IV. Enliii, quelques mots encore, avanl cie
terminer ce sujet, sur les troubles psychiques de riiystéro-sypbilis qui, eux aussi, sont parfois de nature à égarer le diagnostic.
« Il faut, a dit M. Cbarcot, prendre l'hystérie pour ce qu'elle est, à savoir une maladie psychique. » Eh bien, il en est de l'hystéro-syphilis comme de l'hystérie commune. Elle aussi a son c'tat mental.
Cet état, le plus souvent et dans ses formes habituelles (j'entends en dehors de ses paroxysmes), n'est guère accusé que par des modifications du caractère et de l'état moral, par une mobilité d'impressions toute particulière, par des bizarreries, des alternances de gaîté et de dépression, des emportements, des colères, un certain degré d'apathie intellectuelle, une « suggestibilité singulière* », etc., tous phénomènes bien connus, savamment décrits par les neurologistes, et sur lesquels je n'ai pas à insister. Mais parfois aussi il se traduit, et alors sous forme de paroxysmes, par des surexcitations soudaines et non motivées, par des extravagances de paroles et d'actions, par une véritable exaltation mentale, ou bien encore par des sortes de suspension de l'activité cérébrale, des obnubilations, des absences, etc. Inutile de dire si de tels troubles psychiques peuvent donner le change et risquent d'éga-
I. V., à ce sujet, un remarquable article de M. le D"^ Gilles de hi Toiiri'lte s:ir ïclat mental des hystériques [Traité de riijstér':c^ ).. 48G).
AFFKCTIOS l'AnASVPIULlTiQUKs.
rer le diagnostic, en prèlanl au soupçon cle vésanie, de délire, d'aliénation, etc.
Certes, les cas de cet ordre sont rares, très rares*, exceptionnels même'. Mais on ne laisse pas d'en rencontrer de temps à autre. Peut-être, probablement même, est-ce un exemple de cet ordre que vous avez sous les yeux actuellement au n" i5 de notre salle Saint-Louis. Le malade auquel je ùns allusion est un jeune homme de vingt-quatre ans, qui, bien sûrement, est devenu hystérique de par la syphilis, car l'hystérie s'est produite chez lui au cours de la période secondaire et indépendamment de toute autre cause possible à invoquer. Or, sans parler des nombreux symptômes d'hystérie que nous avons relevés sur lui, son état mental est vraiment très troublé. D'abord, cet homme n'est plus capable (comme il en convient lui-même) d'exercer son métier; il « n'y a plus la tête », il « pense à autre chose », il faut toujours, dit-il, ce qu'il fasse autre chose que ce qu'il fait ». C'est un excité, un agité. Il n'est jamais bien nulle part. A peine entré dans nos salles, il en sort, pour y rentrer, pour en sortir de nouveau, et ainsi de suite. C'est non moins un insociable, toujours en dispute avec ses voisins. Un rien le met en colère. C'est également un (( décousu », passant d'une idée à
I. Peut-ÔLre même aussi ne se })rodiiisenl-ils que daus des condilioiis iiarticulièrcs, à savoir sur des sujets préparés pai- liérédiu', sur des « dégénérés ». Nous manquons de documents sur ce point, et la question reste à l'étude.
HYSTÉlUli.
— TliOUBLES PSYCHIQUES.
