‹ Les Adam et ClodionChapitre 18 sur 177 · Frédéric le Grand · texte numérisé non relu

Frédéric le Grand

LES ADAM. 5i

de mer', et de là sur Berlin, où elle arriva dix années plus tard*, non pas sous la conduite d'un des Adam, comme Ta prétendu Cicognara, mais malgré cela en assez bon état pour que Frédéric s'en soit déclaré satisfait'.

Un écrivain* contemporain a bien prétendu que le roi de Prusse avait eu seulement en sa possession vme faible partie de cette collection, qu'en sa qualité de mauvais connaisseur il avait joué le métier de dupe : les héritiers Polignac, Adam l'aîné et le roi de France lui-même s'étant concertés pour faire de lui le mauvais marchand. « C'est ainsi, ajoute-t-il, que Louis XV garda quelques statues de valeur (famille de Lycomède), qui étaient dès cette époque évaluées à la somme énorme de 1,200,000 livres. » Cette argumentation ne tient point devant ce fait seul que la famille de Lycomède fut effectivement transportée à Berlin, où elle se trouve encore de nos jours".

Mariette, de son côté, assure que le cardinal de Polignac avait fait accepter à Lambert-Sigisbert Adam, en payement de ses travaux, quelques-unes de ces statues, ainsi qu'un certain nombre de

1. Le navire qui portait ces curiosités fit un si prompt voyage que le pauvre Wleughels,qui n'avait plus à cette époque de nouvelles d'un sien chargement, s'écria : « Le cardinal de Polignac est plus heureux que nous, il n'y a que trois mois qu'il fit partir un vaisseau chargé d'antiques et on a eu des nouvelles qu'il est arrivé au Havre, et il doit être à présent à Paris. » (Lettre, i3 aoiàt lySi.)

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