‹ Les actes des colloques des églises françaises et des synodes des églises étrangères refugiées en Angleterre, 1581-1654Chapitre 29 sur 77 · LIVRE DES COLLOQUES · texte numérisé non relu

LIVRE DES COLLOQUES

13. Le prêt du Frere Timothée Blier a l’Eglise de Hamptone, est continué jusques au prochain Colloque, a même condition qu’en l’Article 14e (12e) du Colloque precedent.

14. Les Freres de Hamptonne ayans produit leurs défenses et raisons, concernantes les trois points de la censure qui leur a été faite au Colloque dernier le 16e de Mars 1603-4 et étant particulièrement examinées, A été jugé que touchant le premier point qui est du retardement du Frere Timothée Blier a Hamptonne, contre la resolution arêtée par les trois Eglises, assavoir de Norwich Cantorbery et Hamptonne, et du depuis particulièrement de celle de Cantorbery, laquelle a pressé son partement pour Montauban, A été dis-je jugé, que les raisons mises en avant par les susdits Freres de Hamptonne pour leur défense sont de pois. Et si elles eussent été ouïes au Colloque tenu a Londres, l’Acte du dit Colloque touchant ce fait n’eût pas ainsi été dressé : Toutefois on est d’avis que le dit Acte demeure, puis que ce qui a été fait est avenu par la nonchalance de ceus de Hamptonne a envoyer aus Députez ou écrire au Colloque susdit, Et notamment puis qu’une des principales fins d’iceluy étoit pour l’instalation du dit Frere Timothée Blier au Ministère, ou étoit besoin de produire les raisons de leur fait, ce qui a été négligé. Quant a avoir avancé en public le dit Frere, c’est a dire luy avoir baillé la chaire devant que d’avoir receu l’imposition des mains, Veu que cela n’a été fait par une deus ou trois fois, mais par l’espace d’environ 4 mois tous les Dimanches au matin. Nous jugeons que cela est contraire a la parole de Dieu, et non conforme a ce qui a été pratique de tout tems en l’Eglise. Quant au troisième point de la Censure, qui est d’avoir connivé aus promesses du futur Mariage, Puis que les Freres de Hamptonne nous afirment n’en avoir rien entendu, et partant n’y avoir connivé, nous acceptons en charité cette réponse.

15. L’Eglise de Cantorbery aura la charge de convoquer le prochain Colloque, lors que par avis commun elle le jugera être necessaire.

Faits particuliers pour T Eglise de Cantorbery.

16. Le Consistoire de Cantorbery ayant remis la decision du fait en controverse, touchant Jaque] ine femme d’Anthoine Blondeau, A été avisé pour lever le scandale, que cette forme de publication sera suivie, ou en defaut d’icelle procéder a suspension publique.

17. Comme ainsi soit que Jaqueline femme d’Anthoine Blondeau par quelque sien comportement sur lequel le Magistrat a donné jugement ait donné ocasion a plusieurs de se scandalizer, La soeur susdite confessant sa faute desire que le scandale soit leve par cette publication de sa reconoissance, V ous prians que la reconoissiez pour membre de 1 Eglise de notre Communion.

Aaron Cappel.

Timothée Blier.

Actes du Colloque des Freres des Eglises Franchises réfugiées en Angleterre , tenu a Londres V onzième dé Octobre et suivons, en Van 1610, Sous la protection du Tres-puissant Roy de la grande Bretagne Jaques premier de ce nom, Auquel ont comparu,

Pour V Eglise de Londres, Monsr De la Fontaine Ministre, et Mons r Harderet Ancien.

Pour VEglise de Cantorbery , Monsr Le Chevalier Minre, et Roger Salomé Ancien.

Pour Norwich, Monsr De Laune Ministre, et Baudwin Burgar Ancien.

Pour Hamptonne, Monsr Blier Ministre, et Jean Herçan Ancien.

Auquel, aprez l’invocation de Dieu , Monsr De la Fontaine a été éleu pour modérer V Action, et Timothée Blier pour écrire.

1. Les Eglises Flamandes seront enquises si elles trouveroyent expedient de se conj oindre avec les nôtres en Colloques et Conference.

2. Pour réponse a l’apel et a la lettre de Jaqueline du Pont femme d’Anthoine Blondel, La Compagnie est d’avis que pour n’avoir produit aucun Témoignage ni copie authentique de sa justification, Elle ne peut prendre connoissance de son fait, outre la resolution prise au dernier Colloque, Lequel donna son avis sur les preuves produites contre elle par acte tant des Politiques que du Consistoire, sans qu’elle de sa part ait fait paroir chose au contraire, Et pourtant est renvoyée a son Consistoire, ou pour y faire paroître son inocence, ou pour se soumetre a la censure qui luy a été ordonne.

3. A la proposition faite par les Freres de l’Eglise de Cantorbery, touchant le nombre des plats et gobelets usitez entr’eus en la Communion de la Cene, La Compagnie est d’avis (comme de chose indiferente) que l’usage libre en est loisible selon qu’ils trouveront être d’édification tant entr’eus que pour le regard des Anglois ; Et que s’ils trouvent bon de faire quelque changement, atendu que par ce moyen ils se conforment a la pluspart des autres Eglises de notre langue, qu’il est meilleur de le faire volontairement selon l’avis de cette Compagnie.

4. A été donné avis aus Freres de Cantorbery de se retirer derechef par devers Monsr le Commissaire de Monsr l’Archevêque, pour au nom de cette Compagnie luy faire complainte de la reception que se fait par son authorité en l’Eglise Angloise, de ceus qui pour les scandales publics sont suspendus et rejettez de leur Comunion, sans repentance ni satisfaction de leurs ofenses, Et sont requis les Freres de Norwich de les aider pour cet efet d’une Copie de l’inhibition en cas semblable obtenue de Monsr l’Evêque de Norwich et de son Chancelier.

5. Avenant quelques dificultez par les Eglises pour l’envoy des Pasteurs aus Colloques, sera a considérer Si l’empêchement aparamment doit être de longue durée, Et en tel cas les Freres au lieu d’un Ministre et un Ancien sont requis d’envoyer deus Anciens fournis de bons mémoires et Instructions : Mais en cas que l’empêchement fût aparemment de peu de durée, Sera meilleur de diferer et atendre quelque tems l’oportunité du Ministre même selon l’ordre acoûtumé.

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