une autre, d'un ëlat d'esprit à un état tout difFérent, tantôt de bonne humeur, jovial et gai à l'excès, tantôt, au contraire, morose, maussade, concentré. Ajoutez qu'il est plus que bizarre de tenue, de propos et d'actions. D'autre part, diverses particularités en font ce qui constitue surtout le fou, l'aliéné pour les gens du monde, à savoir, comme exemples : des crises convulsives, où il jette des cris épouvantables qu'il compare lui-même à « des rugissements de bête féroce w ; — des accès de larmes (ainsi, tout à coup et sans motif, il se met à pleurer abondamment, et alors c'est un déluge de larmes qui ne finit plus); — et surtout, à l'état habituel, un sourire béat, niais, interrompu de temps en temps par de grands éclats de rire. La moindre excitation, mais par-dessus tout la vue d'un objet brillant, tel qu'un métal, une montre, une lumière, suffit à déterminer ce rire spasmodique. — Enfin, symptôme plus grave encore, ce malade est pris parfois de véritables crises d'obnubilation mentale, au cours desquelles il ne sait plus ce qu'il fait, n'est plus maître de lui, ne se rend qu'un compte très imparfait de ce qu'on lui dit, de ce qui se passe sous ses yeux, etc. Il a conscience de ces crises, il les raconte après coup en disant : « Je deviens alors comme braque, stupide, détraqué, à peu près fou' ».
I. V. les détails de cette curieuse ohservaliou, recueillie par M. Eudlitz, dans le Bull, de la Soc. fremcaisc de dermal. el de syphil 1899., p. 397.
AFFECTIONS PAR ASYPHILITIQUES.
N'étaient d'autres exemples de même ordre — et bien plus accentués encore — que réalise parfois l'hystérie commune, qui pourrait croire que l'hystérie syphilitique pût aboutir à des symptômes de ce genre?
Au surplus, cette réflexion est loin d'être exclusivement applicable au dernier ordre de phénomènes dont nous venons de parler. Elle s'adresserait tout aussi bien à ceux qui précèdent. Il y a une vingtaine d'années, qui aurait soupçonné que la syphilis dût jamais enregistrer dans son bilan svmptomatologique, même à titre indirect, les manifestations diverses dont il vient d'être question, aussi bien d'ailleurs que celles dont il me reste à vous entretenir? L'attention n'était guère dirigée de ce côté, il faut bien en convenir, et c'est de date toute contemporaine que le cadre de la syphilis s'est élargi pour admettre le groupe des affections dites actuellement parasyphilitiques. Qu'est-ce à dire, sinon que la science a progressé avec l'observation? Voilà tout, et cette évolution dans les idées, dans la conception d'une maladie aussi vaste et aussi complexe que la syphilis, n'est en rien faite pour nous surprendre.
TABES
xvm TABES
Le Uibes est un des types qu'affecte le plus souvent la syphilis dans sa modalité parasyphilitique de déterminations morbides. C'est même, dirai-je, le type par excellence des affections parasyphilitiques, aussi bien (jue c'en est le plus important à deux titres, et de par sa gravité, et plus encore de par son extrême et si déplorable fréquence.
Je devrais donc vous en parler longuement ici. Eh bien, tout au contraire, je serai très bref à son sujet, et pour cause. C'est que j'ai déjà publié sur la matière une série de conférences et un livre spécial résumant la question ^ Bon ou mauvais, ce livre reste. S'il est bon, besoin n'est pas d'un nouveau plaidoyer à l'appui des opinions qui s'y trouvent exposées; et, s'il est mauvais, inutile plus encore d'en faire ici une seconde édition.
Au reste, la grande et importante question des rapports de la syphilis avec le tabès ne se présente plus aujourd'hui comme elle se présentait autre-
I. De l'ataxie locomotrice d'origine syphililique {Tabcs spécifique)^ Paris, 1882. '
AFFKCïlONS PAn,VSyPIULITIQUES.
fois, à rc''j)0(|Lie déjà éloignée de mes premières publications sur le sujet. Elle s'est môme modifiée, transformée du tout au tout. Voyez en effet quel chemin elle a fait depuis une quinzaine d'années.
Lorsqu'en 1875, dans une série de leçons professées à l'hôpital de Lourcine ', j'émis l'idée que,
I. Une partie de ces leçons, seulement, a été publiée. — V. De l'ataxie locomotrice d'origine syphilitique^ par le D"' A. Fouruier, leçons recueillies par F. Dreyfous [Annales de dermatologie et de sjpkHigraphie, publiées par le A. Doyon, 1875-1876, t. VII p. 187).
