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MADAME UGALDE

compte que c'est dans les derniers jours de Tannée qu'elle est née — ce qui serait fort peu agréable pour elle. Mieux vaut donc la rajeunir d'un mois, afin qu'on ne la vieillisse certainement pas d'une année.

Sa mère lui apprit le chant dès qu'elle commença à parler; elle n'a jamais eu d'autre professeur, et elle n'a pas eu lieu, vous le voyez, de se plaindre de celui-là — que lui avait doimé la nature.

Je connais quelqu'un qui l'a entendue, à onze ans, à l'hôtel de Montmorency, dans un salon particulier, et il paraît que sa voix était déjà magnifique.

Le prince de la Moskowa se trouva plus tard avoir roccasiou de la remarquer et, émerveillé de ses étonnantes dispositions, il résolut de s'occuper d'elle et la fit chanter dans ses concerts.

Elle fut engagée au Château des Fleurs — où Ton danse maintenant — mais elle n'y chanta point.

Sur la recommandation du compositeur Limnander, elle allait débuter dans les Monténégrins à l'Opéra national, que dirigeait Adolphe Adam, quand éclata la révolution de février.

Par suite de la fermeture de ce théâtre, la pièce fut portée par l'auteur à l'Opéra-Comique avec cette condition expresse toutefois que M"'' Ugalde en créerait le principal rôle : elle fut donc engagée.

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