I.AIH)CHDIWÈUE
Tenez... sans aller plus loin... ce M. PifFart, dont je vous parlais tout-a l'heure s el (pii juuil d'une renommé* européen* ne... il était connue vous... il avait des fonds... de la fortune et par-dessus II* marche, il voulait de la gloire... de la considération... Il a attache son nom à quelque* entreprisescolossales... une, entre autres, qu'il commence en ce moment et où n c>t pas admis qui veut.
DE KEKNONEK.
Et laquelle ?
LADOUIIDIMÈRE.
Ce n'est pas mon affaire... céda ne me regarde pas... mais d'après ce que j ai entendu dire, cela va faire un bruit dans Pans... sans compter que lui et les principaux actionnaires en retireront i\es benehecs ttjaiuen&cs... mais ce n'est pas là ce qui vous louche... vous n'y ten< z pas.
DE KEltNOiNEK.
Pourquoi donc?... quand eela se rencontre... Et vous dites que cette entreprise..
Sccuc 8.
Les Précéde>s, Mvi>. DESPERRIERS , ESTELLE. A iu : (Test moi Ai- Léocadie.
M"1* DFSPKURlKP.S , KsTKLI.E.
C'esl lui , ccsl lui, c'cal lui,
Mon père / . .
Mon frère j esl 1C1-
^ J Mon ecrur
S \ Içnopail ce bon eur
£2 I 0. i, c'eàl lui, o i, c'est lui,
g J 1 rùd de nous l<* voLi.
£j | de kkrk,onf:k..
Ma sœur, ira Kl e ici,
J:li quoi vous ici !
Mon chœur, etc. , etc
de kep.noinek , d'un air distrait.
Eonjour, bonjour , ma sœur, ma rhèie enfant, j? suis enchante de vous voir., j'arrive a l'instant, et vais monter chea Les Actionnaires. 4*
vous... mais je suis ici à causer d'affaires. (17 passe auprès do Labour di nié re.)
MAD. DESPERRIERS.
Déjà?
DE KERNONEK.
Oui... i ne affaire importante... aur laquelle je voudrais avoir des rensciyncntcns ... l'ciilrepri c de M. Piftàrt.
MAI). DESPERRIEU8.
Comment î a peine arrivé... vous en avez déjà entendu parler... 11 paraît que c'est cxcelli nt
LAUOL'RDIINIÈRE.
Admirable... Une entreprise par des puits arte'siens.
MAD. DESPERRIRES.
. Ah! c'est cela!... je ne le savais pas ; mais c'est e'gal, j'en suis ; j'y ai pris des actions.
DE hi:n>o.\LK.
Vous , des actions?
MAD. DESPERRIERS.
Certainement... j'en ai vingt-cinq.
DE KERNONEK.
Il est dit que ma sœur me préviendra en tout.
Air de Oui ou non.
Toujours elle arrive avant moi, Ce Fui toujours sa destinée:
Mène eu naissant ... oui , sur ma foi , Je sui^ cadet... elle est Puînée.
Je l'ai regretté bien d«*s lois,
M'"e DKSPKURIERS.
Ali! si c'est là ce qui vous blesse , Je vous céderai tous mes droits Pour n'avoir pas le droit d'ainesse.
DE KERNONEK.
Par malheur, cela ne se peut pas., mais ici c'est différent, et pour l'emporter au moins une lois en ma vie... je prends quarante actions.
LA EOURDIISIÈRE.
C'est Lien.
DE KERNOrs'EK.
Et nous verrons.
MAD. DESrERRIERS.
Vous les prenez... c'est facile à dire... il faut qu'il y en ait, et j'en doute.
DE KERNONEK.
Eh bien , ma chère sœur, on les paiera un peu plus cher... et voilà tout.
LAROl RDIMÈRE , à paît.
A meneille... voilà qu'elles montent déjà... Eh! tenez tenez... voici M. le directeur-gérant. ^ // entre dans le cabinet de Fiffait.
Secue <h
Les rnLC£DENs, PI FF ART.
MAI). DESPERRIERS.
Arrivez, mon cher voisin... voici monsieur qui prétend avoir des actions.
PIFFART.
Imposible , monsieur, il n'y en a plus , et à moins que von» ne trouviez quelque actionnaire qui veuille revendre...
MAD. DESPERRIERS.
Ce n'est pas moi.
DE KERNONEK.
C'est déso'ant ...
mad desperriers, d nn air triomphant.
J'en étais sûre... et vous voyez bien , mon cher frère...
Comment'.... n'est monsieur votre frère... M. de Kernonek, f ce riche propriétaire deBretignef
DE KERNONEK.
Oui , monsieur... (/f part.) En voilà un qui est aimable... il me Connaît.
piffart , passant auprès de M. de Kernonek.
C'est différent... La compagnie n'a plus d'actions, il est vrai; mais moi, j'en ai quelques unes à moi appartenant par l'acte de société... et je serai Irop beureux de faire quelque ebose pour le frère de Mme Desperriers. de kernonek, 8* inclinant.
Monsieur, croyez que ma i econnaissanc ... Je prendsquarante actions.
MAD. DESPERRIERS , k Pijfart.
