ÉL1SÀ
Oui, certainement... ( pleurant ) Et plut au ciel qu'aulieu d'être un jeune liomme à la mode , d'être lancé dans le grand monde et dans les hautes sociétés, il fut tout simplement comme nous dans le commerce !
M. DUBREUIL
S'il en était ainsi, tu ne le dédaignerais pas?
ÉLISA
Ah ! mon Dieu , non... vous verriez plutôt...
M. DUBREUIL
Et tu l'épouserais ?
ÉLISA
Sur-le-champ.
berjnard, oui est sorti du cabinet^ se jetant a ses pieds. Lueu ! que je suis heureux!
Mad. DUBREUIL.
Que vois-je !... M. de Saint-Edmond , aux genoux de ma iille !..'. (à M. Dubreuil) Que nous disiez -vous donc ? Et qu est-ce que cela signifie ?
M. DUBREUIL
Que mes vœux sont exaucés... et que tu vois , non M. de Saint-Edmond , mais le fils de mon ami Bernard, qui est plus amoureux à lui seul que toute la Chausséed'Antin.
Mad. DUBREUIL.
M. Bernard !... il serait possible !... Je serais jouée à ce point... et vous voudriez me faire consentir...
M. DUBREUIL
Moi!., ce n'est pas la mon intention; je ne veux contraindre personne... Comme tu le disais ce matin, ma chère amie... qu'elle parle... je ne prétends l'influencer en rien... Voyons, Élisa {s' asseyant sur le fauteuil ou était Mad, Dubreuil à la deuxième scène) , veux-tu te
marier pour avoir le plaisir d'avoir une corbeille de noce, et d'aller en til-btn y ou en calèche?
ÉLISA
Non, mon papa.
Mad. DUBREUIL.
Comment, ma fille !.. vous pourriez...
M. DUBREUIL
Permettez, Madame, vous devez rester neutre... ( a Elisa.) Est-ce que par hasard tu préférerais à un élégant de la Chaussée cl'Antin, le fils de mon ancien ami Bernard?
ÉLISA
Oui, mon père.
M. DUBREUIL
Vous le voyez... je ne lui fais pas dire... et vous êtes trop bonne mère, ma chère amie, pour vouloir contraindre les inclinations de votre fille.
Mad. DUBREUIL.
Alors, tant pis pour elle... faites comme vous voudrez.
M. DUBREUIL
Voilà ce que je demandais... et grâce a ce mariage, nous restons tous au comptoir.