‹ Les âElections de 1789 en GâevaudanChapitre 6 sur 47 · SCEAUX DE LA COUR COMMUN): DU GÉVAUDAN · texte numérisé non relu

SCEAUX DE LA COUR COMMUN): DU GÉVAUDAN

Le pays ne pouvait que gagner à cette simplification : « Chaque changement de cour, écrit Rivière « au garde des sceaux, est très coûteux aux parties, dont « les procès ne peuvent se terminer par chaque séance ; « il faut de nouvelles assignations et constitutions « de nouveaux procureurs, de nouvelles présentations « de nouveaux contrôles. De là une augmenta- « tion de frais, déjà très chers. Nîmes, Mende et « Marvejols sont en conflit pour la fixation du siège « présidial. * ».

L'évêque ne perdait rien à la réforme, puisque le droit de présentation mettait le tribunal sous son influence; mais Marvejols perdait beaucoup. Lhermetr syndic du pays, aggrava encore la chose dans la requête présentée au roi, en demandant la suppression du bailli d'épée et autres officiers royaux de Marvejols sans indemnité pour leurs charges héréditaires et avec finance, leur réservant cependant la préférence d'être présentes par l'évêque pour remplir les nouveaux offices 2. Les Marvejolais n'oublieront pas la tentative des commissaires et du syndic.

Au-dessous des deux pariers, l'évêque et le roi, voici, d'après un manuscrit anonyme du XVIe siècle, « la police qu'on observait au pays de Gévaudan sur le gouvernement des autres affaires d'icelui 3. Le dit pays est régi par des Etats, qui s'assemblent annuellement après les généraux de la Province. Ils sont composés de trois ordres, différant néanmoins de ceux-là en ce que le nombre des ecclésiastiques est

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