Ah ! ça, monsieur... c'est donc vraiment une affaire ?...( Un domestique entre dans ce moment : il remet une lettre à Piffart.)
PIFFART.
Voulez-vous bien permettre?... ( A part. ) C'est Gustave. ( Lisant.) « J'ai pris lous les renscignemens nécessaires... im- » possible d'établir des puits artésiens dans la pbiine des » Siblons... » ( Sarrêtant. ) Ah! mon Dieu! (Continuant.) . « Tu venus par la note ci-jointe pour quelle raison, etcœ- $ tera. » ( II j'roiss° avec dépit la lettre entre ses mains , et dit à part.) I\le xoilàdans un bel embarras. ( A M de Kernonek en afjctanf un air riant. ) Vous dites donc que vous prenez quarante actions?
df kernonek , appuyant avec intention.
Oui, monsieur ; oui, ma cher sœur, quarante, et j'en prendrais davantage, si j'at ais des fonds disponibles.;, si je pouvais vendre nia belle proj riélé de la Guichardière... des bois immenses, monsieur, qui valent deux millions, et dont je ne peux trouvera me défaire pour moitié.
MAD. DESPERRIERS -
Je le crois bien... a'^ fond de la Bretagne.., au milieu des terres... à dix lieues des grandes routes... aucun débouché... vos coupes de bois vous restent sur les bras.
DE KERNONEK.
C'est faux... (A part. ) Ils pourrissent sur place.
MAD. DESPERRIERS.
Demandez à vos voisins qui sont dans le même cas... Tout est en vente chez mon notaire... personne n'en veut.
(*4 ) DE KERN0NEK , fuTXCUX.
Ma sœur, c'est une indignité'; cl je vous prie de ne point déprécier ma propriété*
MAD. DF.SrEURIERS.
Où est lt? mal? personne ici ne veut l'acheter.
PiFFAUT , vivement , et comme frappé d'une idée. Peut-être.,. (Se reprenant.) Je cherche du moins quelque chose dans ce genre là.
ni: kehnomek , avcjoi".
La!... (A Macl. Despsrriers, ) Vous voyez, madame !...
piffabt.
Soyez tranquille, je n'ahmei ai point de ce que je viens d'apprendre. ( A part. ) Il u\ a que ce moyen là de me sauver. (Haut. ) Vous dites que cela vaut deux million.?
DB BBBNONEK.
D'après l'expertise que j'ai sur moi, et les impositions que je paie en conséquence.
riFFART.
Peu importe... ce qui me paraît prouve, c'est que vous ne pouvez e:i t.onvcr que la moitié... Eh bien, moi, qui suis rond eu affaires, et qui p;iie toujours comptant, madame vous le dira... ( A part.) Allons, de l'audace, il n'encoûje pas davantage. ( Haut. ) Je vous en o(Fi c six. cent mille francs.
de uiRiNONKK, avec joie.
(A part.) Six. cent mille francs !... (Haut.) Monsieur, quelque envie que j'aie de conclure, je ne peux pas a moins de sept cent mille francs.
PIFFAUT.
J'ai fait mon prix... C'est a prendre ou a laisrer,
DE KERNO!\EK.
J'entends à merveille... mais je tiens aux sept cent mille francs. Une partie de ce tle somme doit servira lacotdemafille.
IUFFVUT
De mademoiselle votre fille... mademoiselle Estelle . c'est différent... Il v aurait moyeu de tout concilier: ci.r ic vous ai dit que j'étais accommodant... J ai un ami., un associé, qui ne Vous est point étranger ... M. Gustave de Hennés, un jeune homme charmant.
ESTELLE
M. Gustave?
P1FFART.
Je vois que nous sommes en piys de connaissance... Oui , monsieur , c'est mon parent, mou protégé.. (A demi-rois.) Et j irai avec vous aux sept cent mille francs, peut-être même plus hin... si nous pouvons nous entendre ace sujet.
DE KLHOEK.
Que dites-vo is?
TIFFART.
Passons dans mon cabinet... et comme cela regarde aussi jMme Desprrricrs, j cspèic quelle voudra lien au t\ nous accompagner, (A EëtolieA Je n'ose hivifa r mademoiselle a cet te grave confer*>M'%/i !*»♦#•>*»•»• /iv.uv, ;..-.- — » -*
j'espère qu'elle voudra bien nous attendre ici. (Bas à Labour* diniere qjù tient (h rentrer, et qui se trouve àsa droite,)Cqwn rassembler nos actionnaires; dis leur que je les attends. {A pari. ) Arrivera ce qu'il pourra... A lu grâce de D eu. ( Aobovrdiniére sort. ; ( A M. d» Kèrnonek , lui montrant ln vuhi* net. ) Monsieur. {Offrant la moin à Mad. Lesjjcrriers.) Belle
dame.
Air des Cnmmcdiens.
lois.
Ah! ruel bonheur! àp ine il on existe De comparab'e à c l i qie je sens.
PE K.EHNOHFE.. bus à Estelle
J'ai mis ded an* ce gran i capitaliste ; J'aurais vernit] pour cinq cent mille francs.
M""" DESPEKR1ERS.
Tout , je le vois , réussit à mon f.ère.
PlfKART.
Ah' je le tiens.
dk kertvonek.