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Modèle de Clodion fColJection du Garde -Meuble
lier de Tordre du Roi, premier peintre de S. M., Directeur de TAcadémie royale de peinture et de sculpture, honoraire amateur de TAcadémie d'architecture et de celle de Pétersbourg, place du Louvre, de cette paroisse ; de M. P.-L. Moreau, Écuyer, conseiller du Roi, architecte de S. M., contrôleur et inspecteur des Bâtiments de la Ville de Paris, rue de la Mortellerie, passage Saint-Jean-en-Grève, tous deux amis de la mariée; lesquels nous ont attesté le domicile, la liberté et la catholicité des contractants, sous les peines portées parles ordonnances et la décision du Roi.
Les époux avaient signé avi registre : Michel, dit Clodion, et Flore Pajou. Après eux, Pajou, sa femme, et les témoins : La Live de la Briche, Pierre, Moreau, T. Brongniart.
A la suite de ces noms venaient ceux de Michel Michel, de Michel Le Noir, cousin de Clodion', du graveur Fessard, un intime des Adam, dont un fils avait eu pour parrain Sigisbert- Michel, enfin du rédacteur de l'acte, Grenelier, vicaire de la paroisse.
Pajou ne pouvait recevoir ses enfants dans son domicile de la rue Froidmenteau, trop étroit pour deux ménages. Clodion, de son côté, ne tenait pas à installer sa femme dans son logement de garçon. Il s'en alla dans une rue nouvelle, qui faisait la prolongation de celle de Caumartin, la rue Thiroux, qu'on avait ouverte un an auparavant (1780)% et où s'établissait, sous la protection de la Reine, la manufacture de porcelaines de Le Bœuf, cette manufacture qui tirait directement sa terre de Limoges et imitait en tout,
1 . Les membres de la famille Le Noir jouissaient tous d'un certain renom comme artistes. Nous voyons accorder, le 4 juillet 1783, un congé de six mois au sieur Simon- Bernard Le Noir, peintre du roi et agréé en son Académie, allant à Bruxelles et dans la Flandre autrichienne.
2. Le président Thiroux d'Arconville, qui résidait rue du Grand-Chantier, à l'hôtel Gervillier, avait servi de parrain à la rue Thiroux, percée plus bas que la rue Caumartin, aux frais de Sandrier des Fossés, entrepreneur des Bâtiments du Roi. Elle était, dès l'abord, près d'un marais et d'un chemin de ronde que les barrières de la ville avaient dépassés. (Ch. Lefeuve, les Anciennes maisons de Paris, i 878.)
sauf pour les figures, la fabrique de Sèvres'. De cette façon, il se rapprochait de son beau-père, qui prenait alors possession du joli hôtel qu'il avait fait construire, rue de la Pépinière, par M. de Wailly, et pour lequel l'architecte demandait, dès le 21 octobre 1776, à déposer dans la cour de la pépinière du Roule des bois destinés à sa construction'-.
De grosses occupations, un travail important pour le nouveau couvent des Capucins de la rue Saint-Honoré qui, expropriés par la Comédie française, avaient acheté un terrain rue Thiroux, amenaient en même temps lartiste dans ce quartier'. Il avait accepté la commande de deux bas-reliefs qui ornèrent, jusqu'au moment de la Révolution, où ils en furent arrachés par la populace, la façade de ce couvent, devenu de nos jours le lycée Condorcet. Tous les Guides du temps parlent avec éloges de cet ouvrage, que Thierry dit avoir composé la seule décoration de cette façade, et qui, en réalité, devait recevoir dans la suite, comme complément, des statues placées dans des niches. « Le monastère des Capucins, « bâti sur les plans et dessins de M. Brongniart, architecte du roi, est <( composé de trois corps de logis, dont chacun est destiné à un usage « différent. Le premier a son entrée par la rue et réunit les deux « autres. Simple, comme les religieux qui l'habitent, il offre deux « bas-reliefs très estimés, et dignes à tous égards de M. Clodion, '.( leur auteur \ » Que représentaient ces bas-reliefs? Aucun texte, aucune gravure ne nous renseigne à ce sujet. Seul, le tableau historique et pittoresque de Paris de 1808% donnant une vue