‹ Les Adam et ClodionChapitre 80 sur 177 · I. René Ménard, la Décoration au xyiii" siècle · texte numérisé non relu

I. René Ménard, la Décoration au xyiii" siècle

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à en agir de la sorte avec le public. Dans le courant de l'année lySy, il s'était décidé sur le tard à prendre femme. L'épousée s'appelait Thérèse Le Noir, d'une famille lorraine, parente de celle des Adam par le côté maternel. Famille d'artistes, du reste, qu'un de ses membres, le sculpteur Le Noir, a rendue presque illustre. C'est ce Le Noir qui se distinguait, lors du passage de Mesdames à Nancy, en août 1761, par Tingénieuse décoration de sa maison, dont toute la ville avait parlé'. M"" Le Noir, née le 7 janvier 1731, avait vingtsix ans et Nicolas Adam cinquante-deux; fort exactement, comme on le voit, le double de son âge^ Elle habitait depuis six mois une maison du pont au Change, où son mari vint la prendre, le jour des épousailles, pour la conduire à l'église Saint-Barthélémy, sa paroisse. Pour une raison qui nous est inconnue, Lambert-Sigisbert, pas plus que Clodion et ses frères, n'assistait à ce mariage. L'acte, tout au moins, ne porte que la signature de Claude Coster, premier juge consulaire de Lorraine, à côté de celle des deux conjoints. Le nouveau ménage se trouvant à l'étroit dans la vieille maison de la rue du Champfleury, dont la Direction générale continuait libéralement la jouissance à Tartiste, doubla son installation par l'adjonction d'un autre domicile situé rue des Amandiers, une rue qui dépendait de la paroisse Sainte-Marguerite.

Cette union pouvait avoir apporté une modification favorable dans la situation pécuniaire de Nicolas Adam; mais elle n'avait assurément rien changé à l'état de détresse de son aîné, que nous retrouvons, l'année suivante, toujours aussi besogneux, aussi

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