OBSERVATIONS
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lêl^M
L'Eiptir
km.
km.
La vitesse moyen-
ne des vents a été
relevée sur l'Annuaire de l'Observatoire de Montsouris
pour l'an 1877.
La vitesse moyenne des vents à 200 mètres du sol a été
calculée approxi -
mativement en
augmentant de 1/4
les chiffres donnés
)ar l'anémomètre, ' i 20 mètres du sol.
La lettre N indi-
que les jours de na-
vigabilité possible
pour chaque aéro-
nef.
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Les tableaux précédents démontrent d'une façon irréfutable que Taéronef de Meudon eût pu naviguer et revenir à son point de départ vingt-cinq jours pendant le mois d'août et seize jours pendant le mois de septembre 1876.
Ils démontrent également qu'un aérostat construit sur le modèle de V Espoir eût pu naviguer et revenir à son point de départ vingtneuf jours en août et vingt-sept jours en septembre de la même année.
Une aéronef de 9 meures à la seconde peut donc naviguer presque tous les jours. A fortiori^ un aérostat possédant une vitesse propre de 12 à 15 mètres à la seconde peut-il sortir à peu près par tous les temps?
Nous avons dressé ces tableaux de navigabilité spécialement à l'usage des personnes qui répètent ce lieu commun : « Les ballons sont dirigeables en temps calme^ mais dès qu'il fait du vent leur e?nploi devient impossible, »
i02 LES AÉROSTATS DIRIGEABLES
En aéronautique, il faut se défier des phrases toutes faites et ne pas craindre d'appuyer ses arguments par quelques chiffres I
On peut donc construire) de nos jours, des navires capables d'affronter l'atmosphère , comme on construit des steamers capables de tenir la mer.
Gomme le disait au mois d'août M. Dupuy de Lôme, dans un discours où il annonçait la solution prochaine du problème qu'il a si bien contribué à résoudre, « il arrivera souvent D que les aérostats devront rester dans leurs ïi refuges; mais ne savons-nous pas qu'au 31) début de la navigation maritime, on ne pre- » nait la mer que par des vents favorables à la ii route qu'on devait parcourir ?
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» Il a fallu bien des siècles pour transformer » le radeau flottant en un rapide paquebot à « hélice. Mais qu'est-ce qu'un siècle pour » Dieu étemel, qui conduit rhumanité(l)?»
En résumé, la locomotion aérienne n'est plus qu'une question de capitaux.
Il faut espérer que le dix-neuvième siècle verra se former les grandes compagnies de navigation aérienne : notre génération a bien mérité, par ses travaux et ses découvertes, l'honneur de voyager dans les cieux.
(1) Discours prononcé au centenaire des frères Montgolfier, àAnnonay^ le 13 août 1883, par M. Dupuy de Lôme.
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