POUMON SAIN
Les premiers essais, les premières études de cette nouvelle voie d'absorption furent réalisés sur des poumons sains. Les animaux d'expérience, chiens ou cobayes, étaient diversement préparés (narcosés) pour que l'on puisse voir avec netteté l'action des divers médicaments. Ces recherches furent surtout mises au point par Dautrebande, dont nous avonslargement utilisé les travaux.
Les médicaments qui, ingérés ou injectés, avaient une action sur la respiration, furent tout d'abord étudiés : on a pu ainsi comparer les résultats obtenus par les deux voies d'absorption.
La fréquence, l'ampliation, la régularité du mouvement respiratoire, le degré et l'uniformité de l'expension alvéolaire assurent l'efficacité de la respirat:on. Une notion assez importante aussi est celle de l'espace mort. Cet espace mort ou nusible est le volume d'air qui, étant contenu dans les conduits bronchiques, ne jous aucun rôle dans la ventilation alvéolaire. De plus, comme il se mélange à l'air alvéolaire pendant l'expiration, il vient changer les taux de CO? et d'O. Et il fausse ainsi les mesures et les dosages des composants principaux de l'air expiré. Cette notion physiologique et fonctionnelle revêt une certaine importance dans l'étude des médicaments pulmonaires.
Cet espace nuisible n'est jamais constant pour le même sujet, alors que le volume d'air alvéolaire reste toujours égal. On calcule ce volume d'air, inutilisé dans les échanges électro-chimiques de l'hématose, en soustrayant l'air alvéolaire de l'air expiré.
On sait que l'hématose se réalise au niveau des alvéoles des atria et des infundibula, que les bronches ne jouent de rôle actif dans la respiration que si elles sont le siège de spasmes ou au contraire de relächements relatifs : elles peuvent alors seulement amener ou éviter tous les accidents asphyxiques, quils soient pulmonaires ou généraux. Ces broncho-spasmes peuvent être déclanchés ou arrêtés par l'excitation du système nerveux orthosympathique ou para-sympathique. Des médisarments <sympatho-mimétiques ou vaguo-m'métiques en, excitant l'un ou l'autre de ces systèmes, viennent agir dans l'un ou l'autre sens sur les muscles de Reissessen. Le spasme ou le relâchement vient alors influencer les éléments qui rég:ssent et caractérisent notre respiration. L'étude des broncho-moteurs utilisés en aérosols était donc intéressante à entreprendre.
Action sur le calibre bronchique. — Quelle sera l'action des broncho-dilatateurs ? Injectés, ingérés ou inhalés, leur influence sur les muscles de Reissessen d'un sujet normal est peu appréziable. Les tracés respiratoires, la mesure de la pression intrabronchique et du volume respiratoire montrent que la ventilation pulmonaire n'est guère modifiée. On ne peut mettre leur action locale en évidence qu'après avoir traité le poumon par des inhalations de substances parasympathotonique. On a utilisé le plus souvent la carbaminocholine ou l'histamine à doses assez fortes.
On aérosolise une solution mère de carbamino-