SUR LES DÉTERMINATIONS DES POIDS ATOMIQUES DE STA8S
riences de Stass, quelque précises qu'elles paraissent, du reste, est ébranlée, et tout Tédifice serait à reprendre.
Lorsque Stass transforme en nitrate sec et même fondu un poids connu d'argent pur, et déduit du poids du nitrate trouvé le poids atomique de Tazote, nous ne pouvons écarter Tarrière-pensée que le nitrate résidu peut retenir une fraction de Facide azotique employé en excès pour dissoudre Targent, et que ce résidu, au lieu d'être AzO^Ag, représente réellement Az03Ag + 5. AzO^H.
L'oxyde ferrique, obtenu comme résidu de la décomposition réelle, à une température notablement supérieure à celle nécessaire pour provoquer la décomposition du sel, retient aussi de l'azote sous une forme indéterminée et fournit, par réduction complète au rouge par l'hydrogène, un poids d'eau inférieur à celui qui correspond à la réaction
Fe^O^ + 6H = tV -f 3H»0.
Le colcothar formé parcalcination prolongée, au rouge, du sulfate ferreux, retient de petites quantités de soufre qui se révèle par la production d'hydrogène sulfuré, lorsqu'on réduit l'oxyde ferrique par l'hydrogène. De ces faits découle pour nous un certain trouble, une certaine inquiétude sur la valeur réelle et scientifique des déterminations de cet ordre, qui, malheureusement, se trouvent placées à la base de l'édifice.
Si la cause d'erreur que nous signalons est de grandeur susceptible d'influer sérieusement sur les nombres trouvés, il y aurait lieu de procéder à une revision. Peut-être alors reviendrait-on à la théorie de Prout et de Dumas.
ACTUALITÉS CUIM.
PAR
M. WYROUBOFF