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Le mérite de cette recherche revient à Gregor Mendel, qui en 1865 put formuler les fameuses lois de l'hybridation auxquelles il a définitivement attaché son nom. Ses expériences sont simples, facilement contrôlables et reprises d’ailleurs plus tard par plusieurs savants : Correns, Tchermak et de Vries.
I serait superflu de citer à cet endroit toutes ces expériences. [Il nous suffira de rappeler que faisant artificiellement la fécondation d’une fleur blanche (Mirabilis Jalapa Alba) par le pollen d’une fleur rose (Mirabilis Jalapa Rosea) absolument identique à la précédente sauf la couleur (homozygotes), on obtient des fleurs rose pâle. On retrouve donc les deux caractères réunis. Cependant, à la génération suivante la couleur se répartit suivant une proportion bien établie, entre le blanc, le rose, et le rose pâle. C'est ce que l’on appelle le monohybridisme. Il y a polyhybridisme lorsque les fleurs diffèrent par plus d’un caractère.
Néanmoins, pour certaines races, on a observé souvent qu'un caractère appartenant par exemple au géniteur mâle se retrouve toujours ou du moins dans des proportions plus grandes chez les descendants que le caractère appartenant au géniteur femelle. Dans ce cas on dit qu'il y a dominance du caractère paternel et récessivité du caractère maternel.
Un certain nombre de théories ont successivement été soutenues pour expliquer le mécanisme de l’hérédité. La plus ancienne admettait la préformation, c’està-dire l'existence, dans l'œuf, des descendants déjà organisés à l’état microscopique. Cette explication fut vite infirmée pour faire place à la théorie des détermi-
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nants de Wiessmann. Ce seraient des corpuscules rigoureusement répartis dans les chromosomes et contenant en puissance les caractères des géniteurs. En outre, ils se transmettraient toujours identiques à eux-mêmes d'une génération à une autre.
Mais des dissemblances existent entre les descendants de mêmes générateurs. On a expliqué ceci par la paradéviation, la mixovariation et l’idiovariation, dans les détails desquelles nous n’entrerons pas.
Sans doute, les lois de Mendel sont applicables à l’homme, mais il serait vain de les rechercher tant la question est complexe. Néanmoins il nous est permis de dégager de toutes les expériences dont nous avons brièvement parlé. ce fait qu’un caractère dominant ne saurait se manifester chez des enfants que si un des géniteurs est atteint. Dans le cas contraire, il faudra chercher cet élément chez les membres de la famille qui ont précédé.
Un point intéressant et qui se trouve dans une de nos observations est celui des mariages entre consanguins. Nettleship a constaté, en étudiant la généalogie des Nougaret (héméralopie), que les caractères pathologiques transmis suivant le mode dominant sont restreints, tandis qu'ils son importants lorsqu'ils appartiennent au type récessif.
Il est enfin une question particulièrement intéressante : Existe-t-il une hérédité d’une affection acquise Un certain nombre de biologistes se sont attachés à la solution de ce problème et apportent à l’appui de leu: affirmation quelques expériences : C'est ainsi que Kusawaga a montré qu'il existe des cataractes provo-
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quées chez le poulet par l’ingestion ou l'injection souscutanée de naphtaline. Cette maladie a persisté pendant trois ou quatre générations. L'auteur estime que les cataractes apparues dans la première génération sont dues à une intoxication, et les malformations des générations ultérieures, à des altérations du germe. A l’appui de cette idée on peut citer l'expérience des frères Hertwig qui ont obtenu diverses malformations oculaires chez des grenouilles en faisant agir des rayons X sur les spermatozoïdes. On pourrait également mentionner chez l’homme la blastotoxie éthylique qui retentit sur les enfants en faisant d'eux des anormaux ou des dipsomanes.
En ce qui concerne l’ophtalmologie, qu'il nous soit permis de rappeler que M. Van Duyse, dans son rapport du 5 mai 1933, établit comme suit la répartition des maladies héréditaires :
1° Maladies familiales à hérédité continue (type
mendelien dominant) ; on y retrouve la dégénérescence familiale de la cornée.
2° Maladies familiales à hérédité discontinue (type mendelien récessif).
3° Maladies familiales à hérédité matriarcale. La mégalocornée en fait partie.
4° Malformations dont le mode d'hérédité, n’est pas bien défini.
9° Maladies familiales de l'appareil neuro-musculaire.
CHAPTTPRE MI
Dystrophies cornéennes héréditaires
Sans avoir la prétention de faire un exposé absolu ment complet des maladies héréditaires de la cornée, nous voudrions tout de même signaler à côté des opacités congénitales, certaines anomalies de forme qui passent pour être transmissibles par hérédité.
Nous nous excusons d'avance du peu de place que nous accordons à ces modifications de courbure, notre but étant surtout de décrire les opacités. Nous envisagerons néanmoins quelques-unes de ces maladies dans une première partie. Ensuite nous étudierons les
troubles de transparence congénitaux.