SCÈNE XVI
M. DUBREUIL, Mad. DUBREUIL, ÉLIS A, BEIUNARD, dans le cabinet.
Mad. dubreuil, a J'Jlisa.
Comment, ma fille... il serait amoureux de toi!... que me dis- tu là?
ÉLIS A
Oui, maman, je vous assure... (à M. Dubreuil.) Eh bien, mon papal est-ce que M. le comte de Saint-Edmond est parti?
Oui... je suis d'une colère... nous venons d'avoir une scène ensemble.
él Isa ; Comment?
M. dibreuil, d Mad. Dubreuil.
Vous ne vous douteriez jamais qu'il est amoureux de ma fille, (à Elisà) Tu ne le savais pas?
ÉLISA
Si, mon papa, puisqu'il me l'a dit.
M. DUBREUIL
Eli! bien, vois l'indignité.. . je lui ai offert ta main, et il l'a refusée.
ÉLISA et Mad. DUBREUIL.
Il l'a refusée !
M. DUBREUIL
Très-posilivement... qu'est-ce que tu dis de cela?
ÉLISA
A.li! mon papa!., je suis bien malheureuse... mais, je vous le demande... qui s'y serait attendu!., un air si bon, si aimable... et si vous saviez ce qu'il me disait ce matin.
M. DUBREUIL
C'est ma faute, j'aurais du le prévoir... mais ta mère m'avait tant répété quelle voulait pour gendre quelqu'un qui fut hors de notre profession, qui tînt dans le monde un rang plus élevé... c'était là ce qu'il nous fallait... mais il arrive, par un fâcheux retour, que nous voulous bien de ces personnes-là, mais qu'elles ne veulent pas de nous.
ÉLISA
Dieu ! quelle humiliation !
M. DUBREUIL
Oh! sans doute, ca n'est pas flatteur.... aussi dans le premier moment, j'eu ai été indigné comme vous, mais maintenant que je réfléchis ,... je n'ai pas trop le courage de lui en vouloir.
Air : Le choix que fait tout le village.
Braves marchands qu'enrichit le commerce , Pourquoi jeter les yeux plus haut que soi ? Moi, qui suis fier de l'état que j'exerce , Je vois chacun le respecter en moi.
Mais vous qu'un fol orgueil anime , De votre état vous cherchez à sortir ; Comment alors voulez-vous qu'on l'estime... Lorsque vous-même avez l'air d'en rougit 'î
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