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•2. D'autres objections cependant ont encore été opposées à cette doctrine. Si je les ai passées sous silence dans le débat qui précède, c'est que vraiment elles ne comportent pas grand intérêt. Oa en jugera. Ainsi :
I. Ou a dit : « La paralysie générale n'est pas de provenance
syphilitique; car, en deliors du cerveau, les autopsies ne signalent pas de lésions imputables à la syphilis ». — D'abord, le fait est
20ti AFFECTIONS PAH ASYPHILITIQUES.
qui précède nous a amenés sur le terrain de la pal hogen.e, permettez-moi, pour compléter ce sujet d ajouter encore quelques mots relativement aux
erroné. Quelquefois (ro fois sur h.o, d'après Meudei), on rencontre ailleurs que dans le eerveau diverses lésions pouv nt cl devant :neme ôtre rapportées à la sypiulis. Puis, eelte coVnc dence serait e e-même plus rare qu'elle ne l'est, elle n'aurait pasTnco -e la signification qu'on prétend lui donner. Est-ce que a sylZs est tenue de faire des lésions Trùs souvent e e s? o^!
centre sur un seul organe. On aurait à citer quantité de eas où des gommes, de véritables gommes méningées ou cérébrales ont constitue les seules lésions conslatées à l'autopsie.
II. - On a dit encore, à un autre point de vue : « Oui, sans doute, la sjpliil.s ligure pour un très grand nombre de cas dans les antécédents des paralytiques généraux; mais reste à savoir comment elle agit pour déterminer la paralysie générale Kst-ce par elle-même, en tant que syphilis? Ou bien, plutôt, n'est-ce pas par son innuence morale, par le chagrin, le désespoir, les terreurs qu elle inflige à ses victimes ? »
Réponse : Que cette influence morale dépressive puisse, pour certains cas tout particuliers, prendre une part, jouer un rôle dans la pathogéuie morbide, personne ne songe à eu disconvenir Mais qu'elle soit capable d'expliquer la paralysie générale pour tous les cas, c est la une prétention tout à fait en désaccord avec les faits d'observation clinique. Les malades qui aboutissent à la paralysie générale sont bien loin d'être toujours des sujets que la syphilis ait maltraités plus que d'autres, qu'elle ait spécialement aflectés au point de vue moral, qu'elle ait inquiétés, affligés, désespérés plus que d'autres. Pour la grande majorité, tout au contraire, ce sont (au moins d'après ce que j'ai vu en pratique) des sujets qui ont eu une syphilis légère, qui ne s'en sont guère préoccupés, qui même l'ont traitée plus que négligemment, à la façon de gens qui n'eu prenaient guère souci. On ne voit presque jamais, dans les observations publiées jusqu'à ce jour sur la paralysie générale d'origine syphilitique, qu'il y ait un rapport à établir entre la ])aralysie générale et l'influence morale que la syphilis a exercée sur les malades, voilà le fait.
Et d'ailleurs cette influence morale est-elle possible à invoquer pour les cas de syphilis héréditaire ou infantile aboutissant dans le jeune âge à la paralysie générale?
III- — Autre objection : « La paralysie générale est rare chez
PARALYSIU Gl'iNlîRALE.
autres doctrines qui se sont produites sur la question. ,,11 Pour quelques auteurs, la paralysie générale des
syphilitiques serait une sorte de reliquat, de dégelés Arabes, qui cependant sont si fréquemment afTectés de syphilis, et n'existe même cliez eux que depuis qu'ils vivent de la vie européenne ».
Réponse : A Paris, à Paris même, la « ville-lumière », nous en sommes encore à ignorer la fréquence réelle de la syphilis, voire de la paralysie générale, cliez nos concitoyens. Et l'on prétend établir un rapport entre ces deux affections chez les Arabes, peuplades non dénombrées, mobiles, nomades, n'ayant ni état cml, ni (moins encore) statistiques médicales, ni médecins, etc. 1 — Pure illusion.