‹ Les Adam et ClodionChapitre 16 sur 177 · BUSTE D'AMPHITRITE · texte numérisé non relu

BUSTE D'AMPHITRITE

Par Lambert-Sigisbert Adam. — Palais de Sans-Soaci, Potsdam.

« pagnées de quelques autres morceaux de sculpture dont le choix « n'est pas encore fait'. » Ce rapport était adressé à la Direction générale et ce ne fut que deux années plus tard qu'on procéda à l'expédition sur Berlin des trois figures ci-dessus mentionnées. On y avait joint deux groupes d'Adam dont nous parlerons plus longuement dans la suite. Frédéric le Grand, connaisseur peu éclairé, mettait, ainsi que le prouve sa correspondance, les créations des Adam au-dessus de toutes les autres productions des sculpteurs contemporains. Le roi de France, alors en coquetterie avec son habile voisin, flattait par conséquent son goût, en composant de la sorte le présent qu'il lui faisait. Il est fort honorable de toute façon pour Adam que ses œuvres aient été mises en comparaison avec celles de Pigalle, et plus particulièrement avec ce fameux Mercure qui reste un des spécimens les plus distingués de l'art français du xvni' siècle.

Quelques mécomptes vinrent, par contre, interrompre de temps à autre la série d'événements heureux qui marquèrent les premiers temps du séjour de Lambert-Sigisbert Adam et de Nicolas- Sébastien à Rome.

Le saint-père ayant formé, en 1728, le projet d'élever un monument à la mémoire de son avant-dernier prédécesseur au trône pontifical, de Clément XI (1701), s'enquit d'un artiste capable de répondre à son désir. II se fit présenter, en premier lieu, la liste des sculpteurs italiens; mais il ne s'en trouva pas qui présentassent toutes les qualités voulues. Les derniers statuaires, les descendants de cette nationalité des grands maîtres, Angelo et Rosconi, étaient morts, l'un en 171 5 et l'autre dans l'année même dont nous parlons, en 1728, et Maïni ainsi que délia Valle ne pouvaient prétendre à les remplacer. La curie romaine s'adressa,

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