‹ Les Adénopathies Tuberculeuses Chirurgicales: Étude pathogénique, et quelques points de diagnosticChapitre 31 sur 33 · II. — Nous avons cherché à surprendre par l’expérimentation · texte numérisé non relu

II. — Nous avons cherché à surprendre par l’expérimentation

pee 2-9, 8 — ME sur le cobaye les premières phases de l'infection ganglionnaire. Mais chez cet animal, et dans nos expériences, le ganglion nous a paru plus tuberculiné que tuberculisé.: la nécrose cellulaire, due sur tout à l’action des toxines,masque les formations tubercu-

leuses vraies dont on ne peut constater que les ébauches.Cependant:

nous avons pu saisir à leur début certains processus que l'on retrouve dans les adénites chez l’homme : réaction lymphocytaire primitive, réaction des cellules fixes du réticulum à une phase plus avancée, etc.

Il. — Chez l’homme nous avons rencontré assez rarement la forme d'infiltration tuberculeuse constatée chez le cobaye. Grâce probablement à sa résistance plus grande, le ganglion humain tuberculeux présente des lésions moins diffuses, et la forme histopathologique qu'il affecte le plus fréquemment est la tuberculose miliaire. Les formes caséeuse, suppurée, fibreuse, représentent des évolutions ultérieures différentes de ce type primitif de tuberculose miliaire. Le lymphome tuberculeux lui-même, qui constitue une variété clinique d’allures spéciales, se rattache histologiquement à cette forme miliaire.

IV. — La propagation de l'infection tuberculeuse se fait de ganglion à ganglion avec une rapidité plus ou moins grande suivant la virulence du germe, la résistance du terrain, etc. Le sens de l'infection est de préférence descendant, suivant le cours de la lymphe ; il est très souvent aussi ascendant. Ge qui a conduit certains auteurs à considérer les adénopathies externes comme consécutives le plus souvent à des adénopathies médiastinales relevant d'une tuberculose pulmonaire. Nous croyons que le plus habituellement il n’en est rien, que les adénopathies chirurgicales reconnaissent pour point de départ une porte d'entrée externe.

V.— L'infection tuberculeuse du système lymphatique peut aboutir à l'infection du système sanguin, et provoquer l’éclosion d'une tuberculose généralisée. Mais ce n’est pas là une terminai-

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son habituelle : la tuberculose ganglionnaire reste bien souvent une tuberculose locale.

: VI. — L'infection tuberculeuse ganglionnaire par la voie sanguine ne paraît établie avec quelque certitude que dans certairis cas très rares de tuberculose héréditaire vraie, et dans d'autres

Cas non moins rares de tuberculose ganglionnaire aiguë évoluant

en même temps qu'une granulie. Dans la tuberculose ganglionnaire miliaire, comme dans le lymphome tuberculeux, le rôle de l'infection sanguine n’est encore qu'hypothétique.

Diagnostic.

I. — Le diagnostic des adénopathies tuberculeuses et des adénites aiguës n’offre ordinairement pas de difficultés, la tuberculose ganglionnaire n’affectant jamais une marche réellement rapide, d’allures inflammatoires. |

If, — Mais la détermination de la nature tuberculeuse d’une adénite chronique est souvent délicate. Il y a des adénites banales qui simulent à s'y méprendre les adénopathies bacillaires, et l'examen microscopique ou l’inoculation peuvent seuls lever les doutes dans ces cas.

IT. — Les adénopathies syphilitiques, accompagnant le plus souvent d’autres accidents spécifiques, ne prêtent pas d’habitude à la confusion. Cependant il existe des associations de syphilis et de tuberculose ganglionnaires, où la part de chaque infection est difficile à délimiter.

IV. — Les adénopathies épithéliomateuses se distinguent en général par des caractères cliniques nets.

V. — Les adénopathies tuberculeuses prêtent souvent à la confusion avec les tumeurs primitives des ganglions ; il semble même

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exister des associations de néoplasie et de tuberculose, le bacille de Koch pouvant infecter secondairement un lymphadénome et inversement un processus sarcomateux pouvant venir se greffer sur une adénite bacillaire. Quoi qu'il en soit, la tuberculose ganglionnaire reproduit quelquefois au complet le tableau clinique de la pseudo leucémie, non seulement à sa première période d'hypertrophies ganglionnaires, mais encore à sa seconde période de généralisation fébrile et de cachexie terminale. Trois procédés seulement permettent alors d'établir le diagnostic : l'examen microscopique, les recherches bactériologiques, et l'inoculation au cobaye. Aucun d'eux n’ayant une valeur absolue, il faudra Îles employer concurremment tous les trois dans les cas douteux.

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Le Président de la thèse,

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