Loin de moi la prétention d'avoir été le premier à signaler la syphilis dans les antécédents de l'ataxie. Ainsi le vénérable Duchenne (de Boulogne) avait déjà fait cette remarque, dès 1859 [Arcliives générales de médecine^ t. I, p. 429), qtie « quelques-uns de ses malades affectés d'ataxie avaient subi l'infection syphilitique constitutionnelle »; et, depuis lors, des antécédents de syphilis ont été relevés dans maintes observations par divers auteurs (Schulze, Topinard, Marins Carre, etc.). Mais je revendique pour moi d'avoir constaté et tenté le premier d'établir une connexion étroite de causalité entre la syphilis et le labes.
Je remercie mon distingué collègue M. le D' Dreyfus-Brissac d'avoir nettement établi la question historique dans un remarquable article publié par la Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie (3o septembre 1881), article où il écrivait ceci :
« Quoique Duchenne ait déjà signalé la fréquence de la syphilis « chez les ataxiqnes, cette question tia été réellement mise à l'ordre « du jour que du moment où M. Fournier, invoquant en dehors de « son expérience personnelle l'autorité de MM. Féréol et Siredey, « revendiqua pour la vérole une part considérable dans l'étiologie « du tabès dorsal. »
De même M. le U' Marie a dit, dans un ouvrage récent :
« La vraie, je dirais presque la seule cause du tabès, c'est la syphilis. Cette notion de la nature syphilitique du tabès est due à l'un de nos maîtres de la Faculté, M. Fournier, qui, dès 1876, commençait à l'enseigner dans ses cours et qui, dans la suite, a consacré à sa démonstration des travaux que vous connaissez tous. » (Leçons sur les maladies de la moelle, 1892.)
Et de même encore M. Darier :
« Jusqu'à ces dernières années, l'étiologie du tabès dorsahs paraissait aussi obscure que celle des autres maladies des centres ner-
T.vnns.
pour un gi-antl nombre de cas, l'alaxie dérivait de la sypliilis, celle doclrine nouvelle, qui froissai l les opinions reçues, qui se heurtail à des convictions déjà accréditées sur la nature de la maladie, ne fut accueillie qu'avec une réelle défaveur. Elle souleva des critiques nombreuses, quelques-unes même sévères. On m'adressa le reproche qu'on adresse souvent aux syphiliograplies, celui de voir la vérole partout, alors qu'à mon sens une critique mieux fondée et que l'avenir nous réserve serait de ne pas voir encore la vérole partout où elle est et partout où on la verra plus tard. Je me souviens mêine (passez-moi l'anecdote) qu'un de mes très affectionnés et vénérés maîtres me dit à cette époque : « Je crains bien, mon cher ami, qu'avec votre tabès d'origine syphilitique vous ne vous soyez mis sur les bras une mauvaise affaire « . <c L'affaire «, cependant, n'était pas si mauvaise
veux. Ou eu était réduit à iucriminer une foule de causes banales, telles que le froid, le l'humatisme, le surmenage, les excès vénériens, etc., que l'on voyait plus ou moins souvent figurer daus les antécédents des malades. La uotiou du rôle étiologique prépondérant de la syphilis, notion récemment introduite dans la science, est venue jeter uue vive lumière sur cette question et reléguer au second plan l'influence des diverses conditions précédemmeut invoquées.
