C&UC
LesPrécédens, earce/jfr? GUSTAVE, qui vient de sortir. Pendant la pai t? de la scène précédente , des domestiques ont prépaie des sièges autour de la table. M. de Kernonek , Mad. Desperriers, et les antres Actionnaires qui étaient en groupes, vont s'asseoir. On va se placer à droite et à gauche, de manière que tout le monde soit assis qnaid Piffart se trouve h sonbureav. — Ily ade tous les cotés des conr< rsatiohs particulières, un chuchotement qui cesse quand Piffart commence à parler. ( Chut! silence !) Le Domestique s' approchant de Piffart lui présente le portefeuille, et plusieurs papiers.
PIFFART.
C est bien... Pacte de société... les papiers relatifs. (Bas à ; Labourdinière , qui se trouve à ladroite.)T\x sais ce dont nous sommes convenus ?
labourdinière , de même.
Oui , monsieur.
PIFFART.
A ton rôle.
labourdinière.
Il est là. (Tl va se placer sur /? devant h droite.) piffart , à de Kemonek et à Mad, Desparriers, leur montrant
le portefeuille.
AussitôtLi séance tcrmine'e , nous relierons ensemble... faites-nous seulement l'honneur d'v assister... cela vous coûtera peu, et vous prouvera peut être qu'on vous a\ait fait de faux rapports sur notre situation.
DE KERNONEK ET MAD. DESPERRIERS.
Volontiers. (Fis prennent plnc? chacun à Cextrémité du cercle , Mad. Desper riers à d>oiti , w.di K*rnoiiek à ganch*. Labourdinière s? place atprès de Mad. Desper riers , M. Trem-
blin est derrière elle Piffart va se mettre ala table qui est au milieu du théâtre ; h sa droite et à sa gauche sont les action' naires ranges en demi-cercle, rtsur plusieurs rangs.)
PIFFART.
Messieurs.., jaunis les ope radions commerciales et. financières n'eut <'ie bérissces de plus d'entraves et de plus ('e difficultés. Jim li-; plus de pie'ycs n'ont e'ie'tcr.dus aux capitalistes . plus d'appât ofï'erls h leur rre'dulite'... plus de précis pices ourerls sons Igurs pas... Ce n'est donc qu'après a\oir Ijicm explore' au flambeau de l'expérience le | oint du départ... la roule h parcourir.., et surtout le but... <{uc j!«se aujourd'hui , messieurs, vous rasseinl 1er chez moi, pour soumettre à vos lumières et a votre approbation une nouvelleenti e|)rise
MAD. PESPCRRIEM.
Qui, d'avance , est reconnue impraticable, je le sais, (lin léger murmure qui augmente toujours et ne eesse que lorsque Cri fort demande la parole.)
PIFFART.
Qui vous Ta dit?
MAD. DESPERRIERS.
Des gens qui s'y connaissent.
DE KERNONEK.
Et qui l'ont déclarée impossible.
TREMBLIN.
Permettez donc, .messieurs , si c'est impossible c'est Lien différant.
Hardy, qui est à gauche derrière de Kernonek. Qu'est-ce que cela fait?... il faut toujours voir.
TREMBLIlf.
M. Hardy ne doute de rien.
HARDY
Et M. Tremblin a toujours peur.
THEMBI.1N.
Certainement ; j'ai peur d(j ne pas gagner as?ez. crifort, au fond et à droite , se levant et parlant Ires-haut, Messieurs, je demande la parole.
Je ferai observer à M. Crifort que je n'ai pas encore explique l'affaire.
CRIFORT.
C'est justement pour cela, quelle qu'elle soit et sans la coniiiît.e , (jue je soutiens (juc l'on doit écarter les projets dispendieux, les projets ruineux... Voyez, messieurs, à Londres, le chemin sous In Tamise... c'est superbe... mais quelle dépense pour les actionnaires !
CLA1DENKT, à gauche.
La dépense n'y fait rien
HARDY
M. Clairenet a raison.
claihenet , se levant.
C'est le produit qu'il faut voir le re'sultat avant tout..
Qu'est-ce qu'il nous en reviendra? et quel sera le dividende?... Le dividende , messieurs, voila le grand mot.
TOUS
Oui , oui , le dividende
DC KERNONKK.
Eli bien, vous n'en durez |>;is... c;ir, moi qui connais l'entreprise, je siuitic is que cLius les puits artésiens ou s'enfoncer i , cl qu'il n'y a pas d'eau à boire. [ Un murmure jui dure jusqu'à ce que tout lé monde se lave.)
TKEMBMN.
Ali î mon Dieu !
C1UFOHT.
Il s'agit de poils artésiens... je ne donne pas la dedans... et .si je l'avais su , je n'aurais pas pris la peine de venir... je retire ma souscription.
Tors , se levant.
Moi aussi , je demande la mienne.
CHŒl fi.
Ain : Non, non je nepartirai.
Non, non morbleu, je n'en veux point,
Je n'enti mirai rien ur ce pointa
TIFFART.
Ne jugez pas d'avance ,
Un in -l.int de silence.
Monsieur CriToîl l'a pris si haut.
Qu'on n'entend rien.
TOUS
C'est ce qu'il faut.
Non, non, mnrl>leu. je n'en veux point, Je serai [\ raie sur ce peint.
( Apres le chœur , beaucoup de confusion ; on se mêle , on met son chap"au , on va. sortir.
piffart, criant au milieu du bruit.
Et moi, messieurs, je demande la parole.
CLAlBEïSET, qui est passe à la droit0, Silence! messieurs, il faut 1 écouter... écoutons...