SYNODE I. LONDRES
Les Actes du Colloque tenu a Londres, le 16" jour et suivans de Mars 1603, stile J Angleterre. Auquel ont assisté, au nom de toutes les Eglises françoises et flamandes de ce Royaume, Les Freres Monsr De la Fontaine Ministre, et Philipe Selin Ancien, et Monsr Regius Minre, & Jean De Bacere Ancien, pour Londres.
Samuel le Chevalier Ministre, et Elias Maurois Ancien, pour Cantorbery.
Monsr Prost Minre, & François Eurard Ancien, pour Colchester.
Monsr De Laune Minre <& Baudoin Burgarél Ancien, pour Norwich, aussi Pierre Walwin et Jean Cruso Anciens , pour Norwich et Jermue.
Giles De Mayre Ancien, pour Sandwich, avec commission par lettres adressées aus Freres Députez en Colloque, de la part des Freres de Hamptonne et de Maidston.
Auquel aprez V invocation du nom de Dieu, Monsr De la Fontaine a été choisi pour modérer V Action, et Monsr De Laune pour écrire.
1. Pource que les Freres des Eglises étrangères des deus langues ayans avisé de presenter requête a sa Majesté, pour confirmation de la liberté de laquelle ils ont joui jusques a present, en ont été déconseillez et détournez par ceus sans lesquels ils n’eussent rien sceu obtenir, Atendu que les dites Eglises sont en possession de leurs libertez sans molestes ni empêchement quelconque, Pourtant ont les dits Freres résolu par comun avis de requérir ce qu’on conoîtra d’Amis Bourgeois et ayans vois en Parlement de veiller pour le bien de nos Eglises, et nous donner avis de ce qui se ni étroit en avant a leur prejudice, pour chercher remede au contraire.
2. De traiter avec les Evêques de quelque soulagement pour nos pauvres êtans a l’aumône, au fait des Batêmes, Mariages, Sepulture, Cene &c. Et en general requérir qu’en ces choses Eclesiastiques rien ne soit exigé des nôtres que comme on le fait des Anglois.
3. De ces choses et semblables sont requis les Freres de Londres de communiquer au plutôt que faire se pourra avec Monsr l’Evêque de Londres, pour reconoître de bonne heure s’ils auroyent a requérir entre eus ou a remuer quelque chose contre la liberté de nos Eglises, afin d’y pourvoir d’heure par requête a sa Majesté ou autrement.
4. Quant au Magistrat, sera bon de requérir qu’autre Begître ne se fasse des enfans de nos Eglises que celuy qui se fait par les Paroisses outre celuy de nos Eglises : La aussi, ou par devers Messrs du Conseil, les Freres de Londres sont conseillez de se pourvoir de quelque ordre contre les coureurs, banis, et excomuniez, qui se retirans dailleurs ne se rangent de nulle Eglise et causent beaucoup de scandales.
5. Quant a poursuivre que les enfans des étrangers nais en ce païs puissent comme Anglois
obtenir la franchise de Londres et autres lieus, L’avis est d’en laisser la poursuite aus Marchans et autres Freres, selon la commodité qu’ils conoîtront en pourvoir recevoir, n’êtant ce fait Eclesiastique.
6. Sur la proposition qui a ete faite, s il ne seroit expedient d’avoir un Synode composé de toutes les Eglises étrangères recueillies en ce Royaume, a été trouvé bon d’en communiquer premiérem* aus Consistoires, pour puis aprez s’entr’avertir.
Actes, du Colloque des Eglises de la langue Françoise, tenu au même tems et lieu.
Auquel, aprez T invocation du nom de Dieu, Monsr C appel a été choisi pour modérer V Action, et Monsr De Lamie pour écrire.
7. Pour diverses raisons, a été trouvé bon, que c y aprez on n’enregîtrera plus les faits particuliers portans les noms des personnes particulières avec les Actes generaus des Colloques, n est qu il soit question d’Heresie, Excommunication, et autres faits d’importance, autrement, Si ce sont faits qui puissent porter quelque instruction pour la généralité de nos Eglises pour 1 avenir, Et lors seront couchez en telle sorte que la personne ne sera difamée la ou son fait n’est conu, Mais chaque Eglise les enregîtrera aus Actes du Consistoire ou le dit personnage sera resident, autant qu’elle jugera expedient.
8. Les Eglises ou la coutume n’est point de porter les gages aus Veuves des Ministres, seront exhortées de ce faire : Comme aussi toutes en general, de visiter les dites Veuves a Noël aussi bien que les Ministres, selon l’article de la Discipline.
9. L Eglise de Londres sera exhortée de se conformer a la coutume des autres Eglises, en la publication des Témoignages des ceus qui se retirent de leur Eglise.
10. L Eglise de Norwich sera requise de se conformer aus autres Eglises en leur collectes I P0UT Ie Ministère et les pauvres, assavoir de n’apeler le peuple pour recueillir leurs vois, se
contentant de ce qui sera trouvé expedient par le Consistoire et les Diacres. Item d’observer : ^ Articles 6e et 14e des Colloques tenus 1594, et 1595, touchant la publication des afaires politiques en chaire, Et particulièrement de ne publier plus les Tutelles.
Et
j 11. Les Freres de Cantorbery seront priez de procurer une obligation de Daniel Tuvel, par laquelle il soit obligé de payer 4L sterlin par an, assavoir chaque quartier vint shelins, començant en 1 année 1607, et continuant jusques a ce qu’il rembourse aus Eglises 40L sterlin sous et deniers qu’il leur doit.
12. La Compagnie ayant pesé de part et d’autre les raisons tant de l’Eglise de Cantorberi que de celle de Hamptonne touchant l’apropriation du Frere Timothée Blier lors qu’il seroit trouve capable du Ministère, A avisé, veu la nécessité présente de l’Eglise de Hamptonne, a cause de 1 infirmité de Monsr De la Motte, qu’il leur sera prêté par provision, jusqu’au prochain i 0 0<iue> n es^ (!ue Par avis commun il soit apelé a autre Eglise qui en aura plus besoin.
, Atendu que le Frere Timothée Blier a été entretenu aus frais communs notamment de
rois glises de Cantorbery Norwich et South-hamptonne, a condition de vaquer a ses études,