Perd. André, Annuaire de la Lozère 1803. p
Gévaudan de recevoir avec sa démission l'assurance de son respect, de sa reconnaissance et de ses vœux pour le bonheur général et pour celui du Gévaudan en particulier. » Enlevé de son château de Besque, en juillet 1791, il sortit bientôt après des prisons du Puy, sur les bons témoignages des municipalités de Saugues et de Gubelles ; il émigra en Espagne et mourut a Barcelone, le 2 novembre 1798. Son cousin et suppléant, le marquis de Châteauneuf-Randon, entra à l'Assemblée Constituante, le ier sept. 1789.
Rivière se distingua par ses efforts pour préserver le Gévaudan d'un démembrement entre les pays voisins et fut un actif ouvrier dans la formation du département de la Lozère ; il en devint ensuite le procureur syndic sous la Législative ; mais, compromis dans une échauffourée militaire et décrété d'accusation pour ses menées royalistes, il se hâta de mettre la frontière entre lui et la haute cour d'Orléans. Quant à Charrier, dont la belle prestance faisait dire de lui dans une brochure : « Gascon qui en vaut quatre », il prit parti pour la Cour, leva plus tard l'étendard de la contre-révolution et périt sur l'échafaud, en 1793, sous les yeux de son ennemi, Châteauneuf-Randon, commissaire de la Convention nationale...
Vu : Le Doyen de la Faculté des Lettres
de l'Université de Clermont-Ferrand,
Léon Pineau.
Vu et permis d'imprimer:
Clermont-Ferrand, le 28 février 1914,
Le Recteur de l'Université de Clermont,
Charles Causent,