‹ Les actes des colloques des églises françaises et des synodes des églises étrangères refugiées en Angleterre, 1581-1654Chapitre 5 sur 77 · COLLOQUE IV. CANTORBERY · texte numérisé non relu

COLLOQUE IV. CANTORBERY

Le 8me jour de May, 1584, en V Assemblée des Eglises étrangères, étant a Canterbury. Apres Vinvocation du nom de Dieu, ont été choisis Monsr Anthoine Lescaillet Ministre au dit lieu pour conduire V action, et Robert Le Maçon Ministre a Londres pour écrire les Actes.

1. Premièrement, ont été leus et aprouvez les Articles résolus l’année passée a Norwich.

2. Et sur le point des Ecoliers entretenus pour le ministère, Encore que les Freres de toutes les Eglises demeurent en cet avis, que l’Eglise de Londres est de telle consideration et importance, outre les frais quelle porte, que soit des Ecoliers entretenus ou autrement on la doit toujours tenir fournie et pourveuë des Pasteurs les plus propres pour l’entretenement d’icelle, sans toutefois laisser oisifs et inutiles ceus des dits Ecoliers qui seroyent propres, se présentant ocasion de les employer : Neantmoins ce point demeure toujours résolu, corne il est porté par les Articles de la Discipline, que l’Egalité sans aucune prééminence demeure entre les Eglises.

3. Au reste, les Eglises aviseront au plutôt que faire se pourra, d’arêter chacune quelque somme certaine, laquelle elles puissent continuer, afin qu’on fasse état de l’entretenement des Ecoliers.

4. A été proposé par le Frere Monsr Marie, Quelle est l’obligation de Parreins et Marreines envers l’enfant par eus présenté au Bâtême, Aucuns se reputans que Témoins seulement, les autres se trouvants trop astraints en leur consciences. Surquoy a été répondu, veu le formulaire usité en nos Eglises, que les Parreins et Marreines ne se doivent tenir déchargez de l’instruction des enfans, autant qu’ils auront le moyen d’y pourvoir : Neantmoins, cela n’empêche pas les degrez d’obligation, et que les Peres et Meres ne soyent principalement et plus obligez que les Parreins et Marreines.

5. Touchant le nombre des Parreins et Marreines, La Compagnie est d’avis de le laisser a la liberté des Eglises.

6. La continuation en l’asistance de l’Eglise de la Rye, sera raportée et communiquée aus autres Eglises, qui sont priées et requises de continuer l’entretenement commencé, veu que la dite Eglise ne se peut conserver autrement.

7. Sera écrit au Synodes des Eglises de delà la mer, qu’elles sont requises de ne recevoir aucuns de ceus qui vienent de ce Royaume, sans atestation de l’Eglise dont ils sont départis, soit pour être admis a la Communion de la sainte Cene, soit pour être receus au Mariage, sans

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