SCENE XV
BERNARD, COTING, pins M. DUBREUIL.
cotikg- , sortant du cabinet de M. Dubreuil et saluant. C'est très bien... voilà qui est arrangé.,. ( à Beriurd) je suis payé; monsieur, je vous salue, et je m'esquive; car on m'attend.
( 77 sort par le fond. ) bernabd , regardant autour de lui.
Qu'est-ce qu'il dit donc qu'il est payé?... c'est inutile, puisqu'il n'y a là personne...
m. dubreuil, sortant du cabinet.
Eh bien! mon garçon, comment cela va-t-il?
BERNARD
A merveille... mais il faut convenir aussi que vous vous y entendez joliment... tous les incidens ont été disposés avec un art... surtout une progression., ce j< ckey d'abord... puis îe til-bury... et euiince créancier que vous avez inventé... c était le coup de maître.
M. DttBREUIL.
Comment que j'ai inventé ?... C'est charmant... Il croit toujours que c'est pour rire... Apprenez , Monsieur , que
relie invention-là m'a coûté cinq cents francs et qu'à la rigueur je (ferrais rabattre sur la dot... Mais ne parlons pas <le cela... Tu es donc content de ion entretien.
BERNARD
Je suis dans l'enchantement... j'ai fait ma déclaration... et , «:i moins que l'habit (jue je porte ne me donne déjà de la fatuité, il me semble que je suis payé de retour.
M. DUBREUIL
Vraiment... eli biea ! il ne faut pas perdre de temps, et porter les derniers coups... tu aimes ma fille, tu en es aimé... c'est très-bien... je vais déranger tout cela.
BERNARD
Comment,, Monsieur?
M. DUBREUIL
Eh ! oui , je vais tout rompre.
BERNARD
Mais, M. Dubreuil, je ne souffrirai pas...
M. DUBREUIL
Et si tu me contraries, tu ne l'auras pas.:. Voici ma femme et ma û\le... entre d;jns ce cabinet, écoute, ne dis mot, et laisse moi faire...
(Bernard veut insister, Dubreuil le pousse dans le cabinet a droite , et revient.)