HISTORIQUE
Les aérosols modernes ont leur origine dans.
l'emploi empirique des fumigations qui se retrouve au cours des siècles. Les trochisques de cinabre et les frictions mercurielles en chambre ardente étaient à la base de la thérapeutique antisiphylitique. Les clous fumonts, cigares, cigarettes, papiers et cartons fumigatoires à baise de produits aromatiques furent et dans certains cas sont encore utilisés.
Cependant il faut arriver vers le milieu du siècle dernier pour, avec Sales-Girons, voir les médecins s'écarter de l'emploi de ces brumes et de ces fumées. On essaya alors de réaliser des brouillards artificiels à partir des eaux thermales froides : c'est à ce moment que l'on voit apparaître les premiers vaporisateurs et, à leurs propos, s entamer les premières discussions sur les possibilités de pénétration dans l'organisme de substances médisamenteuses où non par la voie respiratoire.
En 1861 Demarquay et Moeller en 1882 affirment la réalité de cette hypothèse, mais dès 1887 Dujardin-Beaumetz, Bouchard et Brouardel émettent des opinions négatives.
Cette dualité se retrouvera fort longtemps : on essaiera de discriminer cette possibilité d'absorption selon que les substances seront ou non volatiles, hydrosolubles ou insolubles. Et il faudra arriver au début du XX° siècle pour voir le problème
posé sur son vrai terrain: c'est-à-dire la création d'un appareillage permettant de produire des dispersions ultra-particulaires dont les éléments sont les seuls à posséder les qualités physiques nécessaires à l'absorption par les voies aériennes. Une constatation était alons mise en lumière, les problèmes physio-chimiques et techniques allaient de pair.
V. Nicolai présente en 1911 le premier appareil donnant des dispersats de soluticns salines de l‘ordre du micron. Depuis, les médecins et techniciens n ont cessé de collaborer pour arriver à des apparreils donnant des brouillards dont les particules fussent de plus en plus aptes à pénétrer profondément dans l'arbre respiratoire. La guerre de 1914- 1918 elle-même procurera un champ d'expérience : les gaz de combat y furent employés qui utilisaœient le plus souvent cette porte d'entrée. Dans un but bien autrement humain, le Professeur Trillet, en 1925, se sert de ces micro-brouillards dans son étude sur la lutte contre les ultra-virus.
En 1922, l'armée avait créé un atomiseur à chicane d'utilisation aussi bien pratique (hygiène) que thérapeutique. En 1925, Cushing sera le dernier à aftirmer que seules les substances volatiles sont susseptibles de pénétrer dans le poumon. Dès ce moment, les essais techniques et les études physiologiques vont se continuer en partant de tout corps soluble ou solubilisable.
En 1939, les progrès réalisés sont tels que les écoles françaises et étrangères sont en mesure d'affirmer que non seulement les micro-brouillards utilisés pénètrent dans le poumon, arrivent aux alvéoles, s'y fixent, mais encore voient leurs particules résorbés à ce niveau et que celles-ci passent dans le sang: Et c'est bien là le véritable but et la définition de l'aérosolthérapie.
AU Dante
Nous allons étudier successivement les conditions qu'il convient de réaliser en général pour se permettre de parler d'aérosolthérapie ; l'effet de certaines substanses médicamenteuses ainsi introduites dans le poumon sain : nous comparerons ensuite les résultats obtenus par cette méthode et les modes habituels de traitement du poumon pathologique : nous regarderons dans quelles autres affections on pourrait utiliser cette thérapeutique et nous concluerons sur son utilité et ses avantages éventuels.