Claude Gillet, dit Provensal
d'autres qui s'appelaient Walneffer, Hescher, Lépy, et dans la suite Lenoir, Belchamp et Menuet', etc.
C'est ainsi qu'au moment où le duc entreprenait ses importantes constructions de Lunéville et de Nancy, Jacob -Sigisbert n'est mentionné que pour des morceaux secondaires. Faisons une exception cependant en faveur d'un groupe destiné au jardin du château de Lunéville (171 5), dont la quittance est ainsi libellée : a Somme payée à Adam, maître sculpteur, pour un groupe à mettre au jardin de Lunéville. » Autrement, que voyons-nous? Des quittances données par l'artiste pour le payement des plus petits ouvrages. C'est, en 1701, un versement de quelques livres fait à Sigisbert Adam, sculpteur, « pour un Cupidon qu'il a exécuté et des grenouilles à mettre à l'entour du bassin de la table au repas donné à Son Altesse Royale le premier dimanche de carême ». Puis c'est une nouvelle somme payée « à Adam, sculpteur, pour quatre figures, un cerf, deux gros chiens, huit autres plus petits, qui servent à décorer le même repas ». Cette dernière commande se reproduit exactement en 171 5, le dimanche des Brandons, fête de Son Altesse royale ; l'artiste a fourni « un cerf, deux grands dogues, huit chiens et quatre figures d'animaux marins ». En 1716, il reparaît avec un acquit pour ouvrages au Bethléem des princes. En 1724, il a travaillé également à des figures pour cet objet".
Le génie de Jacob-Sigisbert le portait donc bien évidemment, malgré ce qu'on a pu en dire, vers ces œuvres agréables et faciles dans lesquelles ses petits-fils excellèrent. Il jouissait d'un crédit tout particulier auprès du public pour l'arrangement de certaines pièces comme les feux, les bénitiers, les figures de saints, où il s'était créé une sorte de spécialité. Il avait profité, à vrai dire,