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SUR LES DETERMINATIONS DES POIDS ATOMIQUES DE STASS

neinent des rapports, on choisit arbitrairement la valeur du poids atomique d'un corps A (0 = 16 par exemple), on détermine le poids atomique d'un autre corps B en fonction de A, et l'on trouve

puis, on détermine le poids atomique d'un troisième corps D en fonction de B

D = Kj.B = K^KjA,

et ainsi de suite jusqu'à l'élément X, pour lequel on a

X = KfK2 ... K/iA

Mais, dans cette manière de procéder, tous les rapports K sont affectés d'erreurs inconnues, et ces erreurs s'accumulent de plus en plus jusqu'à faire disparaître toute exactitude.

Les travaux de tout un siècle ayant établi qu'en posant = 16 les poids atomiques de presque tous les éléments sont très voisins de nombres entiers, ou d'un nombre entier augmenté de 0,5, on est conduit à une solution mathématique du calcul des poids atomiques.

Appelons A, B, G, , X, les poids atomiques vrais ou de précision.

Appelons Ao, Bo, Co, , Xo, les nombres entiers ou entiers

+ 0,5, qui s'en approchent le plus, et que nous désignerons sous le nom de poids atomiques usuels.

On a

A = A^ + a B = Bo + ô

X = Xo + a;

Les écarts a, A, , j:*, sont assez petits par rapport à A^, Bq, ...,

Xq, pour permettre l'application des procédés simples du calcul des petites différences. finies.

Posons donc

Aq Bq Xq

On aura

et pour le rapport

LKS ACTUALITES CHIMIQUES

A = Ao (1 + a) B = B. (1 + p)

Le rapport vrai a donc pour coefficient la différence des coefficients des éléments.

Avec de bonnes analyses, on peut toujours prouver les valeurs des poids atomiques usuels; ces valeurs sont fixes, si Ton prend comme étalon des corps tels que le carbone, le diamant, l'argent pur.

Les poids atomiques usuels permettent d'effectuer, comme nous Tavons vu plus haut, Texamen critique des expériences ; on en tirera la valeur de X, par conséquent l'écart x et le coefficient \ relatif à Tunité.

Alors, ou bien ces écarts diminueront graduellement avec l'accroissement de l'exactitude des analyses et des calculs, ou bien ils s'arrêteront à des valeurs appréciables.

Suivant l'auteur dont nous résumons les idées, tous les éléments dont le poids atomique a été déterminé avec assez de précision ont donné des écarts tendant vers et atteignant môme 0.

Ainsi, les récentes analyses du sulfate de cuivre faites par Richard conduisent, pour

Cu ^ 63,53, a; ^ 0,03

S =:= \Vl

et \ = 0,000469

Do même» dans la transformation du carbonate de soude on sulfate de soude, on a trouvé :

Donc, pour obtenir le poids atomique vrai, il convient d'effectuer

SUR LES DÉTERMINATIONS DES POlDS ATOMIQUES DE STASS 15

une série de déterminations expérimentales, avec des quantités de matières graduellement croissantes, depuis des valeurs très petites jusqu'à un maximum compatible avec la précision voulue.

Le poids atomique vrai sera, non la moyenne de toutes les déterminations, mais la valeur limite correspondant à dos poids de matière tendant vers 0, à la condition que Ton ait opéré sur la matière la plus pure, qu'on Tait soumise aux opérations chimiques les plus simples, les plus directes et les plus complètes. Prenons comme exemple la mesure du poids atomique vrai de Thydrogène pour = 16.

Soient y le poids d'oxygène pris à Toxydc de cuivre et déterminé

par différence ;

X, le poids de Teau obtenue;

g y', le poids théorique d'oxygène correspondant a X, et = - X.

Posons

Les expériences de Dumas donnent deux lignes distinctes. Dans Tune, la valeur de y\ est indépendante de la quantité de matière et, pour "n = 0, on a H = 1. Dans Tautre courbe continue, r, augmente régulièrement avec la quantité de matière, ce qui indique l'existence d'une faible cause d'erreur.

La discussion des analyses plus récentes de Keiser, Cooke et Richard, Dittmar et Henderson, Morley, permet de calculer la valeur de 71 pour des doses croissantes d'hydrogène employé à former de l'eau.

Hydrogène employé 0,66 2,66 3,80

Eau produite 5,89 :24,0 34,2

La courbe qui donne en ordonnées les poids atomiques, et en abscisses les décigrammes d'hydrogène brûlé, est telle que, pour une dose d'hydrogène voisine de 0, 7| devient nul, et H = 1.

Les déterminations fondamentales sur lesquelles repose le système des équivalents prêtent le flanc à un autre genre de critiques, d'ordre moins mathématique et de nature plus expérimentale.

Toutes les fois que Ton décompose par la chaleur un composé, qui se résout par là en un produit fixe et en un produit gazeux ou volatil, il est extrêmement difficile d'éliminer les dernières traces du produit volatil, dont une fraction, minime il est vrai, mais qui peut être rendue sensible par des réactions délicates, reste fixée avec énergie au résidu non volatil. Nous pouvons citer, à Tappui de cette proposition, des observations très nettes et contrôlées par un grand nombre d'expériences.

On admet généralement que le nitrate cuivrique pur, chauffé progressivement jusqu'au rouge naissant, laisse, alors que toute trace de vapeurs nitreuses a disparu, de l'oxyde cuivrique pur comme résidu fixe. Or, si, après avoir chauffé pendant longtemps au rouge sombre un semblable oxyde dans un courant d'air, on le réduit par l'hydrogène, on constate toujours que le poids de l'eau formée est inférieur à celui qui correspond à la perte éprouvée par l'oxyde réduit à l'état de cuivre et que l'on calcule diaprés cette perte, en admettant que l'eau est formée de 8 parties d'oxygène et de i partie d'hydrogène. Cet excédent de perte éprouvée par l'oxyde cuivrique du nitrate est dû à de l'azote resté fixé avec énergie sur ce produit.

Il en résulte forcément que toutes les synthèses de l'eau réalisées avec l'oxyde du nitrate donnent pour l'équivalent de l'oxygène, par rapport àH = l, un nombre trop élevé, ou, pour l'hydrogène, par rapport à 0= 16, un nombre trop faible.

Avec l'oxyde de cuivre obtenu par combination directe du cuivre le désaccord n'existe plus.

Rien ne prouve que, lors de la décomposition du chlorate de potasse par la chaleur, le départ de l'oxygène soit absolu, et que ce qui est compté comme du chlorure de potassium ne retient pas énergiquement une certaine dose d'oxygène. D'après la grande généralité des faits de ce genre, l'inverse nous semble, au contraire, peu probable, et je pourrais citer à l'appui de cette opinion des expériences personnelles : du chlorate de potasse chauffé longtemps au rouge naissant jusqu'à cessation de tout dégagement gazeux, et plus longtemps encore, donne avec l'eau une réaction de chlorure de potassium qui décolore le carmin d'indigo à chaud sous l'influence de l'acide chlorhydrique, et, s'il en est ainsi, la base même des expé-

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