‹ Les âElections de 1789 en GâevaudanChapitre 34 sur 47 · TITRE VIII · texte numérisé non relu

TITRE VIII

De la Dîme

« Il y aurait à décharger les cultivateurs d'une contribution bien onéreuse pour eux, la dixme. Elle est injuste par elle-même, en ce que les cultivateurs paient seuls cette contribution à l'Eglise, tandis que tous les fidèles doivent pourvoir à ses besoins. Elle est injuste dans sa quotité, frappant également sur la semence, sur les impenses, sur le travail, sur la moisson, qui seule emporte plus du quart de la récolte. Mais elle est concussionnaire et abusive, en ce pays-ci, dans la perception du carnenc, qui dixme en une même année la mère après son agneau, .et la laine de l'agneau, un an après sa naissance. »

Il faut entretenir les pasteurs des peuples par les impôts généraux.

Après ce réquisitoire contre la dîme, le Mémoire demande la suppression de la gabelle, un impôt foncier et un impôt sur le capital, les émoluments, les charges, l'aisance, le luxe, les modes, les carrosses, les domestiques non industrieux ; la suppression des subdélégués despotiques et partiaux, remplacés dans le recouvrement de l'impôt par les municipalités, composées des trois ordres.

Page 1