INTRODUCTION
Les ganglions lymphatiques, et plus spécialement ceux du cou, sont toujours dans la scarlatine plus ou moins touchés. |
Leur tuméfaction varie suivant l'intensité de l’angine et peut en mesurer, en quelque sorte, la gravité.
Les adénites précoces, contemporaines de l’angine, sont aujourd’hui décrites dans tous les livres. On sait que, à l'ordinaire, elles ne constituent pas une manifestation bien grave et qu’elles se terminent en peu de jours par la résolution. Cependant, dans quelques cas, qui ne sont pas encore tout à fait exceptionnels, on a vu ces adénites devenir le point de départ de complications. C’est l’adénopathie énorme (bubons scarlatineux) accom pagnée de fétidité de l’haleine et d’un état général très grave, c’est la suppuration de ces adénites avec ulcérations des gros vaisseaux du
cou, amenant rapidement la mort par hémorragie.
Ces adénites précoces qui sont les® témoins de l'angine scarlatineuse ne nous arrêteront point. C’est à l'étude d’autres réactions ganglionnaires encore mal connues, du moins en France, que nous consacrerons notre travail.
. Nous croyons. tout d’abord, devoir décrire une adénite scarlatineuse secondaire, terme que nous employons par analogie avec celui de fièvre scarlatineuse secondaire, créé
par Gumprecht. L’adénite scarlatineuse secondaire affecte
avec cette dernière des rapports assez étroits, comme
nous allons essayer de le montrer.
C'est l’adénopathie post-scarlatineuse qui retiendra, tout particulièrement, notre attention. Et c’est, à propos de ces adénites post-scarlatineuses — que des travaux tout récents et presque exclusivement étrangers viennent de mettre en lumière — que se posent, nous le verrons, une série de problèmes fort intéressants.
Mais, avant d'aborder notre sujet, quil nous soit permis de faire un retour sur le passé et d'adresser l'hommage de notre reconnaissance à tous les maîtres qui ont bien voulu diriger nos études médicales.
Nous n’oublierons pas nos premiers maitres de l'Ecole de Médecine de Poitiers, aussi sommes-nous heureux d'avoir élé l’élève de M. le D' CHRÉTIEN, Agrégé, Professeur de Clinique chirurgicale et de M. le D' Perir, dont nous avons souvent reçu des marques d'amitié.
Que M. le D' Faivre, Professeur de Clinique médicale, reçoive tous nos remerciements pour l’enseignement que nous reçümes dans son service.
Nous unirons dans un même sentiment de gratitude MM. les D'S MaALaAPERT, LÉGER, BESSONNET et tous
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ceux qui nous initièrent aux secrets de la médecine.
C'est M. le D° MoricHau-BEAUCHANT, Professeur, qui
nous a fourni le sujet de cette thèse et nous a aidé de ses conseils. Qu'il veuille bienici recevoir l'assurance de notre respectueuse reconnaissance pour la grande bonté qu’il nous à toujours témoignée.
Pendant notre passage à Paris, nous avons eu la bonne fortune d’être l’élève de M. le PROFESSEUR LANDOUZY, Doyen etde M. le D: Broca, Chirurgien des Enfants-Malades. Nous conserverons toujours de ces maîtres un souvenir reconnaissant.
Nous devons aussi remercier de la bienveillance qu'ils nous ont montrée MM.Iles D's LaBBé, Chirurgien des Hôpitaux, et LorTar-JAcoB.
Au cours de notre internat dans les hôpitaux du Havre, nous avons reçu de nombreux conseils pratiques et denombreuses marques de confiance de la part de nos chefs de service, et tout particulièrement de MM. les D'° BruNswIcH et DERONDE ; qu'ils veuillent bien recevoir l'expression de notre vive gratitude. |
Merci aussi à MM. les Dr Wazcx, Chirurgien des Hôpitaux, DEvizce, VicNé et Du Pasquier, Médecins des Hôpitaux.
Enfin nous nous souviendrons toujours de ces bons et gais camarades, que nous avons rencontrés pendant tout le cours de notre vie d'étudiant. Nous sommes heureux de pouvoir leur donner ici une preuve de notre amitié.
M. le PROFESSEUR GILBERT à bien voulu nous faire le grand honneur d'accepter la présidence de notre thèse.
Nous lui adressons tous nos respectueux remerciements.