CONCLUSIONS
Pathogénie.
J. — Les adénopathies tuberculeuses chirurgicales paraissent relever, dans la grande majorité des cas, d’une infection du système lymphatique par le bacille de Koch. Cette infection peut avoir pour point de départ une lésion tuberculeuse de la peau ou des muqueuses, une plaie accidentelle, une simple érosion.
Le bacille ainsi introduit par traumatisme, inhalation ou ingestion au contact des mailles du derme, y est englobé par un leucocyte et entrainé par lui dans la circulation lymphatique qui l'amène au ganglion. Il peut fort bien ne pas laisser de traces de son passage sous forme de lésion spécifique à son point d’entrée : nous avons pu, après d’autres expérimentateurs, réaliser chez le cobaye des adénopathies tuberculeuses primitives,et nous croyons qu’elles existent chez l’homme.
Le territoire lymphatique le plus exposé à ces infections tuberculeuses locales est celui qui dessert les cavités nasale, buccale et pharyngée, où les amygdales, les végétations adénoïdes, les caries dentaires, offrent au bacille de nombreuses portes d’entrée : ce qui explique la fréquence des ganglions tuberculeux du cou.
Les adénites tuberculeuses, précédées ou non de lymphangite de même nature, coexistent souvent avec des tuberculoses osseuses, ou ostéo-articulaires, si bien qu'on a pu décrire une tuberculose « adéno-osseuse ». Le retentissement de la lésion osseuse sur le système lymphatique peut s’effectuer par l'envahissement des lymphatiques des os, admis par plusieurs anatomistes, ou par l'intermédiaire du périoste et des tissus environnants, pris secondairement.