« Si quelques observateurs, Duchenue (de Boulogne) entre autres, avaient incidemment relevé l'existence d'antécédents de syphilis chez quelques ataxiques, c'est incontestablement à M. Fournier que revient l'honneur d'avoir établi qu'il ne s'agit pas là d'une coïncidence fortuite, mais d'une relation que les statistiques démontrent assez fréquente pour qu'on doive nécessairement lui reconnaître une signification au point de vue étiologique. » {Manuel de mâc/ccine, publié sous la direction de MM. Debove cl Achard, T. III, p. 555.)
l'AliASYPHILITIQUES.
qu'on avait pu le présager. Depuis ce temps, en effet, de très nombreuses statistiques ont été tour à tour publiées sur les antécédents de la syphilis dans le tabès, et toutes^ à des degrés divers, ont témoigné dans le môme sens, à savoir : la fréquence plus ou moins considéraljle, parfois énorme, en tout cas formellement significative, d'un passe syphilitique chez les sujets affectés de tabès.
Ces statistiques, il serait vraiment sans intérêt, aujourd'hui, de les produire à nouveau; vous les trouverez partout. Laissez-moi seulement, et d'une façon très sommaire, vous dire ceci : que, pour ma part, sur un total de plus de 700 observations recueillies tant à l'hôpital que dans ma clientèle privée, j'ai constamment retrouvé des antécédents de syphihs chez les malades tabétiques dans une proportion oscilhuit (pour chaque centaine de cas) entre 87 et 98 pour 100. Donc, d'après ce que j'ai vu, la syphilis figurerait au minimum' neuf fois sur dix dans l'étiologie du tabès.
De même le P*" Erb, dans deux statistiques publiées sur le sujet, est arrivé aux chiffres suivants comme fréquence d'antécédents syphilitiques dans le tabcs :
Première statistique 88 0/0.
Seconde statistique (clientèle privée). 89 0/0^.
1. Je dis « au minimum » pour nue raison qui va se trouver expliquée dans un instant.
2. W. Erb, Zar Mùulof^ie der labes, Berliuer klinisclie Wocli., 1891, u° 2tJ.
TABES
Mon dislingué collègue et ami le Dëjerine me disait récemment avoir abouti, dans ses observations personnelles, à un cbiflre supérieur encore aux précédents comme pourcentage d'antécédents spécifiques (de 92 à 94 pour 100).
En sorte qu'en moyenne on peut affirmer, avec le \y Marie, que les neuf dixièmes des tabéiiqiies, au moins, sont d'anciens syphilitiques^ .
Encore cette évaluation ne répond-elle bien sûrement qu'à un minimum. En fait, dans la réalité des cboses, la proportion des antécédents de syphilis dans le tabès doit être forcément supérieure aux chiffres que parviendront jamais à lui assigner les meilleures statistiques, et cela pour une raison bien simple : c'est que nombreuses, bien plus nombreuses qu'on ne le croit généralement, sont les syphihs qui presque nécessairement se dérobent à l'observateur le plus expert et le plus consciencieux, alors surtout quil s'agit de recherches rétrospectives dans un passé plus ou moins lointain. Citons comme telles, sans parler des syphilis dissimulées, les syphilis ignorées dont la fréquence surabonde; — les syphilis accidentelles d'origine non vénérienne (syphilis vaccinale, par exemple, syphilis « insontium », etc.; — la syphilis conceptionnelle^, qui n'a pas encore fait sa trouée dans le public médical; — la syphilis Jw'réditaire, etc.
1. Leçons sur les maladies de la moelle, Paj'is, 1892, p. 3i5.
2. V. A. Fournier, L'hérédité syphilitique. Leçons recueillies par le D"- P. Portalier, Paris, i8gi.
AFFECTIONS PARASYPHtLlTIQUES.
Au surplus, nous n'avons plus besoin de slalisliques actuellement, car la démonstration de l'origine syphilitique du tahes est faite d'autre part; elle est faite par le courant de l'opinion, par l'assentiment général des praticiens. On peut dire que, de nos jours, il est bien peu de médecins qui ne tiennent pour absolument avérée, tout en l'interprétant de façons diverses, la connexion étiologique du tabès avec la syphilis.
