‹ Les affections parasyphilitiquesChapitre 36 sur 62 · NANISME · texte numérisé non relu

NANISME

— Alors, donc, soyez heureux, reprit M. Porak; car voilà qui s'accorde parfaitement avec vos idées sur l'infantilisme, la réduction de la taille, les arrêts de développement, etc., en tant que résultats possibles de l'hérédo-sypliilis. Ce crâne, en effet, est celui d'un nain, et d'un nain que j'avais, comme vous, taxé d'une tare hérédo-sypbilitique. Bref, ce crâne est celui de Bébé, du fameux Bébé. »

Or, Bébé, vous le connaissez tous, messieurs; car c'est, de vieille date, un hôte de notre École de médecine. C'est lui qui, avec ses habits authentiques, sous forme d'un mannequin, d'une poupée, a élu domicile dans le musée Orfila, salle des produits de matière médicale.

Eh bien, ce Bébé en question n'est autre que le nain célèbre de Stanislas 1", roi de Pologne et, plus tard, duc de Lorraine. « A sa naissance, raconte-t-on, il pesait i5 onces (environ 45o grammes), et un sabot à demi rempli de laine fut son premier berceau. Quand il eut atteint sa croissance, vers sa quinzième année, il avait deux pieds comme taille et pesait 9 livres 11 mourut de

vers leur centre, à cause d'uue tumeur rouge, spongieuse et de nature diploique, qui bombait vers le cei-veau. Nous raclâmes avec le scalpel au moins trois lignes de cette substance sur la partie interne de chaque pariétal, et nous nous en tînmes là, de peur d'amincir trop cette partie du casque osseux et de la rendre fragile....

« Ne peut-on pas conclure que les nerfs et les vaisseaux de 1m substance cérébrale étaient comprimés par la présence de ces deux tumeurs? La courbure de l'épine, la voiiture des épaules, l'air prémature de vieillesse, sur le visage surtout, n'en étaient-ils pas aussi un eflet? (Saucerotte, Mél. de C/iirur., p. 5o4, 1801. 1

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AFFECTIONS PAUASYPIIILITIQUES.

vieillesse à vingt-cinq ans. Son intelligence était fort peu développée. On ne put jamais [lui apprendre à lire. »

De ces deux faits, donc, il semblerait résulter que l'influence dystrophique exercée par Thérédosyphilis sur le développement de l'enfant peut aller jusqu'à produire des nains.

Mais vous pressentez bien qu'une question comme celle-là ne saurait être résolue par deux faits. D'autres observations sont nécessaires. Je me borne donc à poser le problème, sans avoir la prétention de lui donner une solution.

Un autre mode par lequel se traduit l'influence dystropbique ,de l'bérédo-syphilis >ur l'organisme de l'enfant, c'est le rachitisme.

Vous savez quels débats a soulevés, ces dernières années, la question des rapports du rachitisme avec la syphilis héréditaire. D'après l'examen d'un nombre vraiment considérable d'observations et de pièces anatomiques, le professeur Parrot s'était cru autorisé à faire du rachitisme une manifestation d'essence exclusivement syphilitique. Pour lui, le rachitisme n'était « qu'un mode d'expression de la syphilis héréditaire vers la deuxième année de l'existence ». Bien que présentée et soutenue avec

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