‹ Les Aérosols en Thérapeutique PulmonaireChapitre 6 sur 21 · MOYENS DE PRODUCTION. — APPAREILLAGE · texte numérisé non relu

MOYENS DE PRODUCTION. — APPAREILLAGE

La question de l'appareillage était la plus importante. Comment créer en effet ces micro dispersions aux propriétés physiques si particulières ?

Les moyens de production ne manquent pas:

broyage mécanique ou consumation pour les corps solides : vaporisation, condensation, pulvérisation par les gaz sous pression, 5sompression et détente, et même toujours pour les liquides on arrive à créer des brouillards en dirigeant un faisceau d'ultra sons sur la surface d'un liquide. Seuls cependant, les procédés de broyage mécanique, de pulvérisation par les gaz sous pression sont intéressants à cause de leur rendement et des propriétés physiques des aérosols qu'ils émettent.

La pulvérisation par ün gaz sous pression est le procédé le plus ancien, le plus simple et le plus employé : le vecteur gazeux, grâce à sa pression, aspire et fragmente le liquide. L'appareil se compose d'un gicleur à deux trous, suivi d'éléments qui vont terminer la dispersion. Le premier orifice du gicleur est celui d'arrivée du gaz, le second cest celui par où passe le liquide aspiré par la détente du gaz. Plus les trous du gicleur sont fins, plus la dispersion est importante. Les éléments qui font suite au gicleur et qui complètent sonaction changent avec le type d'appareils.

TYPE GAUCHARD. — Au-dessus du gicleur se trouve une turbine. La colonne de gaz et de liquide vient se briser sur les aïlettes et met la turbine en mouvement. La rotation de celle-ci vient parachever l'émulsion du liquide. Au-dessus de la turbine une série de chicanes vient arrêter les éléments de taille trop grosse. Les particules franchissant les chicanes sont de dimensions telles qu'elles forment un véritable aérosol. L'appareil utilisé par Dautrebande est à peu près semblable. Il est muni de huit filtres en ‘:hicane, ce qui lui donne une grande sélectivité. À son orifice de sortie, les particules émises ont une taille allant de0, 1à2M, mois aussi sont semblables les unes aux autres d'une façon aussi constante que possible.

Le ES TYPE TIFFENEAU. — Cet appareil se compose

de deux cuves. La première sert à la pulvérisation. Elle est d'une contenance d'environ onze litres. À £sa base on voit la cuve contenant la solution à aérosoliser et le tube d'arrivée de gaz. Le nuage se forme donc dans cette cuve. Un tuyau de caoutchouc la met en communisation avec la cuve dite d'utilisation. Celle-ci contient le véritable œérosol, car sous la loi de la pesanteur, les éléments de plus de 3 de diamètre se déposent dans la cuve de pulvérisation et dans la tuyauterie. Une heure après son arrivée dans la cuve d'utilisation, l'aérosol est encore à 40 % de sa valeur initiale.

TYPE BIANCANI DELAVILLE. — le gicleur employé est toujours du même type. Il est suivi d'un atomiseur qui va sélectionner les goutelettes. C'est un cylindre de 31 centimètres de haut et 4 centimètres de large. Il présente des étranglements à son tiers supérieur et à son tiers inférieur. Entre les deux étranglements et.au-dessus du second sont disposées des lentilles d'un diamètre légèrement supérieur à celui des étranglements. Ces obstacles filtrent les éléments d'un diamètre trop important. À la sortie, seuls les miselles ayant les propriétés physiques précitées forment le micro brouillard.

Page 1