‹ Les Affections de l'Oreille: Chez les DiabétiquesChapitre 12 sur 52 · I. — OREILLE EXTERNE · texte numérisé non relu

I. — OREILLE EXTERNE

Dans un premier groupe d'observations nous étudierons les lésions de l'oreille externe. Nous constatons du côté de cette partie de l’organe : du prurit, de la furonculose, de l’eczéma, lésions cutanées qui peuvent mettre sur la voie du diagnostic. Dans l'observation XII, nous relevons la présence de petites exostoses du conduit auditif interne.

Dans la littérature nous n'avons pas trouvé beaucoup d'observations ayant trait à ces différentes affections. Vu leur faible importance, elles n'ont pas fait l’objet d’une mention bien spéciale de la part des médecins. La furonculose et le prurit, pourtant, ont été décrits avec des détails, preuves d'observations plus nombreuses.

Rudolf Haug dit, en effet, que le prurit et le chatouillement, si désagréables, que ressentent les diabétiques, se rencontrent fréquemment dansle conduit auditif et surlepavillon; nous entrouvons, d'ailleurs, des exemples épars au cours de nos observations. Wolf énumère les caractères de l’eczéma et de la furonculose : une furonculose ou uu eczéma du conduit auditif, qui s'installe lentement, récidive fréquemment et persiste avec tenacité, indique avec grande probabilité, le diabète. — Nous retrouvons

précisément ces caractères dans les six observations inédites d’eczéma, que nous citons.

Nous y verrons, par nous même, que le prurit est intense, désagréable, obsédant, forçantles malades à se gratter continuellement jusqu'à en éprouver de la douleur et à faire suinter leur oreille (Obs. I).

Ces démangeaisons violentes se retrouvent dans toutes nos observations ; les unes ne semblent être causées par aucunelésionapparente; d’autres, au contraire, sont liées à une desquamation furfuracée (Obs, II, HI, IV), à des bouchonsépidermiques(Obs.I, IV, V) et à de l’eczéma sec.

Les lamelles épidermiques peuvent être localisées ou envahissantes : dans un cas (Obs. V) elles existaient jusque dans la fossette scaphoïde et pénétraient à environ un centimètre dans le conduit. Cette desquamation est,le plus souvent très rebelle (Obs. IIT); elle est quelqefois si abondante qu’elle forme des bouchons épidermiques (Obs. I, IV, VI) qu'il ne faut pas confondre avec-les bouchons de cérumen.

Le grattage du conduit auditif externe détermine facilement des excoriations de la peau et la formation de petites otites externés circonscrites ou furoncles (Obs. III), qui s’'accompagnent de leur cortège habituel de douleurs, insomnie, gonflement, gène de la mastication, etc., et qui récidivent avec la plus grande facilité.

Re.

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