APOLLO CONVERTIT BEAUCOUP DE MONDE
Gkand'mère. Je l'ai déjà dit; le baptême de Jean était simplement une pratique de pénitence et d'humilité, tandis que le baptême qu'institua Notre-Seigneur est un Sacrement, qui par lui-même efface le péché originel et tous les autres péchés ; il donne à Tâme la grâce du bon Dieu, s'unit à Jésus- Christ et change les hommes en Chrétiens.
DES NOMBREUX MIMGLES QUI SE FAISAIENT DANS LES PREMIERS TEMPS DE L'ÉGLISE.
Grand'mère. Aussitôt que ces Disciples d'Éphèse eurent reçu le sacrement de Confirmation et l'imposition des mains, ils reçurent les mêmes "grâces qu'avaient reçues les premiers Apôtres ; ils comprirent les Saintes-Écrilures, ils reçurent le don des langues, le don de prophétie, c'est-à-dire le don de parler saintement de Dieu, de manière à convertir les infidèles et les pécheurs.
Elisabeth. Pourquoi à présent ne reçoit-on pas les mêmes dons à la Confirmation et à l'imposition des mains des Évoques ?
Grand'mère. Parce que, dans les premiers temps du christianisme, il fallait des moyens extraordinaires pour vaincre les difficultés qui s'élevaient de tous côtés pour l'établisse-
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ment de l'Église; une œuvre si merveilleuse ne pouvait se fonder que par des secours extraordinaires et par des miracles évidents et répétés; même avec tous ces miracles qui durèrent près de trois siècles^ l'Église de Jésus-Christ eutgrand'peine à s'établir solidement au milieu des passions des hommes. Juge un peu ce que c'eût été s'il n'y avait pas eu de miracles.
Ces miracles aidaient beaucoup les iVpôtres à persuader les incrédules de la vérité d'une foi appuyée sur des preuves pareilles.
A mesure que l'Église s'est affermie et a pris un si grand développement qu'elle règne dans tout l'univers^ les moyens extraordinaires sont devenus inutiles; et comme le bon Dieu ne fait rien d'inutile^ il n'a plus donné à ses Ministres^ les Évêques et les Prêtres^ les grâces extraordinaires qui étaient nécessaires aux premiers Évêques ^ aux premiers Prêtres et aux premiers Chrétiens.
Nos Évêques et nos Prêtres ont maintenant les grâces extraordinaires qui suffisent pleinement pour sauver et sanctifier les âmes.
Henriette. Pourtant^ Grand'mère ^ je crois que quelques petits miracles de temps en temps feraient un très-bon effet.
Grand'mère. Tu as bien raison; aussi la bonté de Dieu at-elle voulu que dans tous les siècles et maintenant encore^ il y eût des miracles^ et beaucoup de miracles, pour consoler de pauvres affligés , pour augm'enter la foi des peuples et pour faire aimer davantage le Saint- Sacrement, ou la Sainte-Vierge, ou les Saints.
Henriette. Mais, Grand'mère, est-ce qu'il s'en fait donc?
Grand'mère. Certainement, mon enfant, et beaucoup plus