Cette connexion n'est même plus récusée aujourd'hui par l'École de la Salpêtrière, qui cependant lui a fait longtemps une guerre acharnée. On ne discute plus actuellement dans cette école que sur un point, à savoir : la prépondérance qu'il convient d'accorder dans l'étiologie du tabès à tel ou tel de ces deux facteurs, la syphilis et l'hérédité nerveuse. M. Charcot, comme il me le disait encore ces derniers jours, fait de l'hérédité nerveuse la cause principale, fondamentale, prédominante, du tabès, et, relativement, n'accorde à la syphilis qu'une influence pathogénique de second rang.
Quant à moi, renversant la proportion, je persiste à croire, en dépit de ma déférence respectueuse pour le maître de la neurologie moderne, que la cause vraie, prépondérante, du tabès, c'est la syphilis, tandis que l'hérédité nerveuse (dont je suis loin, à coup sûr, de contester l'influence') n'agit qu'au titre subordonné de cause prédisposante.
I. Ou m'a accusé, bien à tort, d'avoir méconnu l'influence de
TABES
Et, à l'appui de celte interprétation, j'apporte un argument de bon sens, qui me semble décisif. Jugez-en.
Si l'hérédité nerveuse était la cause prépondérante, essentielle, du tabès, elle devrait de par elle seule et sans le secours de la syphilis réaliser le tabès pour la grande majorité des cas. En autres termes, les tabétiques devraient être, pour la grande majorité des cas, des sujets à hérédité nerveuse plutôt que des syphilitiques.
Or, c'est précisément l'inverse qui a lieu, c'est précisément l'inverse qui se présente en pratique. A savoir : pour l'énorme majorité, pour la presque totalité des cas, la syphilis figure dans les antécédents du tabès, tandis que l'hérédité nerveuse n'y apparaît que pour une proportion relativement très inférieure, voire y fait défaut très souvent.
Donc, au nom de la logique, des deux facteurs étiologiques qui peuvent concourir à constituer le tabès, c'est le facteur syphilis qui, sûrement, est le plus indispensable à la genèse de la maladie.
En toutcas, ce débat n'est plus qu'affaire desecond plan. L'essentiel, le gros fait, c'est la connexion éUologique du tabès avec la syphilis, de quelque façon d'ailleurs qu'il plaise de l'interpréter.
l'hérédité nerveuse dans l'éliologie du tabès. Je l'ai, tout au contraire, constatée et admise dans les termes les plus explicites -
Voy. mon livre sur l'^.ax/c locon.olncc .rorl^ine sypIulLuc, p .5 et suiv. ■ ' t 1 l^- -^^
FoVHNlEll. — ytffcct. paras yphil.
l3o AFFECTIONS l'ARASYPIIILITIQUES.
Or, celte connexion, je le répèle, est aujourd'hui au-dessus de toute contestation possible. C'est là, je ne crains pas de le dire, une démonstration acquise. Aussi bien, croyez-le, n'est-ce pas sans un bien vif plaisir que j'ai vu ces derniers temps, dans ses remarquables Leçons sur les maladies de la moelle^ un élève éminent de l'Ecole de la Salpêtrière, M. le D"^ Marie, conclure en ces termes une longue discussion sur l'éliologie du tabès.
« La syphilis est-elle donc le seul élément éliologique du tabès? Il serait exagéré de le prétendre, du moins dans l'état actuel de la science, puisque M. Tuczek a prouvé que l'ergolisme pouvait s'accompagner de lésions tout à fait analogues à celles du tabès. En outre, on aurait vu des accidents du même genre se développer chez les pellagreux. Je me trouve donc obligé, au point de vue théorique, de laisser une porte ouverte pour des infections ou des intoxications de nature plus ou moins indéterminée qui seraient capables de produire le tabès. Mais, au point de vue pratique, soyez bien convaincus d'une chose : c'est que, dans les conditions de notre observation journahère, le tabès
EST TOUJOURS d'oRIGOE SYPHILITIQUE*. »