‹ Les actionnaires, comédie-vaudeville en un acteChapitre 9 sur 14 · TOIS · texte numérisé non relu

TOIS

Oui, oui... écoulons. ( Chacun va s'asseoir, sans qu'il soit nécessaire que ce soit aux mêmes places. Cri fort se trouve n giucJie près de Hardy , Dtspei thes à cauche et Clairenet à droite; on s assied sans précipitation , lentement.)

piffart, avec chaleur On ne m'a pas même laissé développer l'entreprise qnc j'ai moue... et déjà on ladénatu e, on la déprécie... je ne m'attendais pas a trouver ici des adversaires, des ennemis.

TOUS

Oh ! des ennemis.

piffart, vivement.

Oui messieurs, des ennemis, tranchons le mot. Qui les a fait naître? les succès que j'ai obtenus... la fortune que j'ai déjà acquise... C'est un malheur, et je me résigne... mais je leur demanderai seulement comment ils peuvent critiquer d'avance un projet qu'ils ne connaissent même pas.

coin

desperthes, à gauche, auprès de M. de Kernonek. Nous le connaissons.

TOUS

Oui, oui , nous le connaissons.

DESPERTHES.

Il s'agit de convertir eu prairie la plaine des Sablons.

ciufort, de sa place , à gauche.

On nous a lout raconte'.

PIFFART.

Et qui donc?

CRIFORT.

Quelqu'un qui est dans votre intimité'.

Je vous tle'fie de le nommer.

laroirdinière 7 avnc fiert" et s? levant. Il est inutile de le demander .. c'est moi, monsieur.

PIFFART.

Vous , monsieur, a qui , dans mes dernières ope'rations , j'ai fait gagner cite» sommes considérables! vous que je devais croire mon ami î

LABOLRDIIN1ÈRE.

Votre ami !... non, monsieur... je rends justice à vos immenses talens administratifs ; a cette liante connaissance des affaires qui vous rend si fier , et que je ne nie point... je vous eslime , en un mot... mais je ne vous aime point... et quelque tort que puissent me faire votre cre'dit, vos liaisons , vos puissante^ protections... nous ne sommes pas ici pour nous faire des complimens... nous ysommes pour deTendre nos intérêts , notre argent.

CLAIRENET.

Il a raison.

Oui... il a raison.

Je pense comme lui.

TOUS

HARDY

TRIMBLIN.

C'est un homme qui n'a pas peur.

DESPERTHES.

C'est un bon citoyen.

LABOURDINIÈnn.

Si l'affaire était bonne, je le dir.iis... Avant de la connaître je la croyais telle ; j'en ai p ir!e' dans ce sens h plusieurs de ces messieurs , qui peinent l'attester.

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