‹ Les Actes des ApôtresChapitre 20 sur 92 · LJ · texte numérisé non relu

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ANANIE ET SAPHIRE. 4i

Grakd'mère. Un grabat est un lit de pauvre. On portait donc ainsi les malades sur les places publiques, pour que saint Pierre venant à passer^ son ombre pût les guérir.

On accourait même des villes voisines de Jérusalem^, apportant des infirmes et des possédés; et tous étaient guéris.

Louis. Comment? l'ombre seule de saint Pierre guérissait tous les malades ? Mais, Grand'mère, on ne dit pas même cela de Notre-Seigneur dans TÉvangile !

Grand'mère. Non^ mais Notre-Seigneur l'avait prédit expressément en disant à ses disciples : « Ceux qui croiront en moi, feront les miracles que je fais et de plus grands encore. »

LES APOTRES Ei\ PRISON, DÉLIVRÉS PAR UN ANGE.

Grakd'mêre. Anne, le Prince des prêtres^ et ceux qui étaient avec lui^ furent remplis de colère en apprenant ces nouvelles. Et faisant saisir les Apôtres, ils les firent jeter en prison.

Mais un Ange du Seigneur apparut la nuit dans la prison, brisa et fit tomber leurs chaînes....

Yalektine. Comment a-t-il pu les briser sans faire de bruit, pour ne pas éveiller les gardiens ?

Grand'mère. L'Ange a fait tomber les chaînes par le simple effet de la toute-puissance de Dieu. Il était envoyé par Notre

Seigneur pour délivrer les Apôtres. Il voulut qu'ils fussent libres^ ils l'ont été; il a voulu que les gardes dormissent d'un profond sommeil, et ils ont si bien dormi qu'ils n'ont rien entendu.

L'Ange, ayant donc brisé les chaînes des Apôtres^ marcha droit devant eux ; les grilles et les portes s'ouvrirent d'ellesmêmes et les Apôtres se trouvèrent libres dans la rue. L'Ange leur dit :

« AUez^ montez au Temple, annoncez au peuple les paroles de vie. »

Jeanne. Quelles paroles? Comment des paroles peuventelles faire vivre ?

Grand'mère. Les paroles ne peuvent pas donner la vie au corps^ mais elles font vivre l'âme, c'est-à-dire qu'elles nourrissent l'âme de vérités saintes et de bons sentiments qui la mènent à la vie éternelle.

Les Apôtres, écoutant les paroles de l'Ange, entrèrent de grand matin dans le Temple, et ils y enseignaient.

Marie-Thérèse. Gomment? ils enseignaient dans le Temple? Mais c'était très-dangereux pour eux !

Grand'mère. Chère enfant, les Apôtres ne redoutaient plus aucun danger, depuis qu'ils avaient reçu le Saint-Esprit. Ils se tinrent courageusement comme d'habitude dans le portique ou k vestibule du Temple.

Pendant ce temps, Anne^ Prince des prêtres et quelquesuns du conseil s'étant assemblés, ils convoquèrent tout le conseil et les anciens ; et ils envoyèrent à la prison pour qu'on amenât les Apôtres.

Les gardes étant venus^ ils entrèrent dans la prison et,

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