CIP = C (C'H^) - CH = CH — CH(CH3) -- CH»(OH
irbier, en 1893, confirma ces résultats, considérant égalerhodinol comme un corps défini. Le rhodinol déshydraté nit un carbure qu'il caractérise comme étant le dipentène.
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MM. Markownikoff et Reformatsky, étudiant, en 1892, trois échantillons d'essences préparés sous le contrôle du Gouvernement bulgare, publièrent des résultats notablement différents.
Pour ces chimistes, Talcool primaire extrait de Tessence par distillation fractionnée possède la formule C^^H^^O ; ils lui donnent le nom de roséoL
D'autres produits alcooliques venaient bientôt augmenter la famille du géraniol, du rhodinol et du roséol. M. Barbier retirait de l'essence française de géranium un alcool : le rhodinol du pélargonium, qu'il déclarait identique au rhodinol de l'essence de roses. M. Hesse découvrait dans les essences de roses et de pélargonium un nouvel alcool qui recevait le nom de réuniol, l'essence de géranium de la Réunion étant celle qui en renferme le plus. Pour l'extraire, il saponifiait les essences par la potasse alcoolique, en autoclave à 150°. La partie alcoolique entraînée par la vapeur d'eau était traitée par l'anhydride camphorique à 140° pendant huit heures. En épuisant ensuite à l'éther, on obtenait Téther camphorique qui, saponifié par la potasse alcoolique, donnait le réuniol pur sous la forme d'un liquide bouillant à 225-226'', déviant de 1** 45' à gauche sous une épaisseur de 100 millimètres. L'analyse conduisait à une formule oscillant entre C^^hiso et C^OH^OQ. Pour M. Hesse, le réuniol était la partie intéressante de l'essence de roses ; le rhodinol de M. Barbier n'étant qu'un mélange de réuniol et de géraniol. Le rhodinol et le réuniol étaient offerts au commerce de la parfumerie comme succédanés de l'essence de roses.
Nous verrons plus loin que le rhodinol, pas plus que le réuniol et le roséol ne sont des espèces chimiques définies, mais bien des mélanges dans lesquels le géraniol entre pour la plus grande part.
Enfin, le géraniol peut se préparer par isomérisation du linalol. Le linalol existe dans les essences de linaloé, de lavande, d'aspic, de bergamote, soit libre, soit à l'état d'éthers. Il est lévogyre, bout à 198-200° ; si l'on chauffe en tube scellé un mélange de linalol et d'anhydride acétique et qu'on élève la température au-dessus de 100°, on obtient non pas l'acétate de linalyle, mais l'acétate de géranyle. En saponifiant cet acétate, on obtient le géraniol inactif ou très faiblement dextrogyre avec toutes les propriétés physiques et chimiques qui le caractérisent.
Le géraniol pur se présente sous la forme d'un liquide huileux.
lolore. Son odeur n'est pas très intense ; elle rappelle faiblement le des essences de roses et de géranium. Constitue-t-il vraiment partie odorante de ces essences, n'est-il que le support inodore de ieur dont la nature nous demeurerait inconnue, le géraniol tout à t pur serait-il inodore ? Ce sont des questions auxquelles nous ne iivons répondre actuellement. Cette aptitude à servir de support !t odeurs est toutefois mise en évidence par la pratique indusaile elle-même. En distillant du géraniol sur des fleurs de roses, réséda, par exemple, on obtient des produits qui possèdent à un Lit degré Todeur de la rose et du réséda.
1 bout à 229-230" sous la pression normale, à 116** sous la presn de 10 millimètres.
5a densité égale 0,887 à 0°. Il est sans action sur la lumière poisée. Son indice de réfraction pour la lumière jaune 7?d= 1,4766, réfraction moléculaire est donc de 48,71 (calculée pour C^^H^^O îcdeux liaisons éthyléniques = 48,66).
1 possède la propriété de se combiner à difl'érents composés méliques, notamment aux chlorures de calcium et de magnésium, te propriété a été mise à profit pour le préparer à l'état de pureté pour l'extraire des mélanges qui le renferment. Le géraniol brut n desséché est broyé dans un mortier avec du chlorure de calm récemment fondu et réduit en poudre fine. Le mélange est indonné pendant quelques heures à basse température sous ? cloche au-dessus de l'acide sulfurique. On obtient ainsi une sse plus ou moins dure que l'on broie à plusieurs reprises avec benzène ou de l'éther de pétrole anhydre, afin d'enlever toute partie non combinée au chlorure de calcium. La combinaison de obtenue est alors traitée par l'eau qui la décompose. Le géiol vient surnager, on le sépare par décantation et on le distille, le procédé ne permet pas, malheureusement, d'enlever la totalité géraniol. Il ne permet môme de le déceler que dans des mélanges en renferment au moins 25 0/0.
,a détermination de la réfraction moléculaire fait prévoir l'existé de deux liaisons éthyléniques dans la molécule du géraniol. it ce que l'expérience confirme. Il absorbe en effet 4 atomes de me, le produit brome se présente sous la forme d'un sirop très }ré, incristallisable, qui ?o décompose à la distillation en dégîintdc l'acide bronihydriquc.
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L'acide bromhydrique en solution dans Tacide acétique cristallisable réagissant sur le géraniol a donné à M. Naschold un dibromhydrate de bromure de géraniol C^'^H^^Br'. Ce corps, traité par Tacétate d'argent, fournit de Tacétate de géranyle et la diacétine du glycol C^oHi8(OH)2.
L'acide chlorhydrique gazeux est absorbé vivement par le géraniol. Ainsi que l'ont montré M. Barbier d'abord, puis M. Reychler, c'est le dichlorhydrate C^^H^^Cl'^ qui prend naissance, en même temps qu'il s'élimine 1 molécule d'eau. Traité à l'ébuUition par une solution acétique d'acétate de potassium, ce dichlorhydrate fournit du dipentène.
M. Reychler a vainement essayé d'obtenir le chlorure de géra^ nyle C^^H^'OCl décrit par Jacobsen, soit en traitant le dichlorhydrate par l'eau bouillante, soit en faisant réagir sur le géraniol la quantité théorique d'acide chlorhydrique. 11 n'a pu obtenir dans ces conditions que des substances mal définies. En faisant réagir la potasse alcoolique sur le dichlorhydrate, on élimine le chlore et l'on revient au géraniol primitif.
MM. Barbier et Bonveault ont constaté que le corps C^^H^^CP n'est pas un composé unique, mais un. mélange de dichlorhydrate et d'un chlorhydrate de chlorure de géranyle. Ce dernier corps, en effet, renferme encore une liaison éthylénique, et l'expérience montre que le produit obtenu fixe le brome ; de plus, traité par une solution acétique d'acétate de sodium, il fournit de l'acétate de géranyle.
La fonction alcool primaire du géraniol est mise en évidence par le fait qu'il donne des éthers sous l'action des acides monovalents, en éliminant 1 molécule d'eau. On a décrit l'acétate, le butyrate, le valériate de géranyle.
Avec les acides bibasiques, on obtient deux séries d'éthers, des éthers neutres et des éthers acides. Ils se préparent en chauffant le géraniol avec les anhydrides des acides (succinique, phtalique, camphorique). Les éthers acides se dissolvent dans l'eau, ou mieux dans une solution aqueuse de carbonate de sodium. M. Haller a constaté depuis longtemps cette propriété pour les éthers acides du bornéol. Elle permet de séparer le géraniol des corps non alcooliques qui l'accompagnent. Elle est utilisée pour sa préparation industrielle.
nhydrides n'a lieu qu'à une température trop élevée, L destruction du produit. MM. Tiemann et Schmidt Dbservé que, si l'on chauffe à 200** un mélange alique et de géraniol, on scinde ce dernier en eau et arne cette difficulté en employant non Talcool lui- 1 dérivé sodé. Le géraniol sodé se prépare soit en ; fils de sodium dans une solution éthérée ou ben- Qiol, soit en faisant réagir le métal sur le géraniol, oin de se placer dans le vide pour faciliter le dégarogène.
é est alors traité à froid, en solution éthérée, par la [ue d'anhydride :
C0\ /COOC*« *^
>0 + C*«H«'ONa = C«H*( CO-^ \COONa
une solution de carbonate de sodium on dissout
*mé; on entraîne par un courant de vapeur d'eau
atiles, puis on décompose par la potasse. On obtient
pur, de 30 à 40 0/0 de la quantité renfermée dans
s l'étude des produits d'oxydation du géraniol, afin donner une formule de structure rationnelle: Ces rt différents, suivant la nature de l'oxydant employé j de Tcxpérience. M. Semmler, qui tenta le premier employa le permanganate de potassium. 11 obtint ^ement de Tacide valérianique, ce qui le conduisit des deux formules :