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Les aérostiers militaires

Il n'est paS; croyons-nous, nécessaire de présenter longuement noire ouvrage au lecteur. Il y est question de ballons et de ballonniers, et le titre est suffisant, nous l'espérons,' pour faire ouvrir ce livre; car Taéronautique est en ce moment l'objet d'une universelle curiosité. Peut-être le récit des tentatives faites pour employer les aérostats à la guerre paraîtra-t-il donc assez captivant pour qu'on nous lise jusqu'au bout.

Nous serons satisfait alors : nous aurons contribué à faire mieux connaître de braves gens, des savants désintéressés et toute une partie de notre histoire dont nous pouvons être justement fiers, car elle ne contient que de nobles efforts, de beaux exemples.

Notre but n'est pas d'écrire l'histoire des aérostats ou de Taéronau tique.

Il nous suffira de raconter ici très simplement la chronique de Taérostation militaire, — un art né en France, comme on le verra, et qui vient d'y renaître, après une éclipse de près de cent ans.

Chemin&de fer, télégraphe, téléphone, pigeons voyageurs, chiens embrigadés, vélocipèdes, aérostats, tous les sports, toutes les sciences, toutes les industries, apportent aujourd'hui leur concours aux nations armées.

On ne néglige rien de ce qui peut faciliter la tâche si lourde des grands manieurs d'hommes que devront être les généraux d'armée dans les guerres futures.

Plus que tout autre, le service des renseignements, des communications et des reconnaissances, qui peut sembler tout d'abord secondaire, est l'objet d'une constante attention, et tous les moyens

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