HISTORIQUE
Nous n'avons trouvé aucun travail d'ensemble sur ‘ lotite diabétique ; quelques communications ou publications éparses en font simplement mention, les auteurs, en général, ne s'en sont point occupés. Et pourtant le fait que les maladies de l'oreille se rencontrent dans le diabète est connu depuis longtemps. La première communication qui touche à la question remonte à l’année 1850, et se trouve dans Jordao (Considérations sur un cas de diabète), il s'agit d'un cas de dureté de l'oreille survenue chez un diabétique. La même année, Griesinger (1) cite trois cas analogues. Toynbee (2) en 1866, et Külz(3), en 1874, observent, sur sept cas de diabète, trois fois de la dureté de l'oreille. Aucun de ces auteurs ne semble apporter beaucoup d'importance à ces faits qu'ils n'approfondissent pas. Ils ne recherchent pas
(1) Studien über D. mellitus, 1850.
(2) Disease of the cär. London, 1866.
(3) Beitrage zur path. u. ther. des Diabetes, 1874.
CRM ONE s'il y a entre eux et le diabète un rapport quelconque ou une simple coïncidence. |
Cette question relative aux affections de l'oreille chez le diabétique, simplement entrevue, reste pendante, et nous ne la retrouverons qu'en 1881.
Et pourtant, parallèlement à elle et partie de la même époque, celle relative aux troubles de fa vue dans le diabète est rapidement mise au point. En 1860, nous trouvons encore dans le Journal des Connaissances médicales, un article de Fauconneau- Dufresne, qui a pour titre : Existe-t-il une cataracte
diabétique ? Quelques années après, la question
semble résolue. Les troubles oculaires attirent réellement l'attention des médecins, ceux de l'audition ne sont indiqués ni dans le livre de Marchal, de Calvi, Sur les accidents diabétiques, ni dans les traités publiés par Bouchardat, Jaccoud, Lecorché,
Dechambre. Au milieu de ce silence Trousseau cite,
dans sa clinique sur le diabète, sans conclusion, il est vrai, une observation d'otalgie très violente.
À partir de 1880, cette question abandonnée depuis plusiéurs années redevient le sujet de quelques communications éparses ; en y trouve des considérations importantes et des observations intéressantes. -
Nous passerons en revue ces diverses publications, en procédant par ordre chronologique plus rationnel pour suivre l’évolution de cette question. |
Roser (1), en 1880, cherche à attirer l'attention
(1) Roser. — Diabetes und Sepsis. Med. Wochenschr, 1880,