CHAPITRE II
Du défaut absolu de consentement.
Dans le chapitre précédent, avec l'identité de sexe, il s'agissait d’un cas d'inexistence spécial au mariage ; le défaut absolu de consentement nous présente, au contraire, un cas d’inexistence très général, et le plus général même, puisqu'il s'étend à tous les actes juridiques sans distinction.
Le consentement est un élément d’une nécessité absolue ; l’absence de consentement entraîne l’inexistence (1).
Nous croyons, cependant, pouvoir conserver notre plan et ne pas attendre une discussion plus large que nous devrons aborder, relativement à l’article 1108 du Code civil notamment. Sans doute, bien des arguments et bien des points des développements qui vont suivre auront une portée générale : nous prendrons le parti d'y renvoyer, dans la suite, en
essayant de nous répéter le moins possible.