‹ Les Actes InexistantsChapitre 16 sur 72 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

— Je admis par la doctrine, rendait plus étroite et plus exceptionnelle encore, et, malgré qu’on en ait, on ne peut empêcher de penser — à tort ou à raison — que Zachariæ eut vraiment là une idée très ingénieuse, trop ingénieuse même, car, malgré le développement extraordinaire qu'a pris dans la suite sa théorie, elle garde de son origine je ne sais quoi de faux ou d’ambigu ; inconsciemment, le doute a pénétré dans l'esprit : cette théorie, n’a-t-elle pas un peu les allures d’une sorte de deus ex machina venant dénouer une situation sans issue et, pour tout dire, n’a-t-elle pas un peu l’air d’un expédient qui, « pour avoir été démesurément grossi, n’en demeure pas moins un expédient » (1) ?

Nous nous contenterons, pour l'instant, de poser la question. Aussi bien, il ne faudrait pas, sur ce seul indice, se hâter de la résoudre dans un sens défavorable à l’inexistence. Car peut-être cette théorie de l’inexistence, est-elle juste en raison, bonne en ses conséquences ? peut-être même le Code l’a-t-elle consacrée ? et si les premiers commentateurs — Merlin, Proudhon, Toullier, Delvincourt, Duranton — ne l’ont pas aperçue, quoi d’étonnant à cela, s’il est vrai, comme le dit Laurent (2), « que dans le

code civil il y a des innovations dont les auteurs du

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