CHAPITRE ΧΧΠΙ
XXII, 1. ᾿Ατενίσας δὲ ὁ Παῦλος τῷ “συνεδρίῳ εἶπεν᾽ "Avdpec ἀδελφοί, ἐγὼ πάσῃ
ÿ 29) οἱ μέλλοντες, c’est-à-dire les soldats qui, commandés par le centurion, ἀθνϑίθηΐ soumettre Paul à la torture. ἐφοδήθη; le Chiliarque s’en rapporta à la parole de Paul, et eut peur, car il avait violé la loi Porcia qui défendait d’enchaîner un citoyen romain. Cependant, étant donné les circonstances, il n’ordonna pas de déchaîner immédiatement l’Apôtre. I1 est probable, ainsi que le disent le min. 614 Harkl. mg. Sah., καὶ παραχρῆμα ἔλυσεν αὐτόν, et Gassiodore : quo dicto perterritus solvit et imminentia tor-
. menta suspendit, il est probable que le Chiliarque ordonna d'enlever les courroies, mais qu'il maintint Paul dans la custodia militaris, parce que celui-ci avait encore à établir sa non-culpabilité. IL resta donc attaché à deux soldats, et par suite prisonnier. . δέσμιος, ainsi qu'il ressort de xxn, 30; ΧΧΠῚ, 18; xxIV, 27: xxvi, 29; xxvit, 42. Sa capti- vité fut adoucie, mais il ne fut pas relâché. ὅτι αὐτὸν ἦν δεδεχώς ; construction ordinaire chez Luc, 1, 10. Blass se demande si τῇ δὲ τ ἐπαύριον, Ÿ 30, ne serait pas une mauvaise copie, et s’il ne faudrait pas lire τῇ δὲ ἐσπέρᾳ βουλόμενος... ἔλυσεν, ce qui résoudrait toute difficulté et répondrait au texte B. — καὶ ὅτι dépend de ἐφοδήθη; καί était superflu. Lysias était justiciable de la Lex Julia, de vi. En fait, il est difficile de comprendre comment les choses se sont passées : il semble que Paul a été d’abord enchaîné, xxr, 33, puis qu'il a été lié avec des courroies pour la. torture, xxn1, 24, que le Chiliarque a ordonné de le délier, ÿ 29, puis que le lendemain il fut déchaîné ÿ 30, et ensuite enchaîné de nouveau, ΧΧΠΙ, 18; xx1v, 27, et qu’il le resta Ἰυθαυ à son fugément par César; cf. xxvi, 29.
Ÿ 30) τὸ ἀσφαλές, certain, et non diligentius, VIg.; expliqué par τό τί κατηγορεῖται. La proposition interrogative est souvent précédée dans Luc, 1, 42; 1x, 66, etc.; Act. rv, 21 et dans Paul 1 Thess, 1v, 1; Rom. vin, 26 de l’article neutre. Cet usage est date l’article fait de la proposition un substantif composé exprimant une seule idée, Vireau, I, p. 67. La proposition est épexégétique de τὸ ἀσφαλές. — ὑπὸ τῶν Ἰουδαίων par leurs clameurs et leurs attaques, les Juifs n'avaient pas encore formulé d'accusation précise. — παρὰ τῶν Ἰουδαίων, leçon de H LP, de la part des Juifs, exprime mieux cette nuance de la proposition que ὑπὸ τῶν ᾿Ιουδαίων, leçon de N ABC E. Il est possible que παρά dépende de γνῶναι τὸ ἀσφαλές. — ἔλυσεν αὐτόν (ἀπὸ τῶν δεσμῶν, glose explicative de H ΤΡ 614.) Pour
le présenter devant le Sanhédrin, le Chiliarque fit relâcher Paul de la Custodia militaris, χαὶ καταγαγών, il le fit descendre de la tour Antonia pour le conduire au lieu où était assemblé le Sanhédrin. Ce ne devait pas être dans un local de l'enceinte sacrée car Lysias n'aurait pu assister à l'assemblée, mais probablement dans une salle sur le mont Sion, près du pont sur le Tyropéon. On n'est pas d'accord sur 16 lieu où à cette époque se tenaient les séances du Sanhédrin. Était-ce dans l'enceinte du temple ou en dehors? Cf. Excursus : le Sanhédrin. Spitta, Clémen, Jungst, Hilgenfeld soutiennent
même né [Romain]. 29. Aussitôt donc ceux qui allaient lui donner la
question se retirèrent d’auprès de lui; et le Chiliarque, apprenant qu'il
était Romain, eut peur aussi parce qu'il l'avait fait enchainer.
30. Et le lendemain, voulant savoir exactement de quoi il était accusé par les Juifs, il le fit déchainer et il ordonna aux grands prêtres et à tout
le Sanhédrin de se réunir; puis ayant fait descendre Paul, il le plaça au milieu d’eux.