M. A. GRANGER
DOCTEUR èS SCIE^XE8
imbre noire, on ne voit sur la glace photogra- I de laction exercée par les rayons lumineux le; rimage existe ; mais, comme elle est formée itance modifiée, soit des produits de la décom- >n infime de la matière, Toeil ne peut percevoir lette image latente peut ôtre rendue visible en st-à-dire en la faisant se dessiner avec Targent [it de la décomposition du bromure d'argent, n agent approprié. L'opération qui a pour but l'image s'appelle le développement ; les corps •oduire sont appelés révélateurs ou développathéorie que nous admettions pour nous rendre [itution de l'image latente photographique, le Ta toujours être expliqué par les mêmes consim connu suivant nous permet de nous rendre ion de l'image : « Quand des matières solides se d'un liquide, le précipité se rassemble de pré- > où il y a déjà une parcelle de matière solide. » ice sensible insolée dans une solution réductrice produire de l'argent réduit qui, de préférence, )ur des parcelles d'argent métallique produites ineuse, soit autour des traces d'argent réduit insformé par la lumière et rapidement détruit haque petit grain d'argent se comporte comme m pour le métal réduit que produit la liqueur Dppement. Partout où l'action lumineuse aura isse d'argent réduit sera plus forte et, par suite,
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le centre attractif sera plus actif; en cet endroit, la réduction sera plus accentuée.
Cette action du révélateur doit être continuée jusqu'à ce que l'épaisseur de la couche d'argent soit assez forte pour le but qu'on se propose; elle est limitée pourtant par les dimensions du grain de l'image, qui devient de plus en plus grossier à mesure que s'opère le développement. Si Ton pousse trop loin le développement, on doit perdre en finesse ce que l'on gagne en vigueur, c'est ce que la pratique nous enseigne. Un cliché trop développé manque toujours de finesse.
On peut facilement se convaincre de l'exactitude de cette manière de voir en plongeant une glace non impressionnée dans une solution révélatrice ; il ne se produit rien. Vient-on à toucher un point de sa surface avec l'extrémité d'un fil d'argent, il se produit aussitôt une tache noire d'argent réduit autour du point touché.
Effectuer le développement de l'image latente, c'est détruire le composé argentique au moyen d'un corps s'emparant du brome et laissant l'argent non attaqué ; il nous reste à déterminer les corps qui pourront avoir cette propriété, c'est ce que nous allons essayer d'indiquer.
Parmi les corps susceptibles de s'emparer des halogènes qui, combinés à l'argent, forment la substance impressionnable des glaces photographiques, l'hydrogène est un des plus intéressants et des plus faciles à employer. C'est à lui que nous nous adressons et c'est Teau qui nous le fournira. Nous développerons avec une solution d'un corps facilement oxydable : l'hydrogène de Teau pourra ainsi s'unir au chlore ou au brome, et l'oxygène se combinera au réducteur employé comme substance révélatrice.
La constitution des bains de développement varie naturellement selon le procédé suivi pour obtenir l'image. Au début de la photographie, pour développer les clichés au coilodion, on se servait d'un mélange d'une solution de nitrate d'argent et d'une liqueur réductrice (pyrogallol ou sulfate ferreux, par exemple). Pour révéler le gélatino-bromure, on n'a pas besoin d'employer une solution laissant déposer de l'argent ; un réducteur énergique approprié permet d'obtenir aux endroits impressionnés un dépôt d'argent suffisant. Les développateurs doivent remplir les conditions suivantes:
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l*' La substance doit être soluble dans l'eau )u dans une solution aqueuse, elle ne doit pas, seule, décomposer Teau ;
2° Les produits d'oxydation doivent être solubles, ils doivent être sans action sur Timage latente;
3* La solution, doit être peu colorante et, par son oxydation, ne pas colorer le support du bromure d'argent.
4° Le corps doit pouvoir s'obtenir facilement à l'état de pureté ; sa conservation doit être possible facilement. Une substance altérable ne pourrait donner que des résultats variables et tout à fait irréguliers.
Tous les réducteurs que nous connaissons ne sont pas aptes à révéler l'image photographique, les conditions énoncées plus haut étant nécessaires, mais non suffisantes. Les lois permettant de déterminer la constitution d'un révélateur nous sont encore inconnues. Dans ces dernières années, pourtant, d'intéressantes recherches ont été faites dans cette voie, et nous signalerons plus loin les résultats importants acquis. Ces travaux n'ont porté que sur les révélateurs organiques, et c'est grâce à ces recherches que beaucoup de ces corps sont entrés récemment dans la pratique photographique.
Révélateurs minéraux. — De tous les composés minéraux, essayés jusqu'à ce jour, le seul dont la pratique ait sanctionné l'emploi est Toxalate ferreux.
Pour développer, on se sert d'oxalate ferreux dissous dans l'oxalate de potassium; cette dissolution, étant altérable au contact de loxygène de l'air, se prépare au moment même du développement en versant du sulfate ferreux dans un excès d'oxalate de potassium. L'oxalate ferreux, qui se produit quand on verse dans la solution d'un sel ferreux un oxalate alcalin, se redissout dans un excès de réactif en formant un sel double. Il n'est pas indifférent, au point de vue photographique, d'employer l'oxalate double de fer et de potassium, plutôt que tout autre sel double, l'oxalate ferrico-potassique étant plus soluble que les oxalates ferrico-sodique et ferricoammonique.
Quand on ajoute à la solution d'oxalate ferreux certains corps, on peut accélérer ou retarder son action développatrice.
Le bromure de potassium et le bromure d'ammonium sont des retardateurs très actifs, ils paraissent agir en contrebalançant
Les révélateurs photogî^aphiques âo
l'action lumineuse. D'autres corps, tels que les chlorures et iodures alcalins, la teinture d'iode, le perchlorure de fer, la glycérine, le sucre, les acides tartrique et citrique, agissent aussi comme retardateurs. Les résultats sont inférieurs à ceux que donnent les bromures ; aussi ces derniers sont-ils employés presque uniquement jusqu'ici.
L'hyposulfite de sodium produit Faction inverse, il exalte les propriétés réductrices du révélateur; aussi son emploi a-t-il été recommandé pour le développement des clichés trop peu posés.
D'autres corps essayés comme révélateurs n'ont donné que des résultats médiocres, tels sont : le phosphite ferreux, le citrate ferreux, le benzoate ferreux, l'hypophosphite ferreux, le chlorure cuivreux, rhydrosulfite de sodium, etc. Aucun des composés minéraux, autres que Toxalate ferreux, essayés jusqu'à ce jour, ne peut être employé pratiquement comme révélateur.
Uévélateui»» oi*cjanic|iic$i. — U y a quelques années, le pyrogallol était le seul composé organique utilisé comme révélateur. Une solution d'acide pyrogallique, additionnée d'alcali, absorbe l'oxygène de l'air ; cette propriété l'avait fait proposer par Licbig pour analyser l'air. Dans les mêmes conditions, le pyrogallol révèle l'image photographique.
D'autres corps, et principalement les phénols, se comportent comme le pyrogallol et peuvent servir de révélateurs. Depuis les progrès de la chimie organique, on a essayé divers corps se rapprochant plus ou moins de la série phénolique; les résultats obtenus' sont assez nombreux et assez satisfaisants pour mériter une mention spéciale.
X Parmi toutes les tentatives faites pour découvrir de nouveaux composés organiques doués du pouvoir révélateur, il faut citer en première ligne les travaux de MxM. A. et L. Lumière ; leurs recherches entreprises avec beaucoup de méthode ont permis de formuler quelques règles pratiques intéressantes. M. le D"" Andresen a également étudié la question des révélateurs organiques et a proposé un certain nombre de corps intéressants.
MM. Lumière ont pensé qu'il devait exister une relation entre la constitution chimique des composés organiques et leurs propriétés révélatrices; leurs essais ont porté sur un très grand nombre de com-
posés de la série aromatique, préparés spécialement à un grand état de pureté.
Nous allons, comme Tout fait les auteurs, examiner les diverses fonctions susceptibles de fournir des révélateurs.
Phénols. — Ce sont les premiers corps à examiner logiquement; le pyrogallol étant un phénol, il peut se trouver que d'autres corps ayant même fonction jouissent de propriétés révélatrices.
Les phénols monoatomiques, bien que doués de propriétés réductrices, sont impropres au développement. Le phénol ordinaire, les crésols, les thymols, les naphtols, etc., sont sans action sur l'image latente.
Les phénols diatomiquos donnent des résultats différents suivant la série à laquelle ils appartiennent : action énergique dans les séries ortho et para, nulle dans la série meta.
En général, les homologues supérieurs des diphénols précédents, excepté toutefois ceux dont les hydroxyles sont en position meta, développent.
L'examen des phénols triatomiqucs conduit aux mêmes conclusions : le pyrogallol et l'oxyhydroquinone qui ont deux de leurs hydroxyles en position ortho ou para sont des révélateurs ; la phloroglucine ne développe pas ; en effet, ses groupements sont en position meta.
Aminés. — Nous ferons la même observation que pour les phénols : les monamines aromatiques sont sans action sur les combinaisons halogénées d'argent. Les diamines, au contraire, se comportent comme les diphénols.
Le D*" Andresen a, le premier, signalé la paraphénylène diamine et l'orthophénylène diamine comme révélateurs. Ces deux corps agissent, le second moins que le premier, tandis que la métaphénylêne diamine reste sans action.
Quelques triamines ont été essayées, mais leur instabilité ne se prête que difficilement à des recherches de ce genre.
Les homologues supérieurs des diamines paraissent comparables aux homologues des diphénols. Le pouvoir semble exister dans tous les corps amidés contenant deux groupements amidogénés en position ortho ou para dans un même noyau.
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Autres fonctions. — Les corps qui possèdent des propriétés réductricos et qui appartiennent à d'autres séries de fonctions, telles que les célones, les aldéhydes, etc., sont sans action sur les halosels d'argent.
Jusqu'ici on ne connaît aucun révélateur qui ne contienne des substitutions, soit hydroxylées, soit amidées.
Fonctions mixtes. — Comme il était facile do le prévoir, les soûls corps utilisables sont les composés, à fonction mixte, amidés et hydroxylés. Les amidophénols sont, en effet, de bons révélateurs.
Nous retrouvons dans cette série la généralisation des faits observés précédemment; la série para développe à Toxclusion de la série raéta. On trouve aussi dans la série ortho des réducteurs, mais leur action est moins énergique que celle des composés para.
Le paramidophénol développe très bien, l'ortho-amidophénol développe moins bien, et le méla-amidophénol est inactif.
Si nous considérons les homologues supérieurs des amidophénols ot les amidophénols plus complexes, nous trouvons encore des corps contenant deux groupes en position para (ou ortho) qui sont des révélateurs.
Voici quelques-unes de ces substances :
/OH H) Le diamidophénol C«H»^AzH» (2)
\AzH» (4)