‹ Les Actes des ApôtresChapitre 70 sur 92 · FÉLIX TRAITE BIEN SAINT PAUL · texte numérisé non relu

FÉLIX TRAITE BIEN SAINT PAUL

Grand'mère. Ils ne s'amusaient certainement pas; mais c'était pour la foi et pour l'amour de Jésus-Christ qu'ils souffraient les ennuis de la prison. Et cela leur suffisait pour garder la paix et pour être heureux de ce grand bonheur que Dieu donne à ses généreux serviteurs, même au milieu de leurs peines. Au bout de ces deux années^ Félix fut remplacé par un autre gouverneur nommé Faustus.

LE NOUVEAU GOUVERNEUR FAUSTUS ENTEND SAINT PAUL, QUI EN APPELLE A GESAR.

Grand'mère. Faustus, étant nommé gouverneur à Césarée, voulut voir Jérusalem. Le Prince des prêtres et les principaux d'entre les Juifs allèrent le trouver pour accuser Paul. Ils le prièrent instamment de le faire amener à Jérusalem; car ils avaient payé des assassins pour le tuer en chemin.

Valentine, Jacques, Marie-Thérèse, Louis^ Henriette, Jeanne.

Les coquins!

Les scélérats!

Les misérables!

Les abominables gens!

Grand'mère. Mais Faustus répondit que Paul était gardé à Césarée et que lui-même allait y retourner; qu'ils n'avaient

donc qu à 1 y accompagner pour accuser Paul en sa présence des crimes dont ils le disaient coupable.

Lorsque Faustusfut revenu à Césarée et que les accusateurs de saint Paul furent réunis^ il s'assit sur son tribunal et le fit amener devant eux. Les Juifs se mirent immédiatement à l'accuser de beaucoup de crimes dont il n'était pas coupable, et qu'ils ne pouvaient pas prouver. Saint Paul se défendait^ disant :

« Je n'ai commis aucun crime, ni contre la loi des Juifs^ ni contre le Temple, ni contre César. )>

Faustus, voulant complaire aux Juifs, dit à Paul : (( Veux-tu aller à Jérusalem^ et y être jugé sur ces choses^ devant moi? »

Paul, qui savait que les Juifs avaient demandé de le faire juger à Jérusalem pour pouvoir le tuer en chemin, répondit :

« Je suis devant le tribunal de César et je dois y être jugé. Je n'ai rien fait de mal contre les Juifs^ comme tu le sais toimême. Si je leur ai fait quelque mal^ si j'ai commis quelque crime digne de mort, je ne refuse pas de mourir. Mais s'il n'y a rien de vrai dans ce dont ils m'accusent, personne n'a le droit de me livrer à eux. J'en appelle à César. »

Alors^ Faustus^ en ayant causé avec le conseil, répondit :

« Tu en as appelé à César^ tu iras à César. »

Elisabeth. Pauvre saint Paul! le voilà sauvé pour le moment I

Pierre. Pas du tout, puisqu'on lui a coupé la tête à Rome.

Grand'mère. C'est vrai, mais il s'est encore passé un assez longtemps entre sa prison de Césarée et son martyre à Rome.

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