AVERTISSEMENT
On aurait pu dire, en termes plus simples, qu’on se propose, ici, d'étudier les actions réciproques du psychisme sur le physique. Mais on a tenu à marquer, par ce terme d’actions « dynamiques », que les mécanismes psychiques exercent bien réellement des effets dynamiques sur le physique. Par ailleurs, si l’on s’en tient à l’un des côtés du problème, c’est qu'il faut nécessairement se limiter, dans un domaine qui embrasse tout ensemble la psychologie et la pathologie générale.
On ne s’occupera donc, ici, que des symptômes corporels qui ont une origine psychique.
La plupart des médecins ne nient point qu’il y ait une relation entre certains syndromes maladifs et un état qu'ils appellent, d'un terme qui ne signifie rien, mais qui s’entend, un état « nerveux ». [ls connaissent l’ictère émotif, la pollakiurie nerveuse, la boule hystérique, les dyspepsies nerveuses, : la colite muco-membraneuse, etc. D’aucuns vont même jusqu'à admettre l’origine psychique de certains eczémas, de verrues, de troubles vasculaires ou respiratoires. Bien peu consentent à accepter la notion d’une maladie née de toutes pièces par des voies psychiques.
On se propose de montrer le rôle immense, et généralement méconnu, des malaises psychiques dans la genèse des symptômes maladifs. On examinera l'attitude des médecins devant ces symptômes et l’on confrontera les méthodes thérapeutiques qu'on leur oppose. Il s’agit donc d’un essai de confrontation des psychothérapies.
Il ne peut être question de passer en revue les méthodes thérapeutiques appliquées aux symptômes névropathiques. On
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se bornera à regarder les choses de haut, et donc on n’éprouvera nulle gêne à faire ressortir les mérites respectifs des médecins, des guérisseurs ou des charlatans, des remèdes surnaturels. L’on n’a en vue que l'intérêt des malades. Au surplus, on ne se flatte à aucun degré de l'espoir de convaincre qui que ce soit, ni de changer rien à rien. Il nous à simplement paru divertissant de souligner certains côtés, manifestement insuffisants, de la formation psychologique des médecins, et d'indiquer, en motivant notre choix, la ou les méthodes thérapeutiques qui nous semblent le plus aptes à rendre service au genre de malades qui nous occupe.