AUX REGISTRES PUBLICS
par
Flournois.
iJuELQUES UNS DE GENÈVE ONT AFFICHÉ CERTAINS ÉCRITS.
Le 9 Juin quelques uns de ceux qu'on appeloit Luthériens affichèrent par les carrefours de Genève des placards imprimés touchant un grand pardon général de lésus Christ. Les prêtres les arrachèrent, les Luthériens s'y vouloient opposer, et c'est en cette occasion que P. Verle de Fribourg, Chanoine de Genève fut blessé au bras par I. Goulas.
Christofle Bocquet. C'estoit un Cordellier, mais qui sous cet habit prèchoit d'une manière à favoriser la Réformation , ce qui le rendoit agréable au peuple ; il avoit prêché les Advens à Rive.
L'EVÉQUE DIT AUX SiNDICS QU'iL S'EN VOULOIT ALLER LE
LENDEMAIN. Ce départ de l'Evéque est remarquable, parce qu'il ne rentra iamais depuis dans Genève , et icy nous pouvons noter que les Papistes disent que les Genevois chassèrent leur Evéque , et qu'il fut contraint de s'enfuir secrètement de la ville : au lieu qu'on voit icy le contraire. Il ne se retira point secrètement, car il avertit le Conseil le iour avant son départ du dessein qu'il avoit ; et bien loin qu'on le chassât au contraire on voit que le Conseil le va supplier instamment de rester. Il est vray qu'on le pria de demeurer sans craindre personne; ce qui fait voir que cet Evéque qui étoit un
Bb
ce II Notes supplémentaires
homme extrêmement timide, se donna quelque crainte, et qu'il crut que les citoyens ne souffriroicnt pas sans s'y opposer que l'on rompît leurs franchises, comme il vouloit faire en refusant de remettre les prisonniers aux Sindics iuges des causes criminelles ; et effectivement i'ay lu dans quelques mémoires particuliers, que comme le peuple étoit irrité de celte affaire des prisonniers , Baudichon assembla une cinquantaine de bons hommes, avec lesquels il alla faire la ronde de nuii autour de l'Evôché , portans chacun une hallebarde oti estoient. attachées 5 mèches allumées, pour faire croire que c'estoit tout autant de soldats ; ce qui épouvanta tellement 1 Evéque qu'il partit de la Ville dès le lendemain.
Nicolas de Lira. C'estoit un Religieux de l'ordre de S. François né de parens luifs, qui a esté en estime dans le 14" siècle : il. a vécu h Verneuil et à Paris, et il est mort en 13 40.
On a chassé le serviteur du bonnetier. 11 s'appelloit m*' lean Guerin ; comme il étoit assez expert en l'Ecriture il prôchoil l'Evangile . et même il distribua la première Cène au Pré l'Evoque dans le iardin d'Estienne Dada: on le chassa, et il alla prêcher à Neufchàtel.
On lut les lettres de l'Evéque, de ne prêcher point l'Evangile, avec les cries sur ce suiet. Les Genevois les plus attachés au Papisme demeuroient d'accord de ce principe avec les Luthériens, que l'Ecriture Sainte devoit être la seule règle de la foy ; l'Evoque voyoit bien que la Religion Romaine ne pouvoit pas subsister si les Prédicateurs étoient obligés de ne rien avancer que de conforme à l'Ecriture : c'est pour cela qu'il prend le party de défendre que l'on ne prêchât point l'Evangile, et qu'il ordonne qu'on publie cette défense par la ville • ce qui scandalisa avec raison tout le conseil , surtout parceque c'estoit le temps de l'Advent : c'est ce que veut dire le Registre , que le Conseil fut tout étonné qu'on défendît de prêcher l'Evangile dans un temps où l'on a accoutumé de le publier. L'on voit de quelle façon les Papistes fuyoient le combat , et craignoient la lumière ; et combien foiblement cet Evéque s'opposoit au progrès de la Héformation,
aiu ih'(j(.sii-(',s pablics. cciir
puis (ju'au lieu d'envoyer des savans prédicateurs qui soutinssent vigoureusement la Religion Romaine, comme ses intérêts le vouloient, il se contentoit de défendre qu'on ne prêchât eu aucune façon : aussi on ne déféra point à ces lettres, et on ne publia point ces cries. Il y a une tradition qui porte que dans le temps de la Réformation on publia dans la Franche Conté que l'on eût à parler de Dieu ni eu bien ni en mal : ie coniecture que cette tradition est fondée sur ces cries que l'on refusa de publier à Genève, et que l'Evéque fit sans doute publier dans les terres qui dépendoient de son abbaye de S. Claude.
On dit a haute voix que le prédicateur avoit mal dit. Ce prédicateur c'estoit Guy Furbity Dominicain de Montmélian , que les prêtres faisoient prêcher l'Advent à S. Pierre , parce qu'il étoit habile homme , au lieu qu'il devoit prêcher selon l'ordre au couvent de Palais. C'est cette prédication qui offensa si fort les Bernois, et qui donna tant de peine au moine et à tout le Conseil. Emprisonné sur la requête des Bernois, Guy Furbity fut relâché le 5 Avril 1536, après qu'il eut fait amende honorable devant le Conseil.
On priera m. le Vicaire et le Conseil Episcopal de NOUS vouloir donner un iuge Ecclésiastique. L'on peut voir par la longue résistance que le Conseil fait aux prétensions des Bernois, et par les pressantes et fréquentes instances qu'il fait envers le Vicaire pour ce suiet, que l'on n'avoit alors aucun dessein de se soustraire à l'obéissance de l'Evéque, ni de contrevenir à sa iurisdiction. Et effectivement l'on voit que depuis la sortie de l'Evéque au mois de Juillet précédent iusqu'à ce temps cy, la Ville avoit été en assés bonne intelligence avec luy, car on luy écrivoit et il répondoit, et on luy envoyoit de temps en temps des ambassades pour le consulter sur les affaires qui se présentoient, mais il ne larda pas par sa mauvaise conduite à se brouiller pour touiours avec la Ville.
La Iournée de Lausanne. On a veu cy devant que les Fribourgeois étoient extrêmement irrités de ce que Genève quiltoit insensiblement la Religion Romaine ; on pourra pour-
ce IV Notes supplémentaires
tant trouver étrange qu'ils voulussent rompre la bourgeoisie à cause de cela dès le mois de Mars 15 3 4, puisqu'il paroit par le Registre que le Conseil ne soutenoit et n'approuvoit point ceux qui vouloient que l'on se réformât, et ne donnoit aucune permission aux ministres Luthériens de prêcher , et même que ce ne fut qu'au mois d'Aoust 153 5 que la Messe fut interdite par authoritô publique. Mais si dans le Conseil la maiorité étoit encore attachée au Papisme, il ne faut pas s'étonner si l'on remarque cet esprit là dans ses délibérations, au lieu que dans le peuple la plupart renonçoient déia ouvertement aux erreurs de l'Eglise Romaine. C'est ce qui fît que les Fribourgeois rompirent la bourgeoisie et embrassèrent le party de l'Evéque contre la Ville ; et sur le refus que les Genevois firent d'acquiescer à cette dissolution de la bourgeoisie, ils demandèrent une iournée de marche pour en iuger, qui fut assignée à Lausanne ville neutre pour le 15 Avril : il s'y trouva deux iuges de Fribourg, et deux de Genève sçavoir Cl. Savoye et Carrier; Blécheret et Sept y furent envoyés pour représenter les raisons de Genève, comme ses avocats ou procureurs. On ne fit rien en cette iournée, parce qu'on trouva que ceux de Genève n'avoient pas un pouvoir assés ample, ainsi on la renvoya au 28 Avril, et les Genevois furent condamnés aux dépens de la iournée. L'on envoya les Ambassadeurs en cette 2^ iournée, et on leur ioignit Richardet et Officher, avec le secrétaire Roset. Messieurs de Berne y envoyèrent aussi un Ambassadeur pour être un des luges à forme de 4a bourgeoisie , mais ceux de Fribourg le refusèrent ; de sorte que ceux de Genève et de Berne en prirent des lettres testimoniales, prolestans de la nullité de la procédure et se retirèrent : ceux de Fribourg ne laissèrent pas de faire appeler par 3 fois ceux de Genève, après quoy les 2 iuges de Fribourg condamnèrent ceux de Genève en contumace , et ainsi la bourgeoisie demeura rompue.
Les lettres que l'Evéque avoit lancé contre nous. C'estoient des lettres d'excommunication dattées du 22 Aoust, par lesquelles l'Evéque accusant les Sindics, Conseil et Bourgeois de Genève d'hérésie et de rébellion , défendoit à tous
aux Registres publics. ccv
ceux de son diocèse de ne les fréquenter ni leur donner aide, et transportoit son tribunal à Gex. Elles furent affichées par toutes les Eglises du diocèse le Dimanche 30 Aoust : ce qui fit que ceux de Genève ne trouvèrent aucuns ouvriers pour faire leurs vendanges.
p. DE LA Baume alors Evéque de Genève. On ne le reconnoissoit plus pour Evéque depuis qu'il s'étoit déclaré ennemy de la ville , en envoyant des gens de guerre contre elle, et en baillant son château de Peney aux traîtres fugitifs pour leur servir de retraite.
On condamna Fr. Espaule a avoir la tête tranchée. Il confessa qu'à la sollicitation de I. Levrat l'un des Peneisans il avoit promis que le 31 luillet 1534 lorsque les ennemis viendroient par balteau sur le Lac à l'aube du iour, il feroit l'endormi dans la tour dont il étoit garde, que l'artillerie ne seroit point chargée, et qu'il feroit certain signal, moyennant 10 écus qu'on luy bailleroit.
On iugea Iaq. Malbuisson. Il avoit été pris le 14 Aoust 15 34. Il avoit eu intelligence avec les ennemis qui dévoient surprendre la Ville par la porte de Rive et par le Lac le 3i. luillet 1534. JVIalbuisson dans cette occasion devoit être au Moulard où il eût eu une bannière rouge au nom de l'Evéque , sous laquelle se fussent retirés ceux de la ville qu'il avoit praltiqués pour aider aux ennemis étrangers à tuer tous les Luthériens.
On LIBERA Fr. Perret. Tl n'estoit point venu en ville pour prendre son devoir, lorsqu'on avoit fait publier que tous les Bourgeois s'y rendissent; ainsi on le cita avec les Peneisans; mais Perret se confiant en son bon droit, vint se rendre dans les prisons pour se iustifler : il fut trouvé innocent de trahison , mais parce qu'il avoit été négligent à venir défendre sa patrie, on le condamna à couvrir le demi-rond de S. Gervais.
Frère Iaques Bernard Cordellier. Ce fut celuy là qui soutint la célèbre dispute à Rive, contre la Religion Romaine, laquelle commença le 30 May et finit le 24 luin 153 5. Spon l'appelle Gardien du Couvent de Rive , les Registres le qualifient simplement Cordellier ou Religieux ; il se maria le 45
ccvi Noies supplémentaires
Aoust 1535 à une fille de lean l'imprimeur, qui avoit beaucoup de beauté : Farel les épousa.
Les Innocens qu'on appelle enfans de chœur. Il y avoit en l'Eglise de S. Pierre six enfans de chœur, qu'on appelloit les Innocens, et deux autres pour porter les chandeliers lorsqu'on disoit Toffice : on leur entretenoit un maître de Grammaire et un maître de Musique.
Aimé de Gingin Abbé de Beaumont. C'estoit un bon homme qui n'estoit point dans le party de TEvéque, mais qui ne put se résoudre à quitter celuy de la Messe : il se retira de Genève le 6 7'"'« 15 8 5. Comme il avoit été autrefois élu pour Evéque de Genève, il avoit de l'Evéque une pension mal payée de 300 écus.
Les Savoyars veulent touiours camper contre nous. Ils tenoient Genève bloquée de tous côtés fort étroitement , le plus gros de leurs troupes étoit à Nion , à Copet, et à Versoy, pour empêcher le secours des Suisses : ils avoient aussi des quartiers à Saconay et autres lieux du pays de Gex : au delà de l'Arve ils étoient logés à Lancy, à Saconay Vandel , du côté de Rive ils avoient beaucoup de troupes à Gaillard : outre cela les Peneisans occupoient les châteaux de Peney et de lussy : enfin ils firent venir de Chillon à Nion une grande barque armée de beaucoup d'artillerie , que le Duc avoit fait faire, il y avoit quelques années, et environ le 10 Q^re ils la mirent à l'ancre au milieu du Lac, avec un grand nombre de petits batteaux pour garder les passages: c'est ce que le Registre appelle l'armée Ducale qui étoit sur le Lac. Toutes ces troupes faisoient des maux incroyables aux pauvres Genevois , pillant et brûlant leurs maisons à la campagne , tuant ou arrêtant tous ceux qui leur tomboient entre les mains , et empêchant qu'il n'y entrât aucuns vivres ni autres denrées.
Un secours qu'on nous a promis du côté de France, conduit par un qui a pris le nom de Croquet, qui a envoyé UN HOMME POUR NOUS FAIRE SAVOIR; L'on pourroit s'é" tonner que le Roy de France envoyât à ses propres frais un secours à Genève qu'on ne luy avoit presque pas demandé : mais deux raisons considérables l'y obligeoient, la l'" c'est
aiix Registres publics. ce vu
qu'estant très mal satisfait du Duc de Savoye, et sur le point même d'avoir guerre avec luy , il étoit bien aise de trouver cette occasion de le chagriner en traversant ses desseins sur Genève : et la 2*^^ c'est qu'il crut que dans l'extrémité où Genève se rencontroit , elle pourroit bien se donner à luy; sur tout parceque les Genevois avoient lieu d'estre mal satisfaits des Bernois, qui iusqu'alors ne leur avoient voulu envoyer pour tout secours que des Ambassadeurs , et qui même avoient renvoyé le secours de Neufchatel dont ils avoient tant de besoin. Cette raison apparoîtra clairement cy après. C'est apparemment M. de Verey qui conduisoit ce secours qui avoit déguisé son nom sous celui de Croquet, parce que comme le Roy n'avoit pas encore la guerre avec le Duc de Savoye ces troupes n'estoient pas avouées de luy, et ainsi leur Chef, qui étoit un des Officiers de l'armée du Roy, étoit obligé de changer son nom pour n'être pas connu. Celuy qu'il avoit envoyé à Genève pour donner avis de sa marche^ étoit le Magnifique Maigret ; et le lieu iusqu'où ils s'étoient avancés c'estoit Saleneuve^ d'où ils furent obligés à rebrousser chemin, parce que les Savoyars qui s'étoient assemblés en grand nombre leur fermèrent le passage: ils allèrent de là en Bresse, et essayèrent de passer environ un mois après par S. Claude et par Gex ; mais ils furent taillés en pièces, et il n'en arriva que très peu à Genève. L'on voit icy que les Genevois se déficient extrêmement de ce secours de François, puis qu'ils se préparèrent à ne le laisser entrer point dans la Ville : sans doute ils avoient apperceu quelque chose du dessein qu'avoit le Roy de les assuiettir.
Les RÉGIS de Peney parlent de relâcher André Philippe. Ce fils du Capitaine gênerai alloit en Flandres à l'achapt des harens, et les Peneisans le prirent en Bourgogne entre Mâcon et Tournus au mois d'Aoust précédent et l'amenèrent au château de Peney. Ces Roy ou Régis étoient deux condamnés de Genève.
M. Thomas Genod. Ce prêtre de l'Eglise de S. Gervais quitta la Religion Romaine et épousa le 23 lanvier 15 36 Blaisine Varembert qui avoit été Religieuse de S<e Claire.
ccviii Notes supplémentaires
Le 16 FÉVRIER l'armée de Berne arriva revenant du
PAS DE LA Cluse. Cette expédition des Bernois fut fort prompte parce qu'ils trouvèrent peu de résistance. Ils partirent de Berne environ le milieu du mois de Janvier; dans le reste du mois ils prirent tout le pays de Vaud , à la réserve d'Yverdon et du château de Chilien : le 31 lanvier ils prirent Gex : le 1 Février ceux de Thonon allèrent à Gex se rendre aux Bernois, et avec eux tout le Chablais se soumit, à la réserve de ce qui est au de là de la Dranse , que les Vallaisans occupèrent par droit de voisinage. Ainsi il faut remarquer que les Bernois conquirent le Chablais sans y mettre le pié , et sans y envoyer personne qu'un héraut pour les sommer. De Gex l'armée vint à Genève le 2 Février : elle en partit le 5 pour aller à S. lulien où elle séiourna iusqu'au 11, et de là les Bernois donnèrent leurs ordres pour leurs nouvelles conquêtes de Chablais , du pays de Gex et de Ternier : car les Genevois s'étoient emparés de Gaillard. Le 11 Février ils allèrent au Vuache pour battre la Cluse ; le 13 la batterie fut en état, et elle obligea ceux du Fort à se rendre, qui d'ailleurs étoient fort incommodés des grosses pierres que rouloient sur eux les Bernois du haut de la montagne de Gex ; car une partie de l'armée a voit passé le Rône pour assiéger cette place. Le 16 Février ils arrivèrent à Genève ayant laissé garnison à la Cluse. Le 18 ils en partirent et retournèrent au pays de Vaud : ils sommèrent Lausanne de se soumettre à eux ce que cette ville libre iusqu'alors, fut obligée de faire, quoy qu'elle fût alliée de Berne, et que par ce suiet elle eût ioint des troupes à leur armée , quand ils étoient entrés dans le pays de Vaud. Sur la fin de Février Yverdun se rendit, et le Château de Chillon sur la fin de Mars.
On écrivit a ceux qui sont au château de Peney qu'ils LE BRULASSENT ET LE DÉTRUISISSENT, lls le brûlèrent, Car ce ne fut que plus tard que les murailles qui restoient furent abbattues. Au reste ce n'estoient pas les Peneisans qui tenoient le château et qui l'abandonnèrent quand l'armée des Bernois approcha mais les Savoyars : car les défenseurs de Peney s'étans rendus odieux aux Savoyars mêmes, ils firent
aux Registres publics. ccix
dessein de les chasser de cette retraite d'où ils faisoient mille insolences ; et pour ce suiet environ le milieu de Décembre 15 35. M. de Rolle y alla bien accompagné, sous prétexte de boire et de se réiouir avec ceux du château : mais quand les Savoyars furent dedans , ils en chassèrent les autres , et en menèrent quelques uns prisonniers à Gex , qu'ils accusèrent de les avoir trahis.
Le Château de Chillon fut pris le 29 Mars. Les Bernois l'assiégeoient par terre et les Genevois par le lac, avec deux barques armées et équipées en galères , deux autres barques^ et plusieurs petits batteaux. Mais ce qu'il y eut de particulier, c'est que les Vallaisans qui dévoient prendre une partie du Chablais, quoy qu'ils fussent alliés du Duc et qu'ils n'eussent aucun démêlé avec luy, aidèrent encore les Bernois à prendre le Château de Chillon.