MÉNINGITE
lique et l'autre parasyphililique. Eh bien, soyez sûrs, Messieurs, qu'il en est de même pour les méningites des mêmes sujets. Soyez sûrs que les accidents méningitiques, qui sont si communs chez eux, relèvent de deux types différents. C'est là, du moins, ce que je vais essayer d'établir.
Un mot au préalable sur la fréquence de ces accidents.
Ces accidents affectent dans l'hérédo-syphibs une fréquence qu'on ne peut qualifier autrement que de considérable. Considérable, oui, et voici la justification du mot.
D'abord, parcourez les observations relatives à la syphilis héréditaire, et cela soit dans les traités spéciaux, soit dans les monographies, soit dans les recueils périodiques, et' vous rencontrerez des centaines de cas (des centaines, je n'exagère pas) où se trouvera signalée la mort d'un ou de plusieurs enfants a par méningite ».
Puis, consultez sur ce point les praticiens, comme je l'ai fait plus d'une fois pour mon instruction personnelle. Il en est bien peu, je le parierais volontiers, qui ne vous diront avoir perdu « de méningite » tels ou tels enfants hérédo-sypliilitiques qu'ils ont eu à traiter dans leur clientèle. Laissez-moi vous citer à ce propos un témoignage, entre vingt autres de même ordre que j'aurais à produire.
Il y a quelque temps, un de nos plus distingués confrères de province, mon collègue d'internat.
AFFECTIONS PARASYPHILITIQUES.
vient me rendre une visile amicale. Nous causons, et la conversation tombe sur un de nos amis communs, médecin comme nous, ic Vous vous souvenez bien, me dit mon confrère, de ce pauvre X..., que nous avons traité l'un et l'autre pour une syphilis grave, persistante. Eh bien, il vient de perdre son troisième enfant, qui a succombé,
comme les deux premiers, à une méningite Il
ne met pas en doute — pas plus que moi du reste — que ces méningites, qui emportent tous ses enfants, ne soient des conséquences éloignées de son ancienne diathèse — D'ailleurs, ajoute mon confrère, je crois fermement, pour ma part, à Finfluence héréditaire de la syphilis comme cause de méningite chez les enfants. J'en ai vu trop de cas . dans ma pratique pour ne pas être édifié à ce sujet. »
Quant à moi, si je consulte mes noies personnelles, j'y trouve à tout moment des mentions telles que les suivantes : « Un enfant né d'un ménage entaché de syphiHs, deux, trois enfants nés d'un ménage syphilitique ont succombé à des accidents cérébraux que le médecin traitant a qualifiés de méningite ». — Exemple : « X... a contracté la syphilis à 27 ans.... Marié, à 82 ans, avec une femme qui est toujours restée saine, il a eu trois enfants. Le premier est mort à trois mois du fait d'une affection cérébrale qui a été qualifiée de méningite par le D"" H. Roger. — Le second est mort d'une alfection exactement identique qui, vue et