‹ Les Aérosols en Thérapeutique PulmonaireChapitre 7 sur 21 · MESURE. — DOSAGE · texte numérisé non relu

MESURE. — DOSAGE

La thérapeutique moderne doit être efficace et sûre. Ces deux qualités, l'aérosolthérapie les possède, car on peut mesurer les micelles de ces micro-dispersion, on peut calculer leur concentration en produit actif, on peut enfin les doser.

Pour la mesure scientifique des éléments 4 un aérosol vrai, on part de la loi de Stocks qui dit que dans le cas de particules sphériques et ne s agglutinant pas, la vitesse de chute V, soit liée au rayon

lee

r à la densité dl de l'élément à mesurer, à la densité d2 et à la viscosité n du fluide qui sert de vecteur, à l'accélération G de la pesanteur.

2 (dl = d2)

(Disies V — rot 2 MT re G

nes ALL 2e 9Vn D'où on tire la valeur de r \/ RTE D Cette loi joue pour les éléments d'un rayon r compris entre 0, l et 50 M.

Il y a d'autres façons moins scientifiques mais plus faciles de réaliser cette mesure. On peut fixer les micelles sur une lame porte-cbjet glycérinée et légèrement chauffée. En se servant d'un oculaire avec micromètre ou en ayant une lamelle avec une hématie fixée, on peut se rendre compte d'une façon suffisante de la largeur de ces gouttelettes.

Le dosage et la ‘:oncentrat'on des aérosols se calculent très bien si on connait le débit aérien et liquidien de l'appareil, le taux de la solution aérosolisée et le diamètre moyen des éléments de la dispersion.

ABSORPTION ALVEOLAIRE. — RESORPTION SANGUINE.

Ayant ainsi défini les propriétés physiques caractéristiques des aérosols vrais, c'est à la physiologie que nous allons demander la preuve de la fixation des micelles de ces micro-brouillards sur le poumon et leur résorption sanguine. Ces deux faist sont nécessaires pour expliquer l'action locale et l'action générale de ces dispersions.

Kuss, dès 1911 et avec des appareils d'une précision bien moindre, prouva le premier que les éléments entraînés par le vecteur gazeux arrivaient

à l'alvéole. De l'encre de chine diluée et pulvérisée était retrouvée à ce niveau sur des coupes histologiques.

En 1937, Biancani, Delaville et Kourylski renouvelaient l'expérience. Ils utilisèrent des solutions d'argent colloïdal dont ils retrouvaient des part:cules sur l'épithélium alvéolaire des animaux sarcrifiés. Enfin, les pneumoconioses humaines monirœent, au cours de vérifications, que les poussièrez, les fumées pouvaient suivre le tractus respiratoire jusqu à son ultime limite.

Cependont il restait à montrer que ces éléments médicamenteux étaient non seulement fixés sur l'alvéole, mais qu'il y avait absorption par celle-ci résorption sanguine. Biancami, Delaville et Kourylsky, faisant inhaler des aérosols d'IK, retrouvent le métalloide dans l'urine du sujet d'expérience. En 1941, expérimentant sur l'homme, tes mêmes auteurs montrent l'effet hypoglycémiant d'aérosols d'insuline à des doses équivalentes à celles injectées par la voie parentérale.

Le Doyen Binet et Mademoiselle Bochet prouvèrent l'effet hypertenseur de l'éphédrine aérosolisée et Tiffeneau démontra la possibilité pour l'adrénaline inhalée de provoquer un effet hypertenseur peut-être moins brutal qu'avec les injections, mais d'une plus longue durée.

Ainsi, en une trentaine d'années, les progrès de l'appareillage ont permis la formation de microbrouillards dont la siccité, la stabilité, l'ionisation des éléments, la petitesse des particules les distinguent de tous les autres brumes ou nuages médicamenteux. Ils les mettent à même d'atteindre l'alvéole pulmonaire, de s'y fixer et de transiter ensuite jusque dans le sang. De cette possibilité, les aérosols retirent leur dualité d'action: locale et générale. |

fai: Mess

Nous allons étudier maintenant quelle sera l'action des aérosols sur l'appareil respiratoire sain et quelles seront les réactions de cet ensemble devant un apport losal et massif de substances médicamenteuses.

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