‹ Les Adénites de la ScarlatineChapitre 3 sur 27 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Les adénites scarlatines secondaires

Chez la malade dont nous rapportons plus loin l’observation, voici comment se manifestaient ces adénites. |

L’éruption scarlatineuse était en voie d’effacement, la température qui, pendant cette dernière période s'était maintenue peu élevée, paraissait vouloir descendre à la normale, l’angine rétrocédait, les adénites sous-maxillaires entraient en résolution, quand. le sixième jour, une nouvelle ascension thermique apparait. La fièvre, à 38 degrés le matin, dépasse 39 degrés le soir. Rien. en apparence, ne peut l’expliquer. L'examen attentif de tous les organes ne peut déceler aucune complication, l’état général de l’enfant reste bon. Mais, deux jours après apparaissaient, dans la région sous-maxillaire et des deux côtés, des petits ganglions, du volume d’un pois, roulant sous le doigt et sensibles à la pression. On pouvait en trouver également dans l’aisselle du côté gauche. Les ganglions de la région inguinale étaient aussi augmentés de volume. Maisici nous ne pouvons pas affirmer que l’adénite n'existât pas auparavant, l'examen de cette région n'ayant pas été pratiquée dès le début de la maladie. Les

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adénites parurent avoir avec la fièvre un rapport assez étroit. Elles persistèrent pendant toute la durée des oscillations fébriles, c'est-à-dire jusqu'au dix-septième jour de la maladie, conservant à peu près les mêmes caractères et n'augmentant pas de volume. Elles disparurent définitivement peu de jours après la fièvre. Pendant ce laps de temps es seuls symptômes morbides qui purent être constatés, outre la fièvre, furent un peu de toux et de l’enchifrènement qui semblaient être en rapportavecun certain degré de naso-pharyngite. L'état général resta toujours bon, l'enfant était à peine abattue, jouait tout le jour et avait conservé son appétit. La nuit, elle dormait profondément ; quelques rares petites quintes de toux venaient parfois interrompre son sommeil.

Cette adénopathie, dont nous venons de tracer le tableau clinique, paraît devoir être rapprochée d'états analogues qui s’observent souvent en dehors de la scarlatine.

Très souvent, en effet, en clinique infantile on observe des états fébriles persistant plusieurs jours, plusieurs semaines même, dans lesquels la température oscille irrégulièrement, mais peut atteindre un chiffre assez élevé.

L'examen de tous les organes ne révèle rien d'anormal, l'état général reste bon. On serait souvent fort embarrassé, dans ces cas, de donner une cause à cette fièvre, si par une exploration minutieuse du cou, où ne parvenait pas à découvrir au niveau de cette région quelques ganglions plus ou moins gros, mais toujours sensibles à la pression.

Cette adénite occupe les deux côtés, avec, ordinairement, prédominance à droite. L'examen de la gorge donne peu de

choses. À peine peut-on noter quelque rougeur du pharynx

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