, rencontrer par hasard. Pierre trouva à Lydda un homme nommé Aeneas. Cette forme, Aivéas, employée aux temps historiques, au lieu de Αἰνείας, le nom du héros troyen, se trouve dans Thucydide, Xénophon, et même auparavant dans le dialecte dorien et dans la poésie. 4 }

ie

8. nat εἶπεν αὐτῷ ὃ Πέτρος" Αἰνέα, ἰᾶταί σε ᾿Ιησοῦς ὃ Χριστός" ἀνάστηθι χαὶ στρῶσον

LE

σεαυτῷ. χαὶ εὐθέως ἀνέστη. 80. nat εἶδαν αὐτὸν πάντες οἱ χατοιχοῦντες Λύδδα nat τὸν Σαρῶνα, οἵτινες ἐπέστρεψαν ἐπὶ τὸν ἰΚύριον. :

2 ? EX S ΄ Z 36. ᾿Εν ᾿Ιόππῃ δέ τις ἦν μαθήτρια ὀνόματι Ταόιθά, ἣ dieppnvevouévn λέγεται Δορχάς. αὕτη ἦν πλήρης ἔργων ἀγαθῶν nat ἐλεημοσυνῶν ὧν ἐποίει. 37. ἐγένετο δὲ

- 7 2 Ζ 2 AMP MD " ἐν ταῖς ἡμέραις ἐχείναις ἀσθενήσασαν αὐτὴν ἀποθανεῖν᾽ λούσαντες δὲ ἔθηχαν αὐτὴν

Aeneas, ainsi que l'indique son nom grec, était un juif helléniste et devait être chrétien, quoiqu'il ne soit pas appelé μαθητής, comme le sera Tabitha, ÿ 36. Le soin qu'a Luc de dire que Pierre visitait les saints prouve, ainsi que les paroles qu'il adresse à Aeneas, que celui-ci connaïssait Jésus. — ἐξ ἐτῶν ὀχτώ; en sa qualité de médecin et suivant son habitude, mr, 2; 1v, 22; Le. x, 11, Luc a soin de noter depuis combien de temps Aeneas était paralysé. Cette durée de la maladie fait ressortir la soudaineté de la guérison. χαταχείμενον, au participe présent, indique la continuité d’un acte, commencé dans le passé. ἐπὶ χραδάττου, mot macédonien, lectus

. humilis.

ÿ 34) Pierre déclare à Aeneas que Jésus le Messie le guérit. L'idée que c’est Jésus lui-même qui guérit par l'intermédiaire de Pierre est ici directement exprimée et prouve la croyance de celui-ci à la divinité de Jésus. ἴᾶται, au présent indicatif indique que la guérison est effectuée aussitôt. ἰᾶταί σε Ἰησοῦς ὃ Χριστός n’est pas un vœu, mais une déclaration positive. ἰᾶσθάι est un terme médical, familier à Luc. ἰᾶταί σε Ἰησοῦς :

la paronomase, le Sauveur (Jésus) t’a sauvé, probable en araméen, n'existe plus

en grec. L’articlè devant Χριστός, leçon de ABSEHLP, prouve que Pierre insiste ici sur

. la qualité de Messie, qu'était Jésus.

Pierre ordonne à Aeneas, qui est guéri, de se lever et de dresser lui-même son lit, ᾿χλίνην ou χράδαττον. Ce terme est sous-entendu, comme chez les classiques; στρώννυμι peut signifier : tendre un Lit. στρῶσον σεαυτῷ : impératif aoriste de στρώννυμι, étendre à terre, tendre [un lit]; σεαυτῷ, étends pour toi-même, dresse-toi ton lit. L’actif avec un pronom réfléchi au lieu du moyen, forme fréquente dans le N. T. et aussi chez les classiques. L'impératif aoriste indique une action à faire immédiatement. Pierre ordonne à Aeneas de faire lui-même ce que les autres faisaient pour lui auparavant; cet acte prouvera sa

guérison. καὶ εὐθέως ἀνέστη : l’aoriste indique que la guérison eut lieu sur-le-champ.

Υ 35) καὶ εἶδαν αὐτὸν πάντες : tous ceux qui avaient connu Aeneas paralytique le virent guéri : πάντες doit être entendu dans un sens limité comme en d’autres passages des Actes, πι, 9, etc. Ces πάντες sont 165 οἵτινες qui Se convertirent au Seigneur. Le miracle

- fut connu de tous ceux qui habitaient Lydda et le Saron. — τὸν Σαρῶνα : l’article marque que Saron n'était pas une ville, comme l’ont cru quelques-uns, mais une région. C’est la plaine côtière, qui s'étend de Joppé au Carmel; elle était connue, aux temps bibliques, par sa beauté, sa fertilité et sa population nombreuse, Cant. 1, 1; Isaïe, xxxv, 2. Elle est encore très fertile aujourd’hui, πάντες... οἵτινες, quippe qui : tous ceux de Lydda et du Saron, lesquels virent le miracle, ἐπέστρεψαν, se tournèrent vers, ἐπὶ τὸν Ἰζύριον, le Seigneur, se convertirent au Seigneur, c'est-à-dire à Jésus Messie. Ces convertis sont en effet des Juifs; ils n'avaient pas à se convertir à Dieu, comme les païens, χιν, 45; xv, 19: xxvi, 20. Le Seigneur ici c'est donc bien Jésus. Cette expression prouve la divinité de Jésus qui recoit le titre de Seigneur, titre réservé à Dieu, et c’est à lui qu'on se convertit comme on se convertit à Dieu, χιν, 15, etc.

πον at AA HE ie A OR GRR À ANNE ΚῸΝ Le ΛΩΝ #, Ἷ